En cyclisme, on peine parfois à trouver des femmes dans les pelotons. Mais en cette Journée des droits des femmes, il y a des centaines de cyclistes, et d'acteurs du sport féminin à mettre à l’honneur. 

“Le véritable héros olympique est à mes yeux l’adulte mâle individuel. Les Jeux Olympiques doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs.” Si l’on repense à cette citation de Pierre de Coubertin, il est difficile d’imaginer une amélioration lorsque le fondateur des JO modernes ne se préoccupe pas du sport féminin. Mais les femmes ont déjà parcouru un sacré chemin en sport : l’épreuve de cyclisme sur route féminine a été inaugurée en 1984, à Los Angeles.

Des jeunes filles qui courent avec les garçons, on en voit à presque chaque course départementale. D’autres ne prennent pas de licences. Le cyclisme est à la traîne, avec le football, le tir sportif et le rugby. Il y en a d'autres, comme les sports mécaniques. Ces disciplines comptent 10% – ou moins – de femmes, parmi le total de leur nombre total de licenciés. En 2019, la Fédération Française de Cyclisme (FFC) a enregistré 12 109 licenciées, d’après les chiffres du Ministre des Sports. Pourtant, la FFC présente un ambitieux plan de féminisation du cyclisme sur son site internet…

Les courses, créatrices de talents

Heureusement, de plus en plus de courses féminines voient le jour. Quel que soit le niveau, des organisateurs, souvent bénévoles, se démènent pour que ces courses voient le jour. Les progrès en cyclisme féminin ne se limitent pas à la création de courses, mais cela y contribuent grandement. Les courses professionnelles ou non, permettent aux championnes de performer, et de croire en l’avenir. C’est aussi un moyen pour le public de s’intéresser au cyclisme féminin, tout comme les médias et les sponsors.

Alors en attendant le retour d’un Tour de France féminin, annoncé pour 2022, les grandes courses créent leur édition féminine. Le 11 avril, les femmes auront leur première édition du Paris-Roubaix. La Reine de Classique, enfin. Chaque jour qui passe est une avancée, et une des victoires sera de ne plus spécifier “féminin” pour en parler. Le cyclisme, masculin ou féminin, c’est du cyclisme.

 

Photographie en une : Juliane Delecroix