Suite à plusieurs semaines d'un feuilleton burlesque, la LFP doit entériner ce vendredi la répartition des Droits TV de la Ligue 1 pour la période 2024-2029.

Alors que la Ligue 1 version 2024-2025 doit débuter dans à peine une quarantaine de jours, un diffuseur devrait enfin être nommé ! Ce vendredi matin, la LFP doit arrêter son choix pour déterminer qui aura les droits TV du championnat pour la période 2024-2029. Ainsi, trois options sont sur la table, et l'une des trois devrait être sélectionnée.

Du milliard à 400 millions maximum

En premier lieu, le serpent de mer de la nouvelle chaîne 100% Ligue 1 est toujours sur la table. Cependant, cette option semble hautement improbable. Si cela peut être fructueux sur le long terme, les coûts de mise en place immédiate et le flou régnant autour des revenus qu'elle peut engendrer à court et moyen terme la rendent extrêmement risqué, et s'assimile à un grand saut dans le vide. D'autant plus au vu de la situation financière actuelle délicate de la quasi totalité des clubs. Afin d'avoir un minimum de sécurité, deux diffuseurs sont en concurrence sur le dossier.

Présent depuis peu sur le marché français, DAZN s'est mêlé à la lutte. Le diffuseur britannique s'est déjà accaparé les droits de la Betclic Élite en basket, et souhaiterait renforcer son offre avec le football français. Une offre de 400 millions d'euros aurait été mise sur la table. Si la LFP espère plus, il sera difficile de trouver mieux. Enfin, BeinSports est le dernier espoir de la ligue pour sauver les apparences puisque le diffuseur qatari pourrait faire un geste. Cependant, il est difficile d'envisager ce dernier faire sauter la banque au vu de la réduction de ses investissements sur le marché des droits TV dernièrement.

Ainsi, quoi qu'il advienne, le football français sortira perdant du nouveau deal mis en place. Rappelons que 13% de l'argent qui sera touché ira immédiatement dans les poches du fonds d'investissement CVC. Bien loin du milliard vendu par Vincent Labrune il y a quelques mois, la Ligue 1 se négociera autour de 400 millions d'euros, et les clubs vont devoir réduire la voilure.