Appelé en Equipe de France pour ce rassemblement du mois de mars, Jean-Clair Todibo s’épanouit depuis deux saisons à Nice.
C’est l’un des petits nouveaux de l’ère post-Coupe du Monde. A 23 ans, Jean-Clair Todibo a été convoqué pour la première fois en Equipe de France. Une belle réussite pour le natif de Cayenne qui revient de loin. Après des débuts prometteurs à Toulouse, le défenseur central fait le choix de rejoindre le FC Barcelone à l’été 2019. Face à la grosse concurrence au sein de l’arrière garde catalane, Jean-Clair Todibo peine à se faire sa place. Prêté successivement à Schalke ou encore Benfica, la carrière de l’espoir français s’enlise. Il faut attendre un prêt à Nice à l’hiver 2021 pour que le néo international retrouve ses sensations. Rapidement titulaire indiscutable au sein de la charnière azuréenne, les Aiglons lève son option d’achat dès le mois d’avril 2021. Avec la réussite qu’on lui connaît avec cette première convocation en Equipe de France. En conférence de presse d’avant-match, Jean-Clair Todibo est revenu sur ce début de carrière en dents de scie.
Jean-Clair Todibo se confie sur son début de carrière difficile
J’ai fait mes erreurs tout seul. Vous savez, à 18 ans j’étais tout seul à traverser ces épreuves-là. Plus tard, à 20, 21 ans, j’ai pris conscience de ce qui m’était arrivé et de ce que je voulais faire. Personne ne m’a poussé à aller à Barcelone, personne ne m’a poussé à faire des erreurs, je les ai faites comme un grand garçon. Aujourd’hui, c’est ce qui fait l’homme que je suis et le joueur que je suis. J’en suis très fier et très content même si j’aurais préféré ne pas les faire.»
Son échec à Benfica
«Je pense que c’est mon passage à Benfica qui a été l’un des plus compliqués pour moi. Parce que je suis allé là-bas et j’ai pas joué… j’ai joué deux matchs. Je n’ai pas joué du tout. C’est l’étape de ma carrière qui a été la plus compliquée pour moi je pense et qui m’a énormément servi dans ma vie en tant qu’homme et dans ma vie de footballeur. Ça a été compliqué, j’ai dû me remettre en question énormément. J’ai réfléchi beaucoup à ce que je voulais devenir et ce que je voulais faire de ma vie. Avec du recul, je me suis stabilisé dans le temps et j’ai trouvé à nouveau cet équilibre-là qui me plait bien»
Le déclic à Nice
«J’ai pris un peu de retard parce que j’ai manqué de temps de jeu sur mes trois premières années de footballeur professionnel. J’essaye de rattraper du mieux possible ce retard que j’ai pris et pour le moment ça se passe bien. Je me suis apaisé. Il y a mon arrivée à Nice aussi qui m’a donné cette stabilité sportive qui m’a permis de performer, de m’exprimer et progresser pour aller au plus haut niveau. Mon parcours m’a forgé un caractère énorme et une mentalité énorme et j’en suis très fier»