Pilote Ferrari entre 2015 et 2020, après quatre titres de champion du monde de F1, Sebastian Vettel est arrivé en terrain hostile du côté de la Scuderia. Ruth Buscombe, qui a travaillé avec l'Allemand, est revenu sur cette signature pour le moins controversée.
Quadruple champion du monde de Formule 1 entre 2010 et 2013 au volant d'une Red Bull Racing, Sebastian Vettel a posé ses valises en 2015 chez Ferrari. Malgré 14 victoires en Grand Prix en l'espace de six saisons, le pilote allemand, aujourd'hui âgé de 36 ans, ne sera jamais parvenu à guider la Scuderia vers le titre. Se contentant de la deuxième place en 2017 et 2018. Treizième puis douzième entre 2020 et 2022, Vettel a bouclé la boucle chez Aston Martin, presque dans l'anonymat, sans remporter le moindre GP de F1. Chez Ferrari, l'ancien de chez Toro Rosso, qui pourrait revenir en Formule 1, est passé d'ennemi à héros. Et ce, grâce à des qualités humaines comme professionnelles, qui ont bien souvent fait l'unanimité.
"En Ferrari odiábamos a Vettel"https://t.co/b1RHAMWNxP
— Marca Motor (@marcamotor) May 15, 2024
F1 : Sebastian Vettel a su conquérir Ferrari
Dans des propos relayés par Marca, Ruth Buscombe, responsable de la stratégie et ingénieure qui a travaillé pour de nombreuses équipes de F1, telles que Sauber, Ferrari et Alfa Romeo a expliqué que l'arrivée de Sebastian Vettel chez Ferrari en 2015 s'est faite dans un contexte particulier, voire pesant : “Lui et son doigt levé étaient ce qu'il y avait de pire. Il était trop fort. Il était le rival absolu, mais chez Ferrari, nous détestions cet homme.” En levant l'index après chacune de ses victoires, le pilote allemand agaçait sérieusement la concurrence. La Scuderia en tête. Paradoxalement, Buscombe a détaillé : “Nous étions très excités par le fait qu'il rejoigne Ferrari.” Avant de révéler comment Vettel avait conquis les cœurs du constructeur italien : “Je ne peux pas dire assez de bonnes choses sur Seb, en tant qu'être humain, en tant que pilote.” Un bien bel hommage.