Aujourd'hui repos. Le deuxième acte du Giro 104 débutera demain avec six nouvelles scènes au programme. Egan Bernal est déjà vêtu de rose, il devra défendre son bien et surtout le consolider vers Monte Zoncolan samedi prochain. Programme varié privilégiant les punchers et baroudeurs, avec tout de même une étape pour sprinters. We Sport ouvre le livre de route.
11e étape : Perugia – Montalcino
C'est l'étape dite des “strade bianche”. Cette année, RCS a décidé de pimenter le parcours avec des routes blanche pour ce passage en Toscane. Les prétendants au général devront passer aux travers des ennuis mécaniques et des crevaisons. Ces portions sans asphalte sont vallonnées, un terrain idéal pour créer des écarts. Avec près de 2500 m de dénivelé positif et quatre secteurs non bitumés qui représentent la moitié des soixante-dix derniers kilomètres, il faudra éviter tous les pièges.
Le premier chemin de terre commence à Torrenieri et comprend également une descente technique. Le deuxième secteur, avec un passage à niveau, commence après Bibbiano. Le parcours traverse ensuite l’Ombrone et la route se dresse pendant environ 6 km, avec des passages à près de 16 %. Le peloton trouvera ensuite une succession de virages dans les bois, sur des chemins de terre, avant de retrouver le bitume vers le Passo del Lume Spento. Après être redescendu à Montalcino, direction Castelnuovo dell’Abate pour aborder les deux derniers secteurs non bitumés. Après Tavernelle, la route présente une pente sévère pour rejoindre le final.
12e étape : Siena – Bagno di Romagna
C'est une longue étape qui est promise aux coureurs avec 212 km. Encore un tracé favorisant une échappée, avec quatre belles ascensions répertoriées. Depuis Sienne, sur les terres de Chianti, le parcours traverse Ponte a Ema, Firenze (Florence) et Sesto Fiorentino. Les coureurs trouveront ensuite une série d’ascensions : Monte Morello (avec des passages à plus de 15 %), le Passo della Consuma, le Passo della Calla et le Passo del Carnaio, avec des rampes à 14 %, avant une descente technique pour rejoindre le final. Les opportunistes ont coché sur leur road book ce rendez-vous du 20 mai.
13e étape : Ravenna – Verona
Du plat, toujours du plat et encore du plat jusqu'à Vérone. En l'absence de Caleb Ewan qui a quitté la course en première semaine, Giacomo Nizzolo et Tim Merlier auront l'occasion de se livrer une vive lutte.
14e étape : Cittadella – Monte Zoncolan
C'est l'une des étapes les plus difficiles de ce Giro. Pour la septième fois de son histoire, le Tour d'Italie jugera une arrivée à Monte Zoncolan. En 2018, Chris Froome alors en pleine possession de ses moyens, s'était imposé devant Simon Yates.
Cette étape de haute montagne se divise en deux parties. La première moitié ressemble à un long faux-plat montant jusqu’au Monte Rest. Ensuite, les coureurs évolueront sur des routes étroites avec de nombreuses épingles, aussi bien dans la montée que dans la descente. Après le retour vers Prisuo sur des routes plus larges, le parcours passe par Tolmezzo et Arta Terme pour atteindre le pied de l’ascension finale. Les 11 premiers kilomètres se font sur des pentes autour de 7-8 %, et les trois derniers kilomètres sont très difficiles.
15e étape : Grado – Gorizia
Tracé relativement court cette fois avec 147 km, empruntant dans son final un circuit d’environ 40 km à cheval entre l’Italie et la Slovénie. Le départ est plat, jusqu’à Sagrado, avant de franchir le Monte San Michele. À partir de Mossa, le circuit se concentre autour de la montée répertoriée de Gornje Cerovo, avec une succession d’autres difficultés. Après le troisième tour, les coureurs retournent en Italie via San Floriano del Collio, passent au nord de Gorizia et franchissent à nouveau la frontière en passant par Nova Gorica.
Le final est tracé en partie en Slovénie et en partie en Italie. Après Piazza Europa, la route monte pendant près d'un kilomètre avec une pente atteignant 14 %. La descente menant vers l'Italie est relativement technique, il faudra également aborder un passage pavé dans le dernier kilomètre. Un puncher peut s'offrir cette étape.
16e étape : Sacile – Cortina d'Ampezzo
En ce lundi de Pentecôte, RCS nous prévoit un festin, une étape dans les Dolomites, avec 5500 m de dénivelé. On en salive déjà, même si les fines bouches auraient voulu une arrivée au sommet. Juste après le départ, le parcours s’engage dans la longue montée de La Crosetta et franchit le Pian del Cansiglio. Après une descente technique et prononcée vers le lac de Santa Croce, les coureurs arriveront à Belluno. La route se redresse de plus en plus et passe ensuite par Agordo jusqu’à Alleghe et Caprile, en traversant le Val Cordevolo et en empruntant le Passo Fedaia. Ce dernier culmine à 2057 m, outre l'altitude de ce col, après Malga Ciapela, les pentes se maintiennent régulièrement au-dessus de 12 % pendant environ de 5 km. La pente la plus sévère (18 %) se situe à 2 km du sommet.
Après la descente vers Canazei, la route s’élève avec une pente régulière pendant 12 km vers le Passo Pordoi, toit de ce 104e Giro (Cima Coppi).
Une descente rapide à travers Arabba et jusqu’à Selva di Cadore mène au pied de la montée du Passo Giau, avec près de 10% de moyenne pendant 10 km. Pour la troisième fois depuis le début de l'étape, les coureurs iront au delà de la barre symbolique des 2000 m d'altitude. La route plonge ensuite vers Cortina, en direction de l’arrivée.
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Crédit photo en une et profils : RCS