Après une étape exigeante hier, les coureurs profitent aujourd'hui de la seconde journée de repos. Le troisième acte du 104e Giro est le plus court et se jouera en cinq scènes. Egan Bernal est toujours vêtu de rose, et devrait conserver le premier rôle jusqu'à ce que le rideau se ferme. We Sport vous présente l'épilogue.
17e étape : Canazei – Sega di Ala
L'étape commence en descente et traverse le Val di Fasse, le Val di Fiemme et le plateau de Pinè jusqu’à Trente, où elle s’engage sur la rive orientale de l’Adige. Les coureurs emprunteront ensuite une longue portion plate en passant par Mori, puis grimperont vers le Passo San Valentino depuis Avio. La suite se déroulera sur la rive occidentale de l’Adige à Ala. Après Sdruzzinà, ils pourront s'expliquer dans la montée finale.
L’ascension finale nous emmène à 1246 m d'altitude, mais surtout, fait environ 11 km de long. La pente affiche une moyenne de 9,8 % avec un passage à 17 %. Après les dernières épingles, qui mènent au plateau du Passo Fittanze, les pourcentages s'adoucissent jusqu’à l’arrivée.
18e étape : Rovereto – Stradella
Dernier rendez-vous pour les sprinters, sous réserve de passer les quatre “capi” qui précèdent l'arrivée. Mais avant ces raidards, les coureurs vont remonter toute la vallée du Pô, du nord au sud.
19e étape : Abbiategrasso – Alpe di Mera
Retour en montagne avec un parcours qui explore les terres autour du Tessin pour atteindre la montée de la Mottarone, avec des pentes sévères. La route s'élève de nouveau après Stresa, puis nous emmène vers le Passo della Colma. Après Varallo, le parcours suit la vallée jusqu’au pied de la montée finale à Scopello.
La dernière ascension est raide avec une pente à 9 % de moyenne et exige un effort d'environ 10 km. Si la victoire finale semble déjà jouée, les places d'honneur peuvent se disputer vers Alpe di Mera.
20e étape : Verbania – Valle Spluga – Alpe Motta
Courte et classée cinq étoiles, cette étape nous propose deux passages au-delà des 2000 m, si la météo le permet. Après une vingtaine de kilomètres, le peloton empruntera des routes suisses pour monter vers ce que les Italiens appellent le Passo di San Bernardino (24 km de montée, sommet à plus de 2065 m). Après ce col difficile, les coureurs monteront à 2115 m avec le Passo dello Spluga, puis reviendront en Italie. Dans ces portions exigeantes, il faudra s'attendre à une chaude ambiance grâce à la team Gug !
Une descente technique avec plusieurs tunnels mène au pied de l’ascension finale à Campodolcino. L'ultime montée emprunte la “vieille route” de Madesimo avec des pentes très exigeantes. Cette route monte en épingles, avec une série de tunnels, jusqu’à Pianazzo. Après un passage relativement plat à Madesimo, le tracé se dresse à nouveau avec un passage à 13 %.
21e étape : Senago – Milano (contre-la-montre)
Cet ultime chrono promet moins de suspense que l'an passé, Egan Bernal ayant écrasé ses adversaires durant les deux premières semaines. Le départ du contre-la-montre est situé dans le centre de Senago, puis les rescapés de ce Giro iront sur des routes larges et essentiellement rectilignes jusqu’à Sesto San Giovanni. La route est d'ailleurs droite, ou presque, jusqu’aux derniers kilomètres avant l’arrivée sur la Piazza del Duomo. Filippo Ganna en est le favori. Il parachèverait ainsi le succès total d'Ineos Grenadiers sur l'épreuve italienne.
Sauf défaillance ou incident, Ineos est en route pour conserver son titre. Trois des quatre maillots distinctifs semblent être déjà décernés. Geoffrey Bouchard (ACT), quant à lui, aura beaucoup de travail pour conserver son bien.
Crédit photo en une et profils : RCS
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