Cyclisme

Giro – Étape 2 : analyse de la victoire de Tim Merlier

Hier avait lieu la deuxième étape du Tour d’Italie. Une étape promise aux sprinters, scénario respecté puisque c’est Tim Merlier (Alpecin-Fenix) qui repart avec la victoire. We Sport vous propose de revenir sur ce succès en analysant plus en détail la performance du coureur belge ainsi que le sprint final.

Une préparation minutieuse

Cette étape ne laissait aucun doute quant à sa physionomie. 25 km avant l’arrivée, l’échappée est rattrapée, puis on dispute le sprint intermédiaire. Une fois ces réjouissances passées, place aux choses sérieuses. Les équipes de sprinters se mettent à rouler tour à tour en tête d’un peloton emmené à quasiment 60 km/h à l’approche de Novara. On voit donc les trains se mettre en place au fur et à mesure des relais : Cofidis pour d’Elia Viviani, Bora-Hansgrohe pour Peter Sagan, Jumbo-Visma pour Dylan Groenewegen ou encore Lotto-Soudal pour Caleb Ewan.

Le profil de l'étape © RCS

Le profil de l'étape © RCS

Les favoris se placent

Plus les kilomètres défilent, plus le peloton est nerveux. Chacun essaye de se positionner pour remplir ses objectifs. Les trains remontent, les favoris du général aussi, voulant éviter une chute dans le final. La tension monte, et certains se replacent au forceps. À 4 km de l’arrivée, le peloton file à toute allure dans les rues larges de la cité italienne, et c’est ici que trois coureurs de l’équipe Alpecin-Fenix en profitent pour se replacer sur la droite de la route. En troisième position de ce groupe, le futur vainqueur du jour Tim Merlier.

Emballement final

Avant la flamme rouge, tout le monde est là chez les favoris à la victoire finale. Les équipiers emmènent leurs leaders et, à 500 m de la ligne, ce sont les poissons pilotes qui s’écartent pour laisser le champ libre aux bêtes de courses. Très vite, un groupe de trois coureurs se sépare au moment de lancer le sprint : Merlier, Nizzolo et Viviani. Juste derrière eux, Groenewegen et Sagan semblent un peu courts, Caleb Ewan lui est mal placé.

L’un des favoris à la victoire est absent, en la personne de Fernando Gaviria (UAE Team Emirates). Pourtant, juste avant l’emballement final, c’est son coéquipier et compatriote Sebastián Molano qui mène le peloton. Gaviria à ce moment-là n’est pas directement dans sa roue mais remonte sur la droite de la route, avec plus de vitesse que tout le monde, pour venir se positionner. Malheureusement Molano décide de s’écarter justement sur la droite de la route, gênant ainsi la trajectoire de son leader du jour, qui va glisser le long des barrières et perdre toute chance de disputer le sprint.

Merlier plus fort que la meute

Mais revenons à nos moutons. Nous sommes donc maintenant à 400 m de l’arrivée, il ne reste plus d’équipiers. Merlier, lance le sprint de loin, de trop loin même selon ses dires. Nizzolo, Viviani et Groenewegen sautent dans sa roue. Les coureurs sont alors lancés à plus de 70km/h. Malgré son départ précoce, Merlier résiste et, en gardant une trajectoire impeccable, va lever les bras devant les deux Italiens. Groenewegen a longtemps joué la troisième place avant de la laisser d’un cheveu à Elia Viviani.

Malgré un emballement final nerveux, et des erreurs commises, notamment pour Fernando Gaviria qui a failli chuter, ce sprint était un modèle du genre. Les trains se sont formés tôt, et les routes larges nous ont offert une arrivée supersonique. À ce jeu de placement et de vitesse, c’est Tim Merlier qui a su s’imposer. Une première victoire majeure pour le Belge qu’il va falloir surveiller tout le long de ce Giro.

 

Crédit photo en une : @AlpecinFenix


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