Ils ont été Ballon d’Or : George Best #2

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Ligue 1
Voici votre nouveau format quotidien sur WeSportFR : chaque jour à 18h et ce, toute la semaine, sept anciens lauréats du Ballon d’Or vous seront présentés. A un peu plus d’un mois de la remise du précieux trophée, petit coup d’oeil sur certains gagnants de la récompense individuelle la plus convoitée. Second volet avec le fantasque George Best, unique nord-irlandais vainqueur du trophée.

De la bouteille, aussi bien dans les jambes que dans le biberon

Né en 1946 et issu des quartiers ouvriers de Belfast, de parents sportifs avant que la Guerre n’interrompent leurs carrières respectives. Sa mère est déjà atteinte de l’alcoolisme ce qui laissera quelque séquelle sur notre George.

C’est à l’âge de 15 ans que George Best commence à écrire sa légende : Bob Bishop, recruteur pour Manchester United enverra un télégramme à Matt Busby, manager des Red Devils de l’époque. Bishop dira avoir trouver deux jeunes à Belfast : “Un bon joueur et un génie”. Deux ans plus tard, en 1963, George Best n’a que 17 ans lorsqu’il début avec les professionnels face à West Bromwich. Premier ballon et petit pont sur le pauvre latéral gauche qui passera une terrible soirée, le premier d’une longue série. Les supporters anglais sont unanimes, ils tiennent là un joyau, un joueur hors norme, aussi magnifique qu’ingérable.

“Si j’avais eu le choix entre dribbler cinq joueurs et marquer en lucarne à Anfield et me taper Miss Monde, j’aurais eu du mal à me décider. Par chance, les deux me sont arrivés” George Best

Rock’n Roll

Dès la saison suivante, Best remporte le Championnat avec Manchester United, participant à 41 matchs et inscrivants 10 buts. Les deux saisons suivantes seront moins complètes statistiquement mais George est déjà double champion d’Angleterre après le titre glané en 1967. Best n’a que 20 ans et s’apprête à disputer la meilleure saison de sa carrière : 53 matchs, 33 buts, dont 28 en championnat et une victoire en Coupe des Clubs Champions avec notamment un doublé en finale face au Benfica d’Eusebio. Il sera élu Ballon d’Or au terme de cette saison époustouflante qui le projette dans la lumière. Oui, George Best est une personnalité à part. Un joueur rockstar, une des premières personnalités du foot business, un homme tiraillé entre les femmes, l’alcool et ses voitures de sport. Un joueur avec un talent qui n’avait que pour égal sa grande folie en dehors des terrains.


Après cette saison 1967-1968, George Best reste l’arme offensive des Mancuniens, marquant toujours minimum 22 buts par saison. Ces dribbles sont chaloupés, c’est l’un des rares joueurs à pouvoir éliminer quatre adversaires sur une action, l’un des premiers à dribbler le gardien pour conclure. Un joueur qui se réservait le droit de ne pas respecter les consignes comme lors de la finale face au Benfica où Matt Busby voulait rester compacte et en place : dès les premières minutes George Best désobéira pour une cinglante victoire 5-1 énoncée plus haut.

“En 1969, j’ai arrêté les femmes et l’alcool, ça a été les 20 minutes les plus dures de ma vie” George Best.

Une étoile filante

Voulant raccrocher les crampons à 26 ans, c’est Matt Busby, son coach et conseiller de toujours qui lui demandera de rester. George Best n’est plus le joueur qu’il était, il loupe les entraînements, ne se déplace pas à l’extérieur car il rate l’avion. Les sorties au casino ou dans les bars rythment les nuits de cette star que les Britanniques admirent et idolâtrent. George prendra donc sa vraie retraite deux ans plus tard à 28 ans, avant de commencer un road trip de 12 clubs en 10 ans à travers l’Inde, l’Irlande, les Etats-Unis, l’Ecosse et même l’Australie, ne restant jamais plus d’une saison au même endroit.

George Best est une étoile filante de notre sport, un joueur qui a su inspiré des rois comme Pelé et être l’idole de Diego Armando Maradona. Un roi de la punchline qui se serait très bien adapté à notre football d’aujourd’hui. Un joueur en avance sur son temps, le prototype du joueur moderne, rapide, technique, dribbleur et buteur même sur son aile. George Best n’aurait pas pu naître à une autre époque, dans des années 60 où le rock et le folklore était déjà en avance Outre-Manche. Modèle de réussite et d’insouciance, le football ne restait qu’un jeu pour George et comme le disent si bien nos amis Anglais :

“Pelé good, Maradona better, George Best”.

Crédit photo / codigonuevo.com



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