Ils ont été Ballon d’Or : Ronaldo #5

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Ligue 1

Voici votre nouveau format quotidien sur WeSportFR : chaque jour à 18h et ce, toute la semaine, sept anciens lauréats du Ballon d’Or vous seront présentés. A un peu plus d’un mois de la remise du précieux trophée, petit coup d’oeil sur certains gagnants de la récompense individuelle la plus convoitée. Aujourd’hui, je vous présente Ronaldo, “O Fenomeno”, le plus grand attaquant de l’histoire.


Luis Nazario de Lima dit “Dadado”

Luis Nazario de Lima dit “Ronaldo” naît le 22 septembre 1976 à Bento Ribeiro dans la banlieue de Rio. Surnommé “Dadado” car son frère prononce mal son prénom, le petit Ronaldo est déjà accro au football. Désintéressé de l’école et souvent moqué par ses camarades pour sa dentition, le petit brésilien se réfugie dans sa seule passion. Comme tout brésilien, il effectue ses débuts dans le futsal et fait rapidement sensation. Positionné tout d’abord dans les buts, Ronaldo retrouve naturellement sa place d’attaquant et marquera plus de 160 buts dont onze parfois dans le même match. Le futsal permet au petit de développer ses qualités techniques, son aisance à pouvoir évoluer dans de petits espaces. Grâce au futsal, Ronaldo est repéré par Flamengo, le plus grand club du Brésil, mais ne parviendra pas à intégrer le club après les détections.

Après des accords avec son club de futsal, Ronaldo revient sur le gazon et évolue dans les catégories de jeune d’une équipe de seconde division. Une nouvelle fois, le petit brésilien (qui était déjà assez grand pour son âge) franchit les étapes avec une facilité déconcertante. Jonglant entre le futsal et le foot à onze, Ronaldo attire cette fois-ci l’oeil du Cruzeiro et les dirigeants du São Cristavão doivent se résoudre à vendre leur pépite.

La naissance de Ronaldo, O Fenomeno

Au Cruzeiro, celui qui a reprit pour de bon le nom de Ronaldo, est tout de suite titulaire à la pointe de l’attaque. Le jeune attaquant de 17 ans n’a pas peur et inscrit même un quintuplé dans ses premiers matchs. Après une nouvelle saison de qualité et de nombreux buts empilés, Ronaldo est convoqué avec la Seleção : une récompense pour un joueur de 17 ans qui pèse 55 buts en 58 matchs à Cruzeiro. Des prestations qui lui ouvrent les portes de la Coupe du Monde 1994 et de l’Eruope.

Après avoir glané un titre de Champion du Monde bien qu’étant principalement remplaçant, Ronaldo traverse l’Atlantique pour signer au PSV Eindhoven et découvrir l’Europe. Malgré le mal du pays qui se fait ressentir, Ronaldo n’a pas de problème pour s’acclimater aux filets hollandais. Trois buts en deux matchs pour commencer son histoire, Ronaldo inscrira 30 buts pour son premier exercice hors de son Brésil natal. La saison suivante, après un bon début de saison du Brésilien, des problèmes au genou gauche commence à faire surface et l’éloigne des terrains pendant 5 mois et ce dernier reviendra pour la finale de la Coupe des Pays-Bas qu’il remportera. Ce sera son dernier match avec le PSV Eindhoven. Direction la Catalogne et le grand FC Barcelone.

Sur la pelouse du Camp Nou, Ronaldo laisse enfin exploser le monstre d’attaquant qu’il est destiné à devenir. Un explosif mélange de puissance, rapidité, vitesse avec une technique supérieure à la moyenne. Le Brésilien est inarrêtable et continue à marquer but sur but. Pour son unique saison barcelonaise, Ronaldo marque 47 buts en 49 match dont 34 en championnat, ce qui lui permettra de devenir Pichichi (meilleur buteur du championnat espagnol). Avec une Coupe d’Espagne et une Coupe des vainqueurs de Coupe, le passage de Ronaldo en Catalogne s’avère être un des moments les plus marquants de l’histoire du football, le niveau du numéro 9 étant incroyable.

Un sacre avant les désillusions

Malgré sa volonté de rester en Espagne, le meilleur joueur de la planète décide de partir à l’Inter Milan et de découvrir son troisième championnat européen. Nous sommes en 1997 dans une saison pré-Coupe du Monde, Ronaldo s’acclimate une nouvelle fois très rapidement. Pour sa première saison, il fait taire les sceptiques qui doutaient de sa capacité à faire flancher les défenses italiennes et inscrit 25 buts en championnat. Il remportera également la Coupe UEFA et glanera surtout son premier Ballon d’Or. Il a alors 21 ans et Ronaldo s’apprête à vivre sa deuxième Coupe du Monde mais cette fois-ci dans la peau d’un titulaire indiscutable. Une Coupe du Monde qu’il perdra face à la France en étant malade mais dont il sera élu meilleur joueur.

Les saisons qui suivront la Coupe du Monde en France seront très difficiles pour Ronaldo. Après une saison 1998-1999 dont il ne jouera que la moitié des matchs à cause d’inflammation aux genoux, ce dernier va se rompre les ligaments croisés du genou droit en novembre 1999. Cinq mois d’arrêt pour l’avant-centre qui retrouvera les pelouses le 12 avril 2000 en finale aller de Coupe d’Italie. Ronaldo rentre en jeu à la 57ème minute, sept minutes plus tard, le Brésilien accélère et s’effondre sur la pelouse en hurlant de douleur. Son genou droit vient à nouveau de lâcher. Fin d’année civile et nouvelle opération pour Ronaldo qui annonce revenir plus fort de ses deux blessures.

Une rédemption galactique

Après une année 2000-2001 blanche, Ronaldo revient en 2001-2002 mais se blesse de nouveau à la cuisse droite, des blessures qu’il trainera toute la saison menaçant petit à petit ses chances de participer à la Coupe du Monde en Asie. Ronaldo effectue son véritable retour en avril 2002 et marque 4 buts avant de se présenter à la Coupe du Monde avec son Brésil. Critiqué par les observateurs qui le pense finit, la magie va prendre forme et Ronaldo va être étincelant durant toute la compétition : 8 buts dont un doublé en finale pour accrocher une cinquième étoile sur le maillot brésilien.

Une prestation en Coupe du Monde qui n’a pas laissé insensible Florentino Pérez qui décide de recruter le Brésilien pour 42 millions d’euros. Une star de plus dans ce Real galactique comprenant les Figo, Zidane, Casillas, Raùl. Ronaldo marque au bout de trente secondes après son entrée en jeu pour sa première sous ses nouvelles couleurs. Enfin, le monstre est revenu. Le temps de gagner son second Ballon d’Or en décembre 2002 récompensant ses efforts, son travail et sa force mentale pour revenir de ses blessures. Cette première saison est donc une réussite puisque Ronaldo est champion d’Espagne, remporte la Supercoupe et le trophée Intercontinentale. Ce Ronaldo est différent, moins véloce et puissant qu’avant mais encore plus tueur et finisseur. Il marque tout de même marqué 23 buts en championnat et un triplé historique sur la pelouse de Manchester United malgré la défaite 4-3.

Une légende indélébile

Ce sera ses trois seuls trophées avec le Real ne remportant plus rien par la suite avec les Galactiques. S’en suivra un titre de Pichichi en 2003-2004 avec 24 buts et des saisons suivantes à 21 et 14 buts en championnat. Nous arrivons donc à l’été 2006, la Coupe du Monde en Allemagne a lieu. Ronaldo est bien présent sur le front de l’attaque malgré un certain surpoids. C’est son quatrième mondial et il marquera trois buts lui permettant de devenir le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde avec 15 buts, record depuis battu par Miroslav Klose en 2014. Ce sera le dernier souvenir “heureux” de la carrière européenne de Ronaldo à 29 ans et 11 mois, même si ses six premiers mois au Milan AC, la saison suivante, seront réussis.

Je ne parlerais pas de sa fin de carrière, rythmé par des problèmes de thyroïde, d’une troisième rupture du tendon rotulien cette fois-ci au genou gauche, des problèmes extra-sportifs. Cependant, Ronaldo a eu le droit à une fin de carrière à la hauteur de sa légende au Brésil avec un come-back inattendu au Corinthians avec lesquels il gagnera une Coupe du Brésil et un championnat d’Etat. La boucle est bouclée.

Je préfère me rappeler du Ronaldo insaisissable, le poison des défenses. R9, l’attaquant qui a révolutionné son poste, le jeu et la manière de percevoir le football. Ce mélange d’explosivité, de puissance, de technique qui était poussé à son maximum avec Ronaldo. La réflexion se pose mais je pense que nous n’avons vu qu’un petit échantillon d’un joueur exceptionnel. Footballeur exceptionnel, joueur magnifique, je manque de superlatifs pour exprimer ce qu’aurait été Ronaldo avec un corps à la hauteur de son talent. Son surnom légendaire parle pour lui. Ronaldo, O Fenomeno.

 



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