“Ils ont presque été Ballon d’Or” : Alessandro Mazzola #1

En hommage aux perdants du Ballon d’Or ce soir, cette semaine nous rendrons hommage à certains joueurs ayant terminé sur le podium sans avoir jamais gagné le précieux sésame. Après les vainqueurs l’an passée, place aux “losers” avec en ouverture un célèbre milieu offensif italien : Alessandro Mazzola.

Au nom de la famille

Né le 8 novembre 1942 en pleine Italie fasciste, Alessandro Mazzola dit Sandro est le fils du célèbre attaquant Valentino Mazzola, attaquant vedette du grand Torino des années 40. Ses parents se séparent très vite et sont victimes de railleries car le divorce est encore illégal à cette époque là en Italie. Malheureusement pour Sandro, qui dit Torino des années 40, dit drame. Le 4 mai 1949, l’avion transportait la plus équipe de football italienne s’écrase sur la colline de Superga, aux alentours de Turin. Le père de Mazzola fait parti des victimes. Le petit garçon n’a que six ans et fait face à toutes les commémorations et au surnom du “pauvre petit Sandro” et choisit de ne plus se présenter à ces cérémonies. Ce dernier préfère souffrir seul, témoignage d’une force de caractère déjà présente.

Sa famille retourne vivre en province et un ami de son père, Benito Lorenzi, joueur à l’époque de l’Inter, propose à sa mère de l’emmener lui et son frère Ferruccio devenir mascottes pour l’équipe et gagner de l’argent. Le grand Giuseppe Meazza s’est aussi également beaucoup occupé des deux enfants.

L’héritage

Mazzola portera le numéro 10, comme son père. Sandro effectue ses débuts avec l’Inter en 1961 à l’âge de 19 ans lors du légendaire 9-1 dans le derby d’Italie. Match mythique car le premier match a été interrompu avec une victoire de l’Inter sur tapis vert, décision que la Juventus contestera et obtiendra un replay. Le président Interiste, en colère, décide d’envoyer les jeunes au front. Mazzola inscrira le seul but de la partie pour les nerrazzuri. Il deviendra vraiment titulaire lors de la saison 1962-1963, saison de son premier scudetti. Il gagnera dès la saison suivante sa première Ligue des Champions avant de faire le back-to-back lors des années 1964 et 1965 en étant un membre important de son équipe.

Joueur créatif et milieu offensif , Sandro l’est également en dehors des terrains. Avec sa moustache et sa coiffure soignée, Mazzola est à l’image de son père, quelqu’un d’élégant et une star internationale. Son palmarès avec l’Inter est impressionnant avec 4 championnats, 2 LDC, 2 coupes intercontinentales, 1 Euro avec l’Italie et malheureusement une finale de Coupe du Monde perdue face au grand Brésil en 1970.

Podium du Ballon d’Or

C’est donc en 1971 que Alessandro Mazzola sera au sommet des récompenses du football européen avec cette seconde place derrière Johan Cruyff et devant George Best. Avec un titre de champion national, Sandro aura sa place à la table des plus grands et cette place de dauphin gravera son nom dans l’histoire.

Après 17 saisons avec son Inter, Mazzola raccrochera les crampons en 1977 au terme d’une carrière riche et belle. Véritable légende vivante, le numéro 10 interiste restera comme une grande icône du football italien avec un parcours et une enfance marquée par une tragédie.

Crédit photo / Internazionale.it

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