Judo : Entre histoire et actu, on vous dit tout sur la pratique !

Typiquement, on peut représenter le judo comme le sport que tout le monde, ou presque, a déjà pratiqué au moins une fois dans sa vie, parce que les parents trouvaient ça chouette que leur enfant apprenne à chuter sans se faire mal, ou juste parce que l’horaire du cours leur permettait d’aller faire des courses. Entre histoire et actu, focus sur le judo.

L’historique :

Faisons simple, le judo est un art martial d’origine japonaise, inventé par Jigoro Kano en 1882. Son arrivée en France est due à Moshe Feldenkrais et Mikinosuke Kawaishi dans les années 1930, et la Fédération Française de Judo voit le jour en 1946.

Aujourd’hui 4ème sport comptant le plus de licenciés en France, derrière le football et devant le rugby, il a profité depuis la fin des années 1990 d’un rayonnement important dans l’hexagone grâce à des noms célèbres.

Le palmarès français :

Sport olympique depuis 1964 et les JO de Tokyo, le judo français a été – et est encore – l’une des références mondiales.

Depuis 7 ans, l’évocation du judo est évidemment liée à l’image de Teddy Riner, 5 fois champion d’Europe, 10 fois champion du monde, 2 fois champion olympique (+ 1 médaille de bronze), il a tout gagné et veut continuer.

Les plus anciens se souviendront également de David Douillet, 4 fois champion du monde, 2 fois champion olympique en 1996 et 2000 et médaillé de bronze également en 1992, mais encore Frédéric Demonfaucon, Lucie Décosse, Jamel Bourras, Céline Lebrun, Gévrise Emane etc.

 

Bref, en judo, on pèse !!

Oui, mais :

Parce qu’il y a un mais. Depuis quelques années, le judo français s’essouffle et notamment le groupe masculin, comme nous allons le voir. De nombreuses nations comme le Kosovo, l’Italie, l’Azerbaïdjan ou encore le Brésil parviennent à former des combattant(e)s de très haut niveau qui se classent sur les plus grandes compétitions pendant que nos athlètes peinent à glaner des médailles.

La pratique :

Si l’on regarde la pratique par le prisme des règles, on gagne le combat en judo lorsque :

  • On projette l’adversaire vite et fort sur le dos, en partant de debout.
  • On lui maintient les omoplates au sol pendant 20 secondes.
  • On le soumet par étranglement ou clé de bras (dans les règles de l’art, on n’est pas des monstres).

Les coups sont formellement interdits sur le tatami, mais en toute honnêteté vous n’êtes pas un vrai judoka si vous ne vous êtes jamais pris une petite droite en essayant d’attraper l’adversaire.

Si l’on observe la pratique par le prisme des résultats :

  • Le judo est un sport individuel, par catégories de poids, où l’on affronte des adversaires en suivant l’ordre d’un tableau tiré au sort, et à la fin c’est le Japon qui gagne.

Actualité :

Après cette copieuse et presque indigeste introduction, qui me semblait toutefois nécessaire, venons-en à l’essentiel.

Ce weekend se tenait à Düsseldorf (Allemagne) un tournoi majeur dans le circuit international, rassemblant les meilleurs combattants du monde et octroyant de précieux points nécessaires à la qualification olympique.

Les français abonnés à la FFL :

Tout n’est certes pas à jeter, mais force est de constater que sans Riner dans l’effectif, les médailles ne se bousculent pas dans l’escarcelle des judokas français.

La meilleure performance vient de Luka Mkheidze, dans la catégorie la plus légère des -60 kilos, qui finit 7ème du tournoi après avoir écarté quelques combattants de renom.

Pour le reste, les 6 autres français répartis dans les autres catégories se font sortir aux 1er ou 2ème tour, à la décharge de certains par des combattants intouchables et sur le podium à la fin de la journée.

Merci Mesdames :

Petite spécificité du judo, les classés le sont comme suis : 1er ; 2ème ; 3ème ; 3ème ; 5ème ; 5ème ; 7ème ; 7ème, tous marquant des points jusqu’à la limite de cette 7ème place.

Et les judokates françaises en profitent puisqu’elles sont 5 sur les 8 engagées à rentrer dans les points, plus ou moins largement et facilement.

La meilleure perf’ est à mettre au crédit de la jeunesse, chez les -57 kg où Sarah Léonie Cysique prend une médaille de bronze du haut de ses 21 ans, en écartant des combattantes souvent sur les podiums continentaux.

Pour le reste, des résultats plus éparses pour les françaises, avec la 5ème place en -78kg d’Audrey Tchéuméo, médaillé olympique en 2016 et amie de B2O (ça compte sur le CV), 7ème place pour Julia Tolofua et Anne M’Bairo en +78 kg, et même résultat pour Astride Gneto en -52 kg.

Les samouraïs impériaux :

Si ces comptes rendus de compétitions plaisent et se poursuivre, il est fort probable que chacun comporte un petit paragraphe de conclusion sur le bilan global des judokas japonais.

Il est fort probable aussi que ce bilan se ressemble, de championnats en tournois, tant le niveau des combattants nippon est exceptionnel.

Voyez plutôt : 16 combattants et combattantes engagés, 14 sont sur le podium. 1 est 5ème. Impressionnant.

Sur les 14 médaillés, 9 le sont en or. Dément.

Sur les 5 non titrés, 3 prennent la médaille d’argent, dont 1 derrière un compatriote. Ecœurant.

Enfin, nous terminerons en rassurant tout le monde : Non, tous les articles sur le judo ne seront pas aussi long. Non, les résultats français ne seront pas toujours aussi faibles. Enfin, nous l’esperons.

Oui, le judo est diffusé à la TV, sur l’Equipe 21 pendant les grandes compétitions.

Domo arigato gozaimasu !

 

Maxime Gosselin

 

Photo Une : Sabau Gabriela

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