Kira, une catcheuse, a accepté de répondre à nos questions. Elle est connue pour catcher dans plusieurs promotions françaises. Elle gère notamment l'EBC, une école de catch située en Bretagne. N'oubliez surtout pas une chose : Kira sera toujours là pour tout casser !

Bonjour Kira, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je suis Kira Chimera, catcheuse professionnelle depuis 2015, j'ai lutté pour Ouest Catch, ICWA, APC, WS, Atlas, Revolt, NWC, TPW, CCC ou encore la FRPW. Je suis également la co-fondatrice de l'Ecole Bretonne de Catch où Jack Spayne forme de nouveaux talents, notamment pour les shows de Ouest Catch.

 

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Kira avec Jeff Cobb, lors de sa venue à l'ATLAS Wrestling.

 

 

Que t'ont apporté tes passages à Ouest Catch et à la ICWA ?

Ce sont des structures très sérieuses, autant sur le plan spectacle qu'en coulisses ! Grâce à la ICWA, j'ai pu réaliser un petit rêve, celui de me faire commenter par Christophe Agius lors du premier Hexagone à Laval. J'ai ensuite eu l'occasion de participer à plusieurs stages à Bethune qui ont été très bénéfiques, j'aime particulièrement la pédagogie de Booster. Pour ce qui est de Ouest Catch, il s'agit tout de même de la maison mère. J'y ai fait mes premiers combats alors forcément, j'y suis très attachée ! C'est une structure où j'ai eu l'occasion de toucher un peu à tout : j'y ai catché bien sûr mais j'ai aussi pu annoncer et manager, c'étaient des expériences enrichissantes.

Ton entraîneur, qui est aussi ton petit ami a dû t'être d'une grande aide, non ? 

On n'est pas du genre à afficher notre vie privée en public mais cela fait déjà un moment que nous ne sommes plus ensemble avec Jack Spayne. Ceci dit, nous continuons à gérer notre école malgré tout. Effectivement, c’est lui qui m'a donné toutes les cartes en main pour réussir. Il a été la personne qui m'a appris toutes les bases et permis de rencontrer beaucoup de monde dans le milieu. Je lui dois énormément car c'est clair que sans lui, je n'en serais pas là !

 As-tu des projets, comme partir à l'étranger par exemple ?

Oui, je rentre juste de la WXW où je me suis entraînée une petite semaine et je m’apprête à m'envoler à Londres du 17 juillet au 19 août. J'irai principalement m’entraîner à la Knucklelocks (PROGRESS), à la RevPro , la EVE et la WAW. Je serai le 11 août à Cardiff pour la BEW, notamment pour un show 100% féminin.

Trouves-tu que le catch français se développe bien ?

Absolument oui ! Je vois de plus en plus de jeunes se déplacer d'eux-mêmes pour s’entraîner ou aller performer. Nos catcheurs plus installés, quant à eux, ramènent de plus en plus l'or à la maison, donc oui, il commence à y avoir une super dynamique en France !

 

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Toujours là pour tout casser.

 

 

Mêler le catch et la vie professionnelle, ce n'est pas trop compliqué par moment ?

J'ai la chance que ma vie professionnelle et mon projet soient liés aux métiers de la scène. Donc finalement, je gère plutôt bien mon emploi du temps, pour le moment ! Les choses vont beaucoup évoluer l'année prochaine car je pars m'installer sur Paris pour justement avoir la possibilité de faire plus de catch et plus de scène.

As-tu des moments qui t'ont marquée dans ta carrière ?

Comme je le disais, me faire commenter par Agius a été quelque chose de marquant, c'est une voix que j'entendais depuis des années à la TV, qui me faisait ressentir de grandes émotions. L'entendre prononcer mon nom et commenter mon match a été vraiment cool à vivre.

Tu es à l'EBC avec Spayne et Pépin, trouves-tu que l'école marche bien ?

L'école tourne comme elle peut. Il est assez difficile de la gérer depuis que nous sommes partis vivre à 2h de Rennes (ville de l'école), qui plus est depuis le début de la saison où nous ne sommes plus en couple. Ceci dit, malgré quelques rebondissements, on a une petite bande d'élèves très motivés et talentueux qui n'attendent qu'une chose : continuer à performer pour monter sur les rings. Je pense que pour certains, ça ne saurait tarder !

Comment réagis-tu lorsqu'on te dit que le catch c'est du faux?

J'ai tendance à demander des arguments de la personne, et en fonction de ça, je lui réponds. Souvent on tombe sur le faux débat de “ça ne fait pas mal”. J'invite donc la personne à venir essayer, on ne peut pas juger sans connaitre. Evidemment, je vais défendre ma discipline, puis vu que je suis danseuse et comédienne, j'essaye de faire comprendre qu'un sport spectacle est là pour divertir. Il faut aller au-delà de ses préjugés : le catch se regarde avec des yeux d'enfants, sans jugement.

C'est avec cette belle dernière phrase que l'interview prend fin. Nous remercions Kira d'avoir pris de son temps pour répondre à nos questions. Vous pouvez la retrouver sur les rings, ou au Puy du Fou, où elle est comédienne. N'oubliez surtout pas : soyez fiers d'être fan de catch.