Après plusieurs saisons difficiles, la formation néerlandaise LottoNL Jumbo a réalisé une année 2018 des plus prolifiques avec ses 33 bouquets soit sept de mieux que l'an dernier et quatorze de plus qu'en 2016. Les gros pourvoyeurs sont le slovène Primoz Roglic avec 8 victoires et surtout le sprinteur Dylan Groenewegen avec 14 succès.

 

Un Roglic impressionnant d'année en année

Le rouleur Roglic nous a agréablement surpris cette saison avec dès le printemps trois victoires sur les classements généraux du Tour du Pays-basque, de Romandie et de Slovénie. Mais c'est surtout pendant l'été que l'ancien sauteur à ski s'est révélé en étant un candidat sérieux au podium d'un Grand Tour – 4e à Paris avec un succès d'étape à Laruns. Primoz est arrivé sur le tard dans le cyclisme et il a encore une belle marge de progression. Sa fin de saison a été respectable avec une troisième place au Tour de Grande Bretagne mais il semble encore trop court pour les Classiques comme on a pu le voir sur le Tour de Lombardie en lançant de trop loin les hostilités et en craquant dans le final. Sa blessure occasionnée lors de la Grande Boucle lui a peut être privé d'un titre mondial sur le contre-la-montre.

 

Deux autres atouts sur les classements généraux

Les autres leaders sur les courses par étapes ont également été performant. Steven Kruijswijk s'est distingué dès le début de l'année sur les routes ibériques et suisses sur les courses d'une semaine avant de briller sur les routes du Tour de France – 5e avec notamment sa jolie échappée sur l'étape de l'Alpe d'Huez, et sur le Tour d'Espagne tout en régularité avec un excellent chrono, 4e à Madrid. Le néo-zélandais George Bennett s'est montré très régulier mais sans espérer un podium sur le Tour d'Italie – 8e, alors que sur les routes de la Vuelta il a explosé en troisième semaine alors qu'il était aux portes du Top 10. Bennett a également fait des résultats sur les courses d'une semaine comme le Tour de Pologne, le Tour des Alpes, le Tour de Catalogne et Tirreno-Adriatico, entrant à chaque fois dans les 10 premiers.

 

Groenewegen parmi les meilleurs sprinteurs du monde

L'autre fournisseur de victoire pour cette équipe est Dylan Groenewegen qui a clairement passer un cap grâce sa victoire sur les Champs-Elysées l'an dernier sur le Tour de France . Le batave de 25 ans a fait mieux cette année avec deux succès d'étape en deux jours sur la Grande Boucle avant d'abandonner dans les Alpes. Mis à part le Binck Bank Tour, à chaque fois que le néerlandais prenait le départ d'une course par étapes, il levait les bras. De plus, il s'est permis d'inscrire une classique flandrienne à son compteur : Kuurne-Bruxelles-Kuurne.

L'autre sprinteur Danny van Poppel a apporté trois bouquets mais contrairement à son compatriote, il ne fait pas encore partie du gratin mondial comme le prouve ses nombreuses placettes sur le Tour d'Italie et sur le Tour d'Espagne. Cependant, Danny semble apprécier les parcours techniques comme à Binche où il s'est imposé. Es-ce qu'il s'est découvert un potentiel pour les courses belges ?

 

Des jeunes prometteurs

Du côté des révélations, le jeune grimpeur américain Sepp Kuss, recruté l'hiver dernier chez Rally Cycling, a dominé le Tour d'Utah en remportant le général et trois succès d'étape après un début de saison difficile. Ensuite, il a découvert son premier Grand Tour avec la Vuelta en aidant ses leaders en montagne : George Bennett et Steven Kruijswijk. Autres découvertes avec deux néerlandais, Pascal Eenkhoorn qui a remporté deux bouquets en baroudeur sur la Semaine Coppi et Bartali et une étape du Tour de Grande Bretagne, et le grimpeur Antawn Tolhoek qui était aux portes du Top 10 sur le Tour de Californie et le Critérium du Dauphiné et étant un bon équipier sur le Tour.

 

Mais une campagne de classique à oublier

Malgré tout ces bons résultats, le formation néerlandaise n'a pas été brillante sur les course d'un jour : George Bennett a fini 10e du Tour de Lombardie, Timo Roosen 14e du Tour des Flandres, Robert Gesink seulement 20e de La Flèche Wallonne ou encore le norvégien Amund Grøndahl Jansen 16e de Paris Roubaix. Le principal atout sur ce type de course, le vétéran Lars Boom a été opéré du arythmie cardiaque en janvier et a peiné à retrouver son niveau. Mais les arrivées pour la saison prochaine d'un Mike Teunissen et d'un Wout van Aert en 2020 devraient combler ce problème.