Après un Wild Card Week-end agité avec quelques surprises, place désormais au Divisionals Round. Un tour où l’on retrouvera en NFC les deux têtes de séries face aux deux équipes les moins bien classées.
Minnesota Vikings #6 @ San Francisco 49ers #1 :
Coup d’envoi le Samedi 11 Janvier à 22h35
Two top defenses.
One gridiron.#WeReady for this @49ers–@Vikings showdown??: #MINvsSF — SATURDAY 4:35pm ET on NBC
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La guerre des tranchées :
Le matchup clé de cette rencontre sera assurément celui entre les deux groupes de running backs. Deux groupes performants au cours de la saison écoulée, grandement responsables de la bonne santé de leur attaque respective. D’un côté les coureurs de San Francisco. 2e meilleur attaque au sol de la ligue derrière les Ravens, les 49ers s’appuient sur un groupe homogène. Tevin Coleman, Raheem Mostert, Matt Breida et Jeff Wilson sont tous capables d’apporter des yards. Une polyvalence incroyable, complétée également par la capacité du receveur Deebo Samuel à courir. Vous l’aurez compris, le danger peut venir de partout. Face à eux se dressera la défense de Minnesota, qui a réussi à contenir le jeu au sol des Saints au tour précédent. Légèrement sous-estimée, cette escouade a pourtant tout pour faire douter le jeu au sol des californiens.
En face, les Vikings possèdent un duo de coureurs tout aussi redoutable, avec Alexander Mattison et surtout Dalvin Cook. Gêné par des soucis de blessures en fin de saison régulière, l’ancien de Florida State a rappelé face aux Saints qu’il restait un des meilleurs joueurs de la ligue à son poste. Avec 94 yds et 2 TD, il a été LE joueur décisif dans cette rencontre grâce à ses courses incisives. Mattison est aussi là en deuxième lame dans un style similaire, empêchant tout répit pour la défense adverse. De plus, le point faible de la défense de San Francisco se situe face à la course. Seulement 17e dans ce domaine, les 49ers enregistreront toutefois le retour de Kwon Alexander au poste de linebacker, un atout non-négligeable à l’approche d’une affiche aussi importante.
Le facteur quarterback :
Résumer ce match à un simple duel de quarterback serait réducteur, et pourtant ce facteur sera l’un des plus importants dans cette rencontre. Jimmy Garoppolo face à Kirk Cousins, deux quarterbacks avec aucune ou peu d’expérience en playoffs qui ont encore tout à prouver lors de rencontres à enjeu. Intéressons-nous tout d’abord au quarterback des 49ers. Pour sa première saison complète en tant que titulaire, Jimmy G est monté en puissance au fur et à mesure des semaines. Il s’apprête aujourd’hui à disputer le 1er match de playoffs de sa carrière, et devra faire face à une pression potentiellement importante. En effet, il aura face à lui deux pass rushers d’importance avec Everson Griffen et surtout Danielle Hunter. Impressionnant cette année, le dernier cité a été un véritable poison pour Drew Brees lors des Wild Cards. Message reçu pour la ligne offensive de San Francisco qui devra veiller à ce que cela ne soit pas le cas face à Garoppolo.
Du côté des Vikings, Kirk Cousins a lui aussi encore beaucoup de choses à prouver. Même si l’ancien des Redskins a décroché la première victoire de sa carrière en playoffs la semaine passée de manière plutôt convaincante, il reste en grande difficulté dans les matchs à enjeu. On pense forcément à ses contre-performances lors des matchs en prime time, blague presque devenue gênante autour du quarterback de Minnesota. Il devra également faire face à une grosse pression, qui viendra notamment de la ligne défensive adverse. Se dresseront face à lui Nick Bosa, futur rookie défensif de l’année, Arik Armstead, auteur de 10 sacks cette saison, et DeForest Buckner, dominateur à l’intérieur de la ligne. Une triple menace qu’il sera difficile à stopper pour une ligne offensive de Minnesota loin d’être une référence dans la ligue.
Un défaut d’expérience ?
Et si l’expérience jouait des tours à plusieurs joueurs dans cette rencontre ? En effet, beaucoup de joueurs manquent d’expérience en playoffs, notamment du côté de San Francisco. Les 49ers n’ont plus disputé les playoffs depuis 2013, et la plupart des joueurs de l’effectif, aussi talentueux soient-ils, découvriront ces matchs à enjeu. Le coach fera lui exception, Kyle Shanahan ayant déjà disputé le Superbowl lorsqu’il était coordinateur offensif du côté d’Atlanta. Quelques joueurs feront également exceptions (Emmanuel Sanders, Tevin Coleman, …), mais cette inexpérience pourrait bien favoriser les Vikings.
En effet, Minnesota tient deux matchs référence en playoffs lors des trois dernières saisons. Tous deux face aux Saints… Le premier est bien évidemment le Minnesota Miracle. De nombreux joueurs de l’actuel effectif actuel ont vécu ce moment, et pourront s’en servir comme d’une force si le scénario devient difficile en fin de rencontre. L’autre match référence sur lequel les joueurs de Mike Zimmer pourront s’appuyer est tout simplement le match de la semaine dernière face aux Saints. En position d’outsider (comme ce sera le cas dans cette rencontre), ils ont déjoué les pronostics pour s’imposer sur le fil. Les Vikings devront toutefois confirmer face à une autre équipe, eux qui n’ont gagné que face aux Saints lors de leurs six derniers matchs en playoffs.
California’s win :
Même si les Vikings auront plus d’expérience et pourraient capitaliser sur leur succès de la semaine dernière, difficile de parier contre San Francisco. Auteurs d’une saison remarquable et remarquée, les 49ers semblent supérieurs dans la plupart des compartiments du jeu. De plus, ils auront un avantage de taille et de poids en attaque, avec la simple présence de George Kittle. Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, car Minnesota pourrait bien une nouvelle fois déjouer les pronostics.
Seattle Seahawks #5 @ Green Bay Packers #2 :
Coup d’envoi dans la nuit du Dimanche 12 Janvier au Lundi 13 Janvier à 0h40
Russell's @Seahawks.
Aaron's @packers.Only one can leave the Frozen Tundra with a ticket to the NFC Championship Game.
?: #SEAvsGB — SUNDAY 6:40pm ET on FOX
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Le Aarons’ Show :
Si l’on a bien retenu quelque chose du côté de Green Bay cette saison, c’est qu’un Aaron peut en cacher un autre. Si l’inévitable Aaron Rodgers a encore été bon cette saison, dépassant une nouvelle fois les 4000 yds à la passe, il a parfaitement été épaulé au sol par un autre Aaron, Aaron Jones. Auteur de sa première saison à plus de 1000 yds au sol et leader la la ligue en terme de touchdowns (16 au sol, 3 à la réception), il a été un des moteurs de la nouvelle attaque de Matt LaFleur. Les Packers sont loin d’afficher les meilleures statistiques de la ligue offensivement, mais il ne faut pas sous-estimer leur potentiel. En effet, la simple présence d’Aaron Rodgers dans des moments clés rend cette attaque dangereuse, notamment en situation de passe Ave Maria… De plus, Green Bay pourrait profiter des largesses défensives de Seattle.
Face à Green Bay et ses deux Aaron, Seattle ne sera pas dans les meilleures dispositions. Si la défense était autrefois la force de cette équipe (avec l’effrayante Legion of Boom), difficile de faire le même constat aujourd’hui. La défense ne rassure sur aucune ligne, et se classe dans le dernier tiers de presque chaque catégorie statistique. Toutefois, des motifs d’espoir existent. La défense n’a par exemple jamais semblé être un poids pour l’équipe cette année, malgré les difficultés qu’elle a pu éprouver. De plus, les Seahawks joueront bien avec Jadeveon Clowney lors des Divisionals, donnée non-négligeable lorsqu’on sait qu’il ne faudra pas laisser trop de temps à Aaron Rodgers pour lancer.
Seattle recherche attaque :
L’attaque de Seattle est à la fois sa force et son Némésis. Capable du meilleur comme du pire, elle peut permettre à Seattle de totalement contrôler le match mais aussi de lourdement lui compliquer la tâche. La plus grande interrogation réside dans le jeu au sol. Privé de Chris Carson, Rashaad Penny et CJ Procise, le backfield de Seattle sera composé de Travis Homer et du revenant Marshawn Lynch. Précieux en Wild Cards face aux Eagles dans son rôle de bulldozer, le vétéran n’a toutefois pas permis aux Seahawks d’installer un jeu au sol stable pour contrôler le rythme du match. Une absence de jeu au sol renforcerait la pression déjà énorme sur les épaules de Russell Wilson.
Déjà pas aidé par sa ligne offensive, le magicien du Washington devrait alors sortir un nouveau tour de magie de son chapeau pour mettre son équipe sur les bons rails. Il devrait cependant pouvoir compter sur son receveur DK Metcalf, auteur d’un excellent match au tour précédent (7 rec, 160 yds, 1 TD). Wilson fera face à une défense des Packers en progrès notamment contre la passe mais loin d’être une référence. Un élément qui pourrait peut-être permettre à l’attaque de Seattle de développer son jeu un peu plus facilement peut-être. Attention toutefois à Za’Darius Smith sur le pass rush, qui pourrait mettre à mal la friable ligne offensive des Seahawks.
Lambeau Field, forteresse imprenable ?
Green Bay possède l’avantage du terrain dans cette rencontre, un gros point positif pour les joueurs de Matt LaFleur. Défaits seulement une fois à domicile cette année (le 27 Septembre denier face aux Eagles), ils se sont également montré plus à l’aise dans le jeu lorsqu’ils jouaient au Lambeau Field. De plus, Green Bay reste historiquement sur deux succès en deux matchs de playoffs face aux Seahawks, deux succès acquis à domicile. Toutefois, Seattle semble cette saison bien plus à l’aise à l’extérieur.
En effet, alors que Seattle était réputé intouchable au Century LinkField, l’équipe s’est cette saison montrée bien plus solide loin de son stade. Les Seahawks ne se sont inclinés qu’une fois à l’extérieur cette saison (le 9 Décembre dernier face aux Rams), et reste sur un succès à Philadelphie lors du tour précédent. Si l’avantage du terrain est en général un avantage pour une équipe et un désavantage pour l’autre, la situation actuelle semble idéale pour les deux équipes.
Pete Carroll à l’expérience :
Difficile de dégager un véritable favori dans cette rencontre, peut-être la plus indécise des quatre qui auront lieu lors de ces Divisionals. Un point déterminant dans ce match pourrait être le coaching. En effet, Pete Carroll a l’expérience de ce genre de rendez-vous, tandis que Matt LaFleur n’est qu’un coach rookie qui vivra sa première rencontre de playoffs à ce poste. Il serait réducteur de déterminer le sort de ce match avec ce simple constat, mais force est de constater que cela pourrait bien être décisif. Avantage Seattle, qui pourrait une nouvelle fois l’emporter sans forcément dégager une impression de force.
Les Divisionals, ça commence ce soir à 22h35 avec Vikings @ 49ers. Quatre affiches auront lieu ce week-end, un week-end qui se conclura par la deuxième et dernière affiche de la Conférence NFC, Seahawks @ Packers.