Ça roule…

Le bilan 2018 de la Trek – Segafredo

Avec vingt victoires en 2018, l’équipe Trek – Segafredo termine dans le ventre mou du World Tour, sans pour autant démériter. A l’image de ses coureurs, sa saison n’a été ni bonne ni mauvaise, simplement quelques coups d’éclat de temps à autre.

En gagnant à Roubaix, John Degenkolb renoue avec la victoire en Grand Tour après son accident. Crédit : Philippe Lopez, AFP.

Jasper Stuyven, number one ?

Bien que l’on connaisse son potentiel, Jasper Stuyven n’était pas le plus attendu chez Trek. Pourtant, il a doublé son nombre de victoires cette année, passant de trois à six. Une étape du Binck Bank Tour, puis deux épreuves 1.1. Mais c’est au printemps que le Belge a étincelé. Sur son terrain de prédilection, à savoir les pavés, il a toujours figuré dans les Top 10 : Omloop, E3, Gent-Wevelgem, A travers la Flandre, le Tour des Flandres et Paris – Roubaix. C’est l’une des cartes maîtresses de l’équipe cette année. Sans oublier son rôle d’équipier parfois.

Bauke Mollema manque ses objectifs

Il devait porter les chances de la Trek dans les classements généraux. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. D’abord sur le Tour où une chute l’a écarté de son objectif. Puis une Vuelta qui n’a pas été de meilleure facture. Mollema a souvent joué devant dans les échappées pour sauver les meubles… en vain. A l’image de la Clasica San Sebastian, il a souvent subi la loi de coureurs plus rapides au sprint, lui valant même quelques critiques sur ses choix tactiques. Finalement, seulement deux victoires : sur la Settimana et le GP Bruno Beghelli. Il faudra faire mieux en 2019.

John Degenkolb, lentement mais surement

On sait l’accident qui aurait pu lui causer davantage de séquelles, il y a presque trois ans. Depuis, John Degenkolb n’est plus la machine à gagner que l’on a connue. Mais cette année, il a retrouvé la victoire en World Tour, la première depuis ce mois de janvier 2016. Pas n’importe laquelle. Sur le Tour. A Roubaix. Au terme d’une étape épique. On en oublierait presque ses deux victoires en Espagne en ouverture de la saison. Comme toutes ses places d’honneur, sur le Tour et ailleurs. N’importe quel passionné veut retrouver l’épouvantail qu’il était. Le chemin est ouvert, vivement 2019.

Une jeunesse qui monte

Attention aux pépites de la Trek pour 2019. On a déjà pu découvrir tout le talent de Mads Pedersen sur les pavés cette année. Son compatriote danois, Niklas Eg continue de progresser en montagne. Ruben Guerreiro a également de nombreuses places d’honneur cette année, mais portera le maillot de la Katusha la saison prochaine. Du côté des stagiaires, Matteo Moschetti a convaincu l’encadrement, signant deux victoires en Continental pro. Toms Skujins, moins jeune certes, s’est révélé avec quatre victoires en 2018. Prometteurs.

Des cadres en perte de vitesse…

… ou malchanceux ! C’est le cas de Jarlinson Pantano. A cause d’une toxoplasmose aiguë, il a dû faire une croix sur la Vuelta après un Giro compliqué. Dommage tant il a donné l’habitude de briller sur trois semaines. Mais une victoire en Catalogne néanmoins en guise de consolation. Chez les Italiens de l’équipe, Giacomo Nizzolo n’a qu’un bouquet, sur San Juan, mais collectionne comme souvent les podiums. Gianluca Brambilla a réalisé une deuxième saison blanche, peinant à être régulier. Enfin, Fabio Felline a connu une année sans. Autant de cartes maîtresses hors du coup en 2018.

On attend l’équipe Trek – Segafredo un peu plus présente dans les classements généraux. Cette année, elle n’a remporté aucune course par étapes contre trois en 2017. Ses cadres ont globalement déçu, mais sa jeunesse a donné de très belles promesses. Pourquoi ne pas faire mieux que quatre victoires World Tour en 2018 ?

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