Le bilan de la saison 2018 de la Movistar

L’équipe espagnole de la Movistar fait partie des pelotons depuis de nombreuses décennies et cette année encore, elle fait toujours partie des meilleurs formations du plateau avec ses 26 victoires mais on a senti un petit coup de mou par rapport aux saisons précédentes – 31 victoires en 2017 et 36 en 2016.

Toujours une Valverde-dépendance

Le poids des années ne semble toujours pas avoir d’effet sur Alejandro Valverde – 38 ans – avec 14 succès au compteur dont quatre classements généraux, principalement en début d’année : Tour de Valence, Abu Dhabi Tour, le Tour d’Occitanie et Tour de Catalogne. Malgré un Tour de France difficile – 14e à Paris, le Murcian s’est ressaisi sur ses terres en gagnant deux étapes et en jouant la victoire finale sur la Vuelta jusqu’au dernier week-end. Mais l’étape d’Andorre lui a été fatale.

Du côté des courses d’un jour, Alejandro a semblé moins tranchant en finissant cinquième de l’Amstel, deuxième de la Flèche, et ”seulement” treizième de Liège. Pas de victoire sur les ardennaises, une première depuis 2013.

Enfin, concluons le bilan de Valverde avec ce premier titre mondial (enfin!) à Innsbruck en battant au sprint Bardet et Woods.

Deux jeunes prometteurs

Deux autres coureurs ont sans doute satisfaits Eusebio Unzué.

D’abord, le jeune Marc Soler, révélé l’an dernier avec sa troisième place sur le Tour de Catalogne, a remporté le classement général de Paris-Nice avec panache lors de la dernière étape. Derrière un bon Tour de Catalogne – 5e, Marc va découvrir le Tour en jouant les équipiers et les baroudeurs.

Ensuite, l’autre fierté de l’équipe ibérique est l’équatorien Richard Carapaz. Richard est monté en puissante au fur à mesure du début de saison – 11e de Paris-Nice, 3e de la Semaine Coppi et Bartali et vainqueur du Tour des Asturies. Avant de surprendre son monde lors du Tour d’Italie en remportant l’étape de Montevergine di Mercogliano et prenant la quatrième place à Rome. Ensuite, Richard jouera les équipiers de luxe pour Valverde et Quintana notamment sur la Vuelta. En espérant un avenir autre qu’Amador au sein de cette équipe.

Landa et Quintana, ce n’est pas la joie

Les deux gros flops de cette saison sont sans doute Mikel Landa et Nairo Quintana.

Le colombien a misé toute sa saison sur le Tour. Mais hélas pour lui, dès la fin de la première semaine, il était déjà loin au général. On n’a pas vu un Nairo aérien en montagne et son coup de panache à Saint-Lary-Soulan ne va pas sauver une saison bien terne. Quintana a bien tenté de sauver les meubles en allant sur la Vuelta, mais là aussi il va être dépassé par la concurrence en finissant à une anonyme huitième place à Madrid.

Le basque a lui aussi axé sa saison sur la Grande Boucle mais lui aussi va se casser les dents dès que les choses sérieuses vont débuter. Son bilan de juillet est un peu plus glorieux que son équipier colombien – septième à Paris. Mikel finit l’année avec une seule victoire lors de l’étape reine de Tirreno et trois Tops 10 dans les courses d’une semaine, notamment une deuxième place sur le Tour du Pays basque. Sa saison s’est fini péniblement à cause d’une blessure sur la Clasica San Sebastian. Une saison bien décevante pour un coureur proche du podium du Tour en 2017 !

L’an prochain, ces deux coureurs seront attendus au tournant.

Photo : Team Valverde Terra Fecundis

A propos de l'auteur

Grand fan de sport depuis de nombreuses années en passant par Franck Vandenbroucke, Michael Jordan, Roger Federer et Ayrton Senna.

Poster un commentaire

eget adipiscing quis, mattis sit elit. ipsum risus. Praesent Donec