Le bilan de la saison 2018 de la Team Sky

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Ligue 1

Comme l’an dernier, la formation Sky a remporté deux classement généraux de Grands Tours avec Christopher Froome sur les routes du Giro et le gallois Geraint Thomas sur le Tour où la force collective de cette équipe a une fois de plus dominé la concurrence.

Froome en rose à Rome

Commençons avec l’exploit de Christopher Froome, vainqueur des trois Grands Tours sur deux saisons et il a surtout vaincu la malchance qui suivait son équipe sur les routes transalpines où elles n’arrivaient pas à s’imposer. Malgré la domination de Simon Yates et une forme en dent de scie, le kenyan blanc va prendre le pouvoir avec panache lors de la terrible étape du Colle delle Finestre où il est parti tout seul à 80 kilomètres de l’arrivée. Froome réussit, après unepetite plage de récupération, à monter sur le podium du Tour de France – troisième grâce à un excellent chrono final.

Thomas en jaune à Paris

Ensuite, le gallois Geraint Thomas a pu et a su tenir la distance sur les trois semaines du Tour de France malgré une hiérarchie pas encore établie au départ en Vendée. Solide et régulier, le rouleur n’a pas vacillé et a dès les Alpes mis les points sur les i. D’ailleurs, sa préparation a été solide avec un succès sur le Dauphiné et des podiums sur le Tour d’Algarve et sur Tirreno.

Des jeunes sur la bonne voie

Un troisième larron est arrivé au sein de cet effectif déjà bien conséquent pour être un futur patron des Grands Tours : le colombien Egan Bernal, vainqueur du Tour de Californie et excellent équipier sur le Tour. Mais, le jeune Egan a aussi connu de sacrées gamelles comme sur la dernière étape du Tour de Catalogne et sur la Clasica San Sebastian. Excellent grimpeur, bon descendeur et rouleur correct, Bernal a un avenir brillant devant lui sur les courses par étapes.

Un autre jeune pourrait être un sacré atout sur les courses par étapes en la personne du britannique Tao Geoghegan Hart – 5e du Tour de Californie et du Tour de Burgos et auteur d’un premier Grand Tour correct.

Une Vuelta décevante

Petite déception du côté de l’Espagnol David De La Cruz qui a été incapable de rivaliser avec les meilleurs sur le Tour d’Espagne sur lequel il a fini à la 15e place mais l’ancien coureur de la Quick-Step a montré une certaine régularité sur les courses d’une semaine – 3e du Tour de Burgos et 9e de Paris-Nice et du Tour du Pays Basque. La formation Sky a également jouer la carte Kwiatkowski pour le général sur cette Vuelta mais le polonais est usé d’une longue saison avec notamment son succès sur Tirreno et sur le Tour de Pologne. L’ancien champion du monde a galéré en troisième semaine.

Des classiques à oublier

Le gros point noir de la saison chez Sky est sa totale absence sur les courses d’un jour puisqu’elle nous avait habitué ces derniers temps à en glaner quelques unes : Milan-Sanremo, les Strade Bianche et la Clasica San Sebastian l’an dernier, Liège-Bastogne-Liège et le GP E3 en 2016, le GP E3 et le Het Nieuwsblad, en 2015.

Un Kwiatkowski n’avait pas la fraicheur sur les classiques après avoir axé sa saison sur les courses par étapes, la recrue batave Dylan van Baarle – 4e du Ronde l’an dernier – a peiné à se mêler a la bataille dans les monts, Poels a connu quelques soucis de préparation, Ian Stannard et Luke Rowe ont joué les équipiers toute l’année, l’Italien Gianni Moscon semble encore un peu court vis à vis de la concurrence malgré une très bonne fin de saison avec ses succès sur le classement général du Tour de Guangxi, la Coppa Agostoni et le Tour de Toscane, et Geraint Thomas – avec de bonnes capacités sur les flandriennes – a tout miser sur son été et les courses par étapes.

Seuls, le champion de Colombie Sergio Henao qui a fait de son mieux sur les Ardennaises : 9e de Liège-Bastogne-Liège et 11e de La Flèche Wallonne, et le prometteur polonais Łukasz Wiśniowski – 2e du Het Nieuwsblad, ont surnagé.

Photo : Pinarello Twitter

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