Après onze mois fournis en évènements sportifs, notamment à cause du report de nombreuses compétitions qui devaient avoir lieu l’an passé, le mois de décembre conclut un cru 2021 encore riche en émotions. De la septième bague de Tom Brady au titre de champion du monde de Fabio Quartararo en Moto GP, en passant par les Jeux olympiques et paralympiques, We Sport revient sur 30 moments marquants qui ont rythmé l’année civile. Aujourd’hui, retour sur l'arrivée de CM Punk chez All Elite Wrestling sur ses terres natales de Chicago.
Sept longues années d'attente
Sept ans. Sept ans de longue attente où CM Punk était absent du monde du catch et semblait avoir raccroché les bottes. Sept ans où toutes les salles de catch américaines scandaient son nom comme signe de rébellion. Sept ans où il manquait dans ce paysage catchesque tant renouvelé. Depuis son dernier match en 2014 chez WWE, CM Punk s'est éloigné des rings de catch, se tournant vers le MMA. À l'UFC il réalise deux matchs, pour deux cinglantes défaites. Il disparait de la scène médiatique et revient de temps à autres sur Twitter pour lâcher une petite pique et repartir. Mais désormais ceci est terminé. Une nouvelle compagnie qui fait beaucoup de bruit en ce moment réussit à le convaincre. CM Punk devient All Elite.
Un teasing de plusieurs semaines
Durant les semaines précédant son retour, All Elite Wrestling distille quelques indices dans ces shows principaux, Dynamite et Rampage. De Darby Allin qui indique vouloir affronter le “Best in the World” à Kenny Omega qui porte un t-shirt “Chick Magnet” (signification du CM de Punk). Tous les signaux étaient au vert pour voir l'enfant de Chicago débarquer chez AEW. Tony Khan annonce alors que pour le deuxième épisode de AEW Rampage, AEW se déplacera à Chicago dans l'United Center du célébrissime Michael Jordan. Un lieu iconique de par son histoire où CM Punk réapparaitra pour la première fois en sept ans dans un show de catch télévisé en antenne nationale.
CM Punk érigé en mégastar
Le 20 août c'est le grand soir. Rampage démarre, 25 000 personnes scandent “CM Punk !, CM Punk !, CM Punk ! ” et ne sont pas prêtes de s'arrêter tant que le Best in the World ne montre pas le bout de son nez. Heureusement, le show commence avec des petits grésillement. Des mains croisées, munies de straps blancs et d'une croix rouge apparaissent sur le titantron. La foule explose et ne jure que par CM Punk. De son côté, on ressent l'émotion sur son visage, les larmes ne sont pas loin de couler et de rendre la scène encore plus magique. Punk se relève, prend un bain de foule (au sens propre), et se dirige vers le ring.
À ce moment précis, CM Punk tient 25 000 fans entre ses mains et peut en faire ce qu'il souhaite. Il prend un micro, dit tout ce qu'il lui passe par la tête avec beaucoup de gratitude, avant de nous proposer une histoire. Il s'assit en tailleur comme lors de la fameuse Pimp Bomb et raconte.
L'histoire d'un passionné
Cette histoire, c'est celle d'un homme, passionné à l'extrême par le catch (pro wrestling) qui est arrivé en 2003 chez Ring of Honor. Il a vécu de grands moments là-bas, mais devait partir pour quelque chose de plus grand, même si ça n'allait pas être simple. C'est à cet instant qu'il sort sa première punchline : “13 août 2005, j'ai quitté le monde du catch, 20 août 2021 je suis de retour”. Grosse pique envoyée vers WWE chez qui il a passé neuf ans de sa vie et de sa carrière. Le “je suis de retour”, “I'm back” en anglais est une référence claire au retour de Michael Jordan en 1995. Il termine sa promo en provoquant Darby Allin pour un match à All Out le 5 septembre.
Le retour de CM Punk est peut-être déjà le moment catchesque le plus marquant de la décennie. En tout cas, il l'est celui de l'année sans aucun doute. L'atmosphère change à chacune de ses entrées et les fans se rangent toujours derrière lui. Toujours invaincu pour le moment, il pourrait jouer les troubles fêtes en 2022 pour le titre mondial. Pour le moment, il est en rivalité avec MJF dans un duel de microphone très agréable pour nos oreilles. Rendez-vous demain pour la suite de notre série avec le doublé de Barbora Krejčíková à Roland-Garros.
Crédit photo : AEW