Les coureurs de l’ombre, épisode VIII : Julien Bernard

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Ligue 1

Son père Jean-François nous a fait vibrer dans les années 80. Le fils est un équipier modèle, parfois baroudeur, au tour de Julien Bernard d’être sous les projecteurs.

Crédit photo : FGphotographic

Fiche technique

Né le 17 mars 1992 à Nevers (Nièvre) – 1.76m / 60 kg – Baroudeur

Professionnel depuis 2016 – 1 victoire – Team Trek Segafredo

Tu ne feras pas de vélo !

À la naissance de Julien Bernard,  Jeff le patriarche est encore dans les pelotons. C’est un porteur du maillot jaune, vainqueur sur le Tour au Mont Ventoux. Si Julien veut devenir cycliste, se faire un prénom sera un challenge. Mais son père est catégorique et lui dit : tu ne feras pas de vélo, c’est trop dur ! Il se tourne d’abord vers le football, puis à l’adolescence se dirige finalement vers le vélo. Il signe donc sa 1re licence au CC Varennes-Vauzelles. À son âge, inutile de le comparer à son père, pour lui « le vélo est un jeu ».

Les choses changent en 2011, lorsque Julien Bernard intègre le SCO Dijon. Il commence à se faire un prénom au niveau DN1, enchaîne les places, puis les succès. Plus qu’un jeu, le vélo devient sérieux ! Tellement sérieux qu’à 22 ans il porte pour la 1re fois le maillot de l’équipe de France (espoirs). 2014 & 2015 sont ses meilleures saisons chez les amateurs. Trek factory racing, l’équipe de Fabian Cancellara & Bauke Mollema, lui offre un contrat de stagiaire en août 2015. Direction les États-Unis pour participer au tour de l’Utah, puis du Colorado où il finit 10e. Trek valide l’essai, Julien Bernard devient professionnel.

Sur les grands tours avec Trek- Segafredo

Le Nivernais est un équipier reconnu et apprécié dans son équipe. D’ailleurs sous la bannière Trek-Segafredo, il participe chaque année à un ou deux grands tours. La Vuelta 2016 ouvre le bal. L’année suivante il s’aligne sur le Giro et roule pour Bauke Mollema, puis revient sur la Vuelta aux cotés d’Alberto Contador. C’est en 2018 qu’il découvre le Tour de France, de nouveau pour Mollema ambitieux au général. Sur le Tour Poitou-Charentes, course à étapes estivale, il remporte le classement des points chauds. Cette même année, il représente la France aux mondiaux dans le contre la montre par équipes. Julien a franchi un palier en chrono.

Trek-Segafredo aligne une belle équipe sur le Tour 2019 avec Richie Porte, Giulio Ciccone. Julien Bernard est évidemment retenu pour épauler ses leaders. En fin d’année Thomas Voeckler le sélectionne en équipe de France pour les mondiaux. Cette fois Julien participe à la course en ligne. Bien que la France échoue, son travail est salué, il se sacrifie sous la pluie anglaise. Satisfaction toutefois, Mads Pedersen, son coéquipier chez Trek devient Champion du monde.

Il faut une victoire pour débloquer le compteur ! Elle arrive cette année en février. C’est en haut du Mont Faron qu’il triomphe lors de la 3e étape du tour du Haut Var. S’il est un équipier modèle, Julien Bernard tente aussi régulièrement sa chance.

Ce début de saison était plein d’espoir pour le Bourguignon, jusqu’à ce qu’un terrible virus empêche la terre de tourner. Saison stoppée alors que Julien Bernard attaque en forme, il faudra repartir de 0 pour l’acte II. Porte, Nibali et Mollema ont des ambitions sur les grands tours. Ce n’est pas de Jeff dont ils auront besoin mais de Julien, ce fils de champion qui a réussi à se faire un prénom.

Julien Bernard sur les réseaux sociaux : @JulienBernard17 (Twitter) – juubernard (Instagram)

Épisode précédent, Sepp Kuss à lire ici

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