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Les sportifs de l’année 2020 : Leon Draisaitl, le wunderbar allemand

Leon Draisaitl

À l'aube d'une année 2021 qui s'annonce d'ores et déjà riche en sport, entre reports (Jeux Olympiques, Euro, …) et autres compétitions qui devraient retrouver leur rythme de croisière, revenons une nouvelle fois sur cette année 2020 pour le moins inédite. Dans chaque discipline, l'impact du contexte sanitaire fut plus ou moins important, néanmoins des athlètes ont marqué l'année de leur discipline. Cette série des Sportifs de l'année 2020 va nous permettre de faire le bilan de la saison de ces champions, de ceux qui nous ont fait vibrer cette année, chacun dans leur spécialité. Zoom aujourd'hui sur l’allemand Leon Draisaitl, joueur des Edmonton Oilers en NHL, qui a su montrer toute l’étendue de son talent au cours d’une saison écourtée et remodelée par la Covid-19.

Une saison sous le signe de l’explosion

Au cours d’une saison NHL totalement bouleversée par la pandémie de coronavirus, Leon Draisaitl a marqué l’année de son empreinte. Drafté en 3e position en 2014 par la franchise dans laquelle il évolue toujours, les Oilers d’Edmonton, l’Allemand a confirmé tous les espoirs qui étaient placés en lui. Montant en puissance depuis quelques saisons, il restait sur son meilleur exercice avec 50 goals et 55 assistances pour un total de 105 points. Ayant dépassé la barre symbolique des cents points pour la première fois de sa carrière, Draisaitl était prêt à prendre son envol.

Aligné sur le poste de centre en deuxième ligne, le prodige canadien et peut-être meilleur joueur de la ligue Connor McDavid évoluant au même poste sur la première ligne, Leon Draisaitl a enchaîné les prestations de haute volée. Passeur hors-pair avec cinq rencontres à 3+ assistances dont un pic à cinq lors de la rencontre face à Colorado le 14 novembre 2019, il a également été performant devant le but, en atteste cette rencontre à quatre goals (et cinq points) contre Nashville le 2 mars 2020. Capable de débloquer des situations et de créer du jeu an attaque, cette machine offensive a été particulièrement précieuse. Ayant la confiance de son coach, il a passé énormément de temps sur la glace – ayant malheureusement comme conséquence de voir son ± terminer en négatif (-7) – et a grandement contribué à la bonne saison des Oilers. Deuxième de la division Pacifique avec un bilan de (37-25-9), soit 83 pts, Edmonton allait disputer les playoffs pour la deuxième fois depuis sa Stanley Cup perdue en 2006 et Leon Draisaitl était loin d’y être étranger.

Connor McDavid & Leon Draisaitl, le monstre à deux têtes de l'attaque des Oilers (Crédits : Gerry Thomas/2020 NHLI)

Après l’interruption de sa saison à cause de la crise sanitaire mondiale, la NHL repris finalement ses droits pour les playoffs à l’été dans deux bulles, une par conférence, l’Ouest prenant pour domicile Edmonton. Évoluant à domicile et ayant la possibilité de disputer les finales de conférence et la Stanley Cup dans leur patinoire, les Oilers pouvaient être confiants pour les playoffs. Malheureusement, le rêve va vite tourner court. Malgré un Connor McDavid prolifique et un Leon Draisaitl auteur de deux rencontres à 3 points, les Oilers furent éliminés 3-1 par les Blackhawks de Chicago.

Malgré cette déception des playoffs, le niveau de Leon Draisaitl ne peut pas être remis en cause. Auteur statistiquement de sa meilleur saison en carrière, l’Allemand a véritablement explosé aux yeux de tous. Véritable machine au milieu de l’attaque de la franchise canadienne, il a montré qu’avec Connor McDavid ils formaient sûrement le meilleur duo de centres de toute la NHL. Capable de dépasser les cent points pour la deuxième saison consécutive malgré la réduction du nombre de matchs, il est aujourd’hui enfin reconnu comme une véritable star dans la meilleure ligue de hockey du monde.

Son fait d’armes en 2020 : des trophées individuels

Qui dit grande saison dit félicitations, et qui dit félicitations dit récompenses individuelles pour Leon Draisaitl. Si sa saison a été impressionnante sur le plan statistique, il en fut récompensé par plusieurs trophées. Leader au nombre de points avec 110 unités au compteur, il s’est emparé du Art Ross Trophy qui récompense le joueur le pus prolifique dans cette catégorie statistique. Par la même occasion, il devint la troisième Oiler et premier allemand à remporter ce trophée. Également leader au nombre d’assistances (67) et quatrième au nombre de buts (43), il a dominé la ligue et les prix qui lui ont été décernés ne s’arrêtent pas là.

Considéré comme le joueur clé de sa franchise au cours de cette saison si spéciale, il fut récompensé par le Hart Memorial Trophy qui récompense le joueur jugé le plus valuable pour son équipe. Détenteur de deux des trois principaux trophées individuels, il réussit la passe de trois en se voyant décerné le Ted Lindsay Award, remis au Most Outstanding Player de la saison régulière. Couvert de louanges, il devint le dix-septième joueur à réaliser le doublé Hart/Lindsay et le douzième à réussir le triplé Hart/Lindsay/Ross. Également All-Star, il fut bien l’un des joueurs les plus impressionnants de la ligue en 2020.

Quelles perspectives pour 2021 ?

Après une saison statistiquement extraordinaire qui aurait pu l’être encore plus si les 82 matchs avaient été disputés, Leon Draisaitl devra maintenant confirmer son nouveau statut de star confirmée en réalisant une nouvelle saison de haute volée. Toujours en deuxième ligne derrière Connor McDavid, il essaiera de rejoindre son coéquipier canadien en devenant le deuxième joueur depuis 2002 à dominer la ligue en points deux années consécutives. Au sein d’une des meilleures deuxième ligne de la ligue aux côtés de Ryan Nugent-Hopkins et Kailer Yamamoto, il aura encore l’occasion d’exprimer tout son talent.

Si les performances individuelles sont importantes, celles collectives le sont encore plus. Après avoir à nouveau atteint les playoffs l’an dernier, Leon Draisaitl espérera pouvoir aider sa franchise à se positionner définitivement comme un candidat au titre. Avec deux des meilleurs joueurs offensifs de la ligue dans son effectif, Edmonton doit avoir de l’ambition. Grande franchise des années 80 grâce à Wayne Gretzky entre les années 90 et la première moitié des années 2000, les Oilers sont depuis sur le déclin. Avec le duo McDavid/Draisaitl à sa tête, la franchise canadienne n’a désormais plus d’excuse pour ne pas être performante.

Crédits Image en Une :USA TODAY Sports


Louis Rousseau

Les mots "Minnesota Miracle" et "No-Call" sont rayés de mon vocabulaire. Mon cœur pleure la retraite de Drew Brees et la solitude de RJ Barrett au Madison Square Garden.

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