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Ligue 1 : Le Stade Brestois dans la tempête

Ligue 1

17e de Ligue 1 et premier relégable, Brest a officialisé hier, l’arrivée d’Éric Roy sur le banc finistérien jusqu'à la fin de saison. Un choix surprenant et qui apparaît en total décalage du discours du directeur sportif Grégory Lorenzi. 

Brest a surpris tout le monde. Sans entraîneur depuis le 10 octobre et l’éviction de Michel Der Zakarian, le Stade Brestois a enfin trouvé son nouveau technicien en la personne d’Éric Roy. L’entraîneur âgé de 55 ans n’a plus dirigé une équipe depuis 2011 et une expérience contrastée à l’OGC Nice (Mars 2010-Novembre 2011). Il aura pourtant la lourde tâche de conduire Brest dans une délicate opération maintien. Actuel premier relégable (17e de Ligue 1), il y a péril dans la demeure des Ty' Zefs.

Des atermoiements dans le choix de l’entraîneur

Le profil d’Éric Roy semble totalement contradictoire avec celui esquissé par Grégory Lorenzi il y a quelques semaines. A la recherche d’un entraîneur jeune et novateur, le directeur sportif du club s’est laissé le temps de la réflexion. Quitte à prolonger l’intérim mené par le trio Julien Lachuer – Bruno Grougi et Yves Bourgis de plusieurs semaines. D'Habib Beye à Benoît Tavenot en passant par Jocelyn Gourvennec, plusieurs noms ont été évoqués pour prendre la succession de Michel Der Zakarian. 

L'hypothèse de la nomination du trio intérimaire jusqu'à la fin de saison a même été un temps mise sur la table. Faute de résultats assez convaincants (2 victoires en 7 matchs) malgré une adhésion du vestiaire, Grégory Lorenzi a décidé d'accélérer sa recherche de l’entraîneur idoine. Deux jours après un revers contre Monaco (le 10e de la saison en Ligue 1), le directeur sportif du club a décidé de confier l’avenir à court terme de Brest à Éric Roy. Un entraîneur qui a occupé des fonctions de directeur sportif ces dernières années (Nice, Lens et Watford). Un rôle hors des terrains qui pose question sur la capacité d’Éric Roy à diriger quotidiennement une équipe. 

Ligue 1 – Brest : Un poids au sein du club trop important pour Grégory Lorenzi ?

Le choix du technicien originaire de Nice interroge également sur la mainmise de Grégory Lorenzi sur le club brestois. En effet, le directeur sportif avait annoncé que le mercato ne dépendait pas de la nomination d’un nouvel entraîneur. Une poigne de fer qui a rebuté quelques prétendants (Rémi Garde). 

Nommé en 2016 à l’issue de sa retraite sportive, Grégory Lorenzi a parfaitement réalisé sa mission en ramenant les Finistériens en Ligue 1. De plus, le natif de Bastia a su donner une identité de jeu aux Ty' Zefs à travers la nomination de coach tourné vers l’offensif tel que Jean-Marc Furlan ou encore Olivier Dall’Oglio. Mais, le directeur de Brest a été également décrié pour ses relations avec ses entraîneurs. En effet, le marché des transferts a été souvent la source de tension entre le directeur sportif et l’entraîneur brestois. 

En outre, ses relations avec Denis Le Saint ne sont pas au beau fixe. Selon Le Télégramme, le président du Stade Brestois a poussé pour la nomination de Jocelyn Gourvennec. Un profil écarté par Grégory Lorenzi qui ne voulait pas d’un entraîneur à avoir souvent le mot sur le mercato. Des tensions qui fragilisent l’ancien joueur de Brest dans sa fonction. Une descente en Ligue 2 pourrait même provoquer sa sortie. L’occasion peut être d’ouvrir un nouveau chapitre pour le club finistérien. 

Brest a créé la surprise en nommant Éric Roy comme entraîneur jusqu'à la fin de saison. Un profil risqué dans l’opération maintien en Ligue 1 des Ty' Zefs et qui pose la question de la mainmise de Grégory Lorenzi à la tête du club.


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