NJPW – Wrestle Kingdom 13, une nouvelle ère commence.

Le 4 janvier, une date symbolique pour la scène japonaise, la New Japan Pro-Wrestling y organise depuis maintenant vingt-sept ans son show de l’année dans l’arène mythique du Tokyo Dome. Désormais nommé Wrestle Kingdom depuis 2007. La promotion nippone a y produit ce vendredi 4 janvier 2019, excellent porte d’entrée pour un nouveau fan comme un rendez-vous à ne pas manquer pour un puriste, ce Wrestle Kingdom 13 a déchaîné les passions que ce soit positivement ou négativement. Il est temps d’en faire un état des lieux.

ASSASSIN ! 

On ne pouvait pas mieux débuter cet événement – une affiche totalement inédite qui nous ait proposé par la New Japan Pro-Wrestling entre l’Assassin Aérien Will Ospreay et la Golden Star Kota Ibushi pour le compte du championnat NEVER Openweight, plus communément appelé ironiquement le Goto Championship par les fans à travers le monde.

Une confrontation digne du talent des deux protagonistes où ça n’a pas manqué de se tuer, des coups terrifiants sur la nuque pour ne citer que ça. Mais c’est surtout le coup d’avant-bras à pleine vitesse assaini par Ospreay dans le crâne du champion qui restera dans les mémoires, un coup qui a rendu inconscient Ibushi mais celui-ci puisera dans ses réserves tel un héros pour manger le Stormbreaker et le compte de trois pour la victoire de l’anglais.

Malheureusement pour Kota Ibushi, il perd son titre et en prime il repart du ring en civière suite à la commotion cérébrale infligé par Will Ospreay, mais on ne cachera jamais notre amour pour le désormais ex-champion, on lui souhaite de se rétablir le plus rapidement.

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To Be Continued.

DRAGON DORÉ

Toujours sous l’inquiétude de l’état de santé de Kota Ibushi, Wrestle Kingdom 13 s’enchaîne sur le premier match par équipe, celui des Juniors opposant les champions Yoshinobu Kanemaru & El Desperado, les Roppongi 3K SHO & YOH et enfin les Ingouvernables BUSHI et l’ancien de la Dragon Gate, Shingo Takagi.

Sept malheureuses minutes offertes pour le sacre de Shingo Takagi et son partenaire BUSHI en tant que nouveaux champions par équipes de la division Junior.

Aucune des équipes n’a pu avoir l’occasion de briller auprès de la foule du Tokyo Dome, quelques sauts par-ci par-là mais rien de vraiment transcendant – au moins, le Dragon Takagi n’a pas quitté le main-event de la Dragon Gate pour rien, à suivre.

LA CHUTE DU MUR 

Comme annoncé dans notre preview, la Revolution Pro Wrestling, appelé aussi RevPro. La promotion anglaise a confié à la New Japan Pro-Wrestling le droit d’y défendre le titre British Heavyweight entre le champion Tomohiro Ishii et son challenger Zack Sabre Jr.

Tout le monde s’attendait à un festival de droites et de soumissions de la part des hommes, ça n’a pas manqué. Sans se fatiguer, les deux lutteurs se sont adressé leurs meilleurs coups, à condition d’un match un poil trop court qui n’a pas su exploiter l’étendue de leurs talents.

C’est finalement Zack Sabre Jr. qui sort vainqueur du combat en soumettant Tomohiro Ishii et s’adjuge son troisième titre British Heavyweight.

CRÂNE ET TÉNÈBRES 

Nous poursuivons ensuite par le second match par équipe de la soirée, un deuxième combat à trois pour la ceinture de champions par équipes IWGP qui opposaient les champions Tama Tonga & Tanga Loa, les gagnants de la World Tag League EVIL & SANADA et les Young Bucks, Matt & Nick Jackson. Un combat qui montre aussi la pauvreté des divisions par équipes de la NJPW, que ce soit les poids lourds ou les Juniors. Soit.

Un combat qui nous a offert quelques spots agréables et qui nous montre à quel point Tama Tonga est génial mais c’est un combat qui se solde par la victoire des ingouvernables EVIL & SANADA qui se paient leur deuxième sacre de champions par équipes.

A contrario de sortir par la grande porte lors de leur dernier combat à la Ring of Honor, les frères Jackson sont sortis par la petite cette fois-ci, regrettable.

JUICESONVILLE

Lui aussi est reparti bredouille et cela été malheureusement son ultime match à la New Japan Pro-Wrestling, ce n’est nul autre que Cody qui n’a rien pu faire à un Juice Robinson revanchard qui s’adjuge son deuxième titre de champion US, le premier à réaliser cet exploit d’ailleurs.

Avant d’enterrer le fils de Dusty Rhodes, celui-ci mérite un certain respect pour avoir lutté avec un genou amorphe – il n’a peut-être pas offert le meilleur des matchs pour sa sortie de la promotion nippone mais tout le monde n’aurait pas fait ça, on t’aime quand même Cody, on se revoie à Jacksonville.

LES ADIEUX DE KUSHIDA

Il en était à son sixième titre de champion Junior Heavyweight, face à lui, Taiji Ishimori. Tout le monde s’attendait à cette affiche bien qu’elle ne soit pas inédite, les deux hommes s’étaient déjà affrontés en 2016 à la Pro Wrestling NOAH.

On ne peut parler de ce match sans évoquer l’entrée délirante du champion, avec un Ryusuke Taguchi déguisé en Doc Brown et un enfant avec une tête 3D de lui-même, un délire total, les japonais.

Malgré une entrée en fanfare, ça n’a pas sauvé ce pauvre KUSHIDA qui doit concéder son titre à la nouvelle sensation Ishimori.

Le 7 janvier dernier, dans une conférence de presse émouvante, le Time Splitter a annoncé, ému, son départ de la NJPW, vous pouvez avoir une poussière dans l’œil.

LE SHORT NE FAIT PAS DE MIRACLE

C’était l’un des combats les plus attendus au Tokyo Dome, et à noter que ce combat était le seul sans enjeu – Kazuchika Okada et sa déglingue depuis la perte de son titre en juin dernier face à Kenny Omega faisait face à Jay White, le traître de CHAOS et devenu le leader du nouveau Bullet Club.

Une chose surprenante d’entrée, Jay White débarque vêtu de blanc, ça peut surprendre mais cela apporte une vision manichéenne à l’affrontement, la base de la lutte : le gentil contre le méchant. Mais celui qui a chamboulé tout Tokyo, c’est bien son adversaire, l’unique Kazuchika Okada qui a (enfin) mis fin à sa déglingue et revient en tant que Raimaker, celui qu’on chérit tant.

Mais il a surtout ramené un détail : un short, vous avez bien lu, un short. Cela faisait un an qu’il luttait avec un pantalon de mauvais goût et bon nombre de fans lui avait reproché ce dit mauvais goût – on n’a jamais une aussi grosse pop pour un simple et foutu short, inimaginable, ce retour du short a eu une meilleure pop que certains gars dans leur carrière, juste dingue.

Mais le short n’est pas devin ni créateur de miracles, Switchblade parvient à surpasser le Rainmaker par un Blade Runner des plus rusés pour lui river les épaules en un peu de moins d’une quinzaine de minutes. Les portes du main-event sont désormais ouvertes au néo-zélandais.

Aujourd’hui les enfants, on va monter à Okada ce qu’est de faire moins de vingt-cinq minutes au Tokyo Dome.

JERICHO-SAN !

Un combat lui aussi très attendu et de plus une stipulation qu’est la « No Disqualification » est venue donner un peu de piment à un combat qui promettait déjà une énorme bagarre entre le champion Intercontinental Chris Jericho et son rival ingouvernable Tetsuya Naito.

Et la bagarre fût, elle a commencé directement par un Piledriver sur la rampe d’entrée, rien que ça. Ensuite, des chaises, des kendo sticks et tout plein d’objets qui ont fait du bien à leurs corps musclés, pour celui de Jericho on verra plus tard, c’était une question d’angle de caméra. Et un spot absolument monstrueux sur une des tables de commentateurs qui a visiblement laissé des stigmates au corps de Y2J comme en témoigne ce post Instagram :

 

Et malheureusement pour notre champion, la soirée s’est mal terminé où il est malencontreusement battu par l’ingouvernable avec trois Destino pour le compte de trois. Y2J repart bredouille de Tokyo et on est terriblement tristes.

ACE, TOUT SIMPLEMENT

Nous y sommes enfin, un match tant symbolique pour l’Histoire, un match qui pourrait être le dernier tour de piste de la légende vivante Hiroshi Tanahashi comme la confirmation de la star internationale qu’est Kenny Omega, tant de symboles qui nous promettait un combat de grande ampleur, physiquement comme émotionnellement.

Un spectacle tout simplement, un combat référence où chacun a eu l’occasion de montrer ce qu’il valait aux yeux du monde entier. Et ce sont dès les entrées des deux lutteurs qu’on le ressentait la dimension épique de l’affrontement, qui se lisait sur le visage du champion Kenny Omega, arrivant sous un hommage au jeu vidéo Undertale où son combat contre l’Ace est représenté comme le boss final de son propre jeu, sa propre vie.

Mais ce sera un game over pour le canadien, il n’est pas parvenu à surpasser Hiroshi Tanahashi qui s’octroie son huitième titre de champion poids lourds IWGP, et c’est un pas en plus ancré dans la légende. Quarante minutes d’émotions qui clôt un événement qui déchaîne les passions depuis maintenant vingt-sept ans.

Pour l’Histoire.

Comme toujours, soyez fiers fans d’être fans de catch. Épanouissez-vous à travers votre passion, faites vous kiffer, c’est tout ce qu’on vous le souhaite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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