Objectif Loujniki : La Colombie

We Sport FR vous propose « Objectif Loujniki », en référence à la mythique enceinte moscovite récemment rénovée pour la Coupe du monde 2018 qui accueillera notamment la finale le 15 juillet prochain. Cette série livrera un focus sur les 32 pays participant au Mondial, par ordre croissant du classement FIFA d’avril 2018.

Aujourd’hui, à J-15 de la Coupe du Monde, place à la Colombie, l’une des équipes les plus envoutantes de la précédente édition. 

Parcours en qualifications

La phase qualificative n’aura pas été de tout repos pour “Los Cafeteros”. 4ème avec seulement un point de plus que le 5ème, le Pérou, qui a dû passer par un tour de barrage, la sélection de José Pekerman n’a obtenu sa qualification qu’à la dernière journée, à la faveur d’un match nul à Lima. Outrageusement dominés, les coéquipiers de James Rodriguez, qui avait ouvert le score, ont concédé l’égalisation Péruvienne à 15min de la fin, fort logiquement. Heureusement pour eux, les Colombiens ont été solidaire, et ce point du nul, combiné à la défaite 3-0 du Chili, qualifia les Tricolor. 4ème derrière le Brésil, l’Uruguay et l’Argentine, la Colombie n’a semble-t-il jamais été en mesure de viser plus haut, bien que les Uruguayens ne terminèrent qu’avec 4 points de plus. Incapable de battre les nations fortes de sa poule (défaites en Uruguay, contre l’Argentine, au Brésil, en Argentine, nul contre le Chili, l’Uruguay, et le Brésil), la Colombie a eu la bonne idée de remporter la majeur partie de ses matchs contre les nations les plus faibles de la zone AmSud, le tout en étant solide défensivement: 6 buts seulement encaissés dans les dix rencontres contre les équipes de bas de classement. Néanmoins, avec 21 buts marqués seulement en 18 rencontres, la Fiebre Amarilla n’a pas fait se lever les foules, obtenant majoritairement des points à l’arraché (1-0 contre la Bolivie et contre le Paraguay, 0-0 contre le Vénézuela, 1-1 contre le Pérou, 2-0 face au Vénézuela réduit à 9…). Mais l’essentiel est là: la qualification! Chose importante pour une sélection qui avait été convaincante et envoutante il y a 4 ans, au Brésil.

Style de jeu 

Nous l’avons remarqué il y a peu contre l’équipe de France au stade de France, la sélection Colombienne s’appuie avant tout sur une équipe de guerrier, soudée comme les doigts de la main. Certes limitée qualitativement, cette équipe a une grosse force de caractère et un mental à toute épreuve. S’appuyant sur un bloc défensif solide, articulé autour du prometteur Davinson Sanchez, et sur un binôme de récupérateur Aguilar-Sanchez bien rodé, le jeu de contre est l’une des principales armes de cette sélection, qui n’est pas adepte du jeu de conservation. Avec un James métronome et des ailiers ultra rapides (Cuadrado, Cardona, Zapata), le jeu direct prôné par Pekerman est bien adapté aux qualités de son effectif. Et devant, tout ou presque repose sur les épaules d’El Tigre, Radamel Falcao. Revanchard après avoir manqué l’édition Brésilienne, le buteur Monégasque à semblé en roue libre en fin de saison. Il semblerait bien qu’il ait qu’une seule chose en tête: cette coupe du monde. Le secteur offensif de cette équipe sera d’ailleurs largement remanié par rapport à 2014: si les indéboulonnables James, Cuadrado, Bacca sont toujours là, ce n’est pas le cas de tous . Victor Ibarbo a complètement sombré depuis son départ de Cagliari, Jackson Martinez parti en Chine s’assurer une belle retraite à disparu des radars, tout comme Adrian Ramos. Juan Quintero, un temps absent, y est revenu petit à petit depuis son retour au pays.

Equipe probable: Ospina – Arias – Sanchez – Zapata (ou Mina) – Fabra – Sanchez – Aguilar – Cardona – James – Cuadrado – Falcao

Le joueur à suivre? 

James Rodriguez bien entendu. On aurait pu être tenté de dire Falcao, mais l’ancien Madrilène, est le vrai régulateur de son équipe. Ressuscité cette saison au Bayern après 2 années de galère au Réal sous les ordres de Zidane, le meilleur buteur de la coupe du monde 2014 porte la majeure partie des espoirs de son pays. Peu utilisé par Ancelotti au début de saison, il a terminé la saison en boulet de canon, et termine avec 7 buts et 11 passes décisives pour sa première saison en Bundesliga. Il a impressionné du coté de la Bavière, à tel point que les dirigeants Munichois ont déjà décidé de lever son option d’achat, lui qui était à la base prêté pour deux saisons.  De bonne augure avant le mondial. Souvent positionné en numéro 10, comme dans son club, James est parfois titularisé sur un coté, lorsque son sélectionneur décide d’aligner un 4-4-2. Cela ne l’empêche pas de repiquer dans l’axe, là où il est le meilleur. A l’origine ou à la conclusion, James est toujours dans les bons coups. En atteste ses 6 buts et 4 passes lors des éliminatoires, ce qui en fait le meilleur buteur mais aussi le meilleur passeur des Cafeteros. Rodriguez n’a peut être plus son insouciance Brésilienne, mais il a gagné en expérience depuis 4 ans, et son départ de Monaco. Vainqueur de la Liga en 2017, double vainqueur de la Ligue des Champions en 2016 et 2017, et tout récemment champion d’Allemagne, le natif de Cúcuta a mûri. Reste maintenant à savoir si cela lui permettra se supporter toutes les attentes d’un pays sur ses épaules. Et de porter sa sélection vers une nouvelle belle coupe du monde.

Le prono de la rédac’

Au sein d’un groupe très homogène composé du Japon, de la Pologne et du Sénégal, la Colombie a de réelles chances de sortir de sa poule, même si cela ne sera pas chose aisée. La Pologne semble légèrement se détacher, mais derrière, tout est possible. D’autant que les quart de finalistes de la précédente édition ont l’expérience de ces matchs couperets, contrairement au Japon et encore plus au Sénégal. Absents depuis leur quart de final en 2002, les Lions de la Téranga sont sans doute les moins bien armés. Le 8ème de final théorique, contre l’Angleterre ou la Belgique, ne sera pas une partie de plaisir, mais rien ne sera impossible. Néanmoins, être une nouvelle fois dans le top 8, après la phase de qualification chaotique et avec un effectif limité serait une énorme performance pour cette sélection Colombienne.

Valentin Martin

A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard.

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