Avant-dernier de Ligue 1 après six journées, l'Olympique Lyonnais n'a toujours pas gagné cette saison, et inquiète. Si un nouvel entraîneur, Fabio Grosso, a succédé à Laurent Blanc sur le banc, l'inquiétude demeure. Outre les supporters et les dirigeants, d'anciens joueurs emblématiques de l'OL restent perplexes quant aux performances de l'équipe première et au rôle des dirigeants. Ambiance. 

Avant d'aller à Reims, l'OL toujours en panne de victoire

Huitième de Ligue 1 en 2022, septième au printemps dernier, l'Olympique Lyonnais, club emblématique du football français, attend avec impatience de retrouver une place de choix. Hélas, l'exercice 2023-2024 du Championnat de France a mal démarré pour l'OL. Ainsi, après six journées, les Gones affichent un piètre bilan de zéro victoire, deux nuls et quatre défaites. Le tout en ayant marqué trois petits buts et en en ayant encaissé onze. La claque reçue par le Paris Saint-Germain au Parc OL au tout début du mois a précipité la chute du coach, Laurent Blanc. À sa décharge, le champion du monde 98 français n'a pas vraiment eu les renforts espérés.

Crédit photo : Iconsport
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En revanche, dans l'autre sens, les pépites Castello Lukeba et Bradley Barcola sont parties, respectivement au RB Leipzig en Allemagne et au PSG. Sans oublier Malo Gusto, parti définitivement rejoindre le club anglais de Chelsea. C'est dans ce contexte que les Gones, hormis deux modestes 0-0 à Nice et face au promu Le Havre, ont perdu leurs quatre autres rencontres. La dernière en date le week-end écoulé, à Brest. Pour la première du champion du monde 2006 italien Fabio Grosso sur le banc. Celui qui vient de faire monter Frosinone en Serie A italienne n'a pu que constater les dégâts. Trouvera-t-il la bonne formule d'ici le déplacement à Reims prévu ce dimanche ? Du coup des anciennes gloires de l'OL, on semble clairement en douter.

“Aujourd'hui, le club a le classement qu'il mérite”

Dans les colonnes du Progrès en ce début de semaine, Sidney Govou, 411 matches officiels, toutes compétitions confondues, sous les couleurs de l'Olympique Lyonnais, et sept titres de champion de France de Ligue 1 sous le bras, a été invité à s'exprimer sur la période que traversent actuellement les Gones. Pour lui, le verdict est sans appel : “On doit arrêter d'imaginer ce que l'OL devrait être. Aujourd’hui, le club a le classement qu’il mérite. C'est une réalité, le club est avant-dernier.” Pour rappel, avec la lanterne rouge Clermont, la formation basée dans le Rhône est la seule à ne toujours pas avoir remporté le moindre match après six journées de Ligue 1. Forcément inquiétant.

Pour l'ex-international français aux 10 buts en 49 sélections, le mal est profond et ne se limite pas uniquement au sportif : “Ce n’est pas uniquement à cause des joueurs qui sont sur le terrain. C’est toute une organisation, une façon de fonctionner qui est en question. Je ne comprends pas cette incapacité à faire son autocritique. On vit sur une image, un passé très lointain qui n’existe plus. Il faut penser à court terme et remédier rapidement aux problèmes. (…) On peut être inquiet. Ce sera une saison compliquée. Il faut arrêter de parler des objectifs européens. Mais le point positif, c’est que cette crise intervient en début de saison. Cela peut permettre de redresser la barre.” S'il a tenté de conclure sur une bonne note, Sidney Govou ne doit pas perdre de vue que la crise en question est née bien avant le début de la saison en cours. Entre le spectre toujours bien présent de Jean-Michel Aulas, et la succession d'entraîneurs sans réel succès, il faudra probablement encore un peu de temps à l'OL pour retrouver son meilleur niveau. Et dans un premier temps, éviter le pire. Pour ne pas rejoindre son éternel rival, Saint-Etienne, en Ligue 2 au printemps prochain. Pire, le croiser.