Football

Pourquoi t’aimes le foot- le chef d’œuvre signé Zidane

Enfin, la trêve internationale est de retour ! Après un mois d’attente, nos sélections nationales vont revenir sur le devant de la scène. Ça t’embête plus qu’autre chose ? Ne t’en fais pas, on va bien s’occuper de toi pendant ces quinze jours! On profite de ce petit moment de répit (ou d’ennui) pour te montrer ce qui nous a fait aimer le football, avec une liste non exhaustive de matchs de légende du XXIème siècle. L’objectivité est loin d’être le maître mot mais force est de constater que les amoureux du football se souviennent forcément de ces soirées endiablées, pour leurs scénarios, leurs ambiances, leurs contextes, leurs émotions dégagées.

France – Brésil, coupe du monde 2006, quart de finale

  • Le contexte :

Le champion du monde en titre et grand favori de la compétition Brésilien contre nos bleus, qualifiés in-extremis en huitième de finale grâce à une victoire sur le fil contre le Togo, mais fort d’un précieux succès fédérateur contre l’Espagne en huitième. Coté Auriverde, tous les voyants sont au vert. Un premier tour mené de main de maître et un huitième expédié contre le Ghana, avec au passage un Ronaldo devenu meilleur buteur de l’histoire de la coupe du monde. Les Brésiliens sont les grands favoris et rêvent, comme l’Espagne trois jours plus tôt, d’envoyer notre Zizou national à la retraite.

  • Les compos :

  • Le match :

Le Brésil s’avance donc avec toute son armada, bien que Carlos Alberto Pareira privilégie un dispositif plus « équilibré», préférant solidifier son milieu quitte à sacrifier son quator joga bonito qui avait fait des ravages contre le Ghana. Exit Adriano, retour de Juninho, important sur coups de pied arrêtés qui plus est. Le Brésil est armé et personne ne doute de la Seleçao, un seul but encaissé jusqu’alors, du coté de Copacabana. Pourtant en face, les Bleus, en grande difficulté lors du premier tour, ont eu un acte fondateur quelques jours plus tôt, face à l’Espagne. Avec un nouveau Zidane. Chahuté par Domenech au premier tour, Zizou a décidé de prendre les choses en main face à ses potes Ibériques.

Il eut même la bonne idée de poursuivre sur sa lancée. Et personne n’était prêt. Car dès les premières minutes de ce quart de finale disputé à la Commerzbank Arena de Francfort, le ballon d’or 1998 nous démontra qu’il était en mission. Après 35 secondes de jeu, à 40 mètres de son but, il nous gratifia d’un râteau entre ZeRoberto et Juninho, suivi d’un passement de jambes pour enrhumer Gilberto Siva, avant de lancer Thierry Henry, malheureusement à contre temps. A la demie heure de jeu, après avoir récupéré un ballon devant Kaka tel un père de famille instruisant son enfant, il décale Abidal après un double contact pied gauche- pied droit pour éliminer Cafu et redonner du rythme à l’attaque tricolore.

crédit photo : ohmygoal

Juste avant la mi-temps, après une récupération de Makélélé, ZZ emmène un contre éclair sur le coté gauche, élimine Lucio avec une facilité déconcertante en feintant la passe pour Henry, crochète aisément ZeRoberto et trouve Vieira dans l’intervalle, ce dernier partant seul au but avant d’être scandaleusement fauché à 20m de la cage par Juan.

Une première mi-temps de maestro, et la deuxième sera au moins aussi parfaite.

Enfin, pour joindre l’utile à l’agréable le numéro 10 tricolore nous bluffa d’un sombrero tout en délicatesse devant son amigo du Real Ronado. Dans la continuité, Abidal, trouva Malouda, accroché par Cafu. Un coup-franc synonyme de libération puisque Zidane réalisa sa toute première passe décisive pour Thierry Henry, après presque 10 ans de vie commune en bleus !

En fin de match, c’est Gilberto Silva qui en prendra pour son grade, entre un coup du sombrero et une roulette, la coupe est pleine ! Et c’en est trop pour les Carioca, qui jamais n’auront la capacité de revenir, d’égaliser.

Plus généralement, chacune de prises de balle de Zidane fut faite dans le bon tempo, toujours vers l’avant, en bonifiant chacune de ses touches. Une démonstration de qualité technique. Un match XXL, n’aillons pas peur des mots. Peut-être même l’un des tous meilleurs de Zizou sous le maillot bleu, devant même un certain France-Brésil de 1998. Au moins pour sa qualité technique en tout cas.

crédit photo : francefootball

Surtout, sous son impulsion, c’est toute l’équipe de France qui réalisa un match solide, face au grand favori Brésilien. Barthez n’aura que très peu été sollicité, tant la défense à été solide, avec un binôme Vieira-Makélélé toujours aussi complémentaire. Ronnie muselé n’eut pas l’opportunité de prouver qu’il était le ballon d’or en titre. Si les attaquants français ont surtout eu des espaces sur transitions grâce aux attaques rapides, Malouda et Ribéry ont également été précieux pour bloquer les couloirs, une arme tant Cafu et Roberto Carlos sont de formidables contre-attaquants. Un vrai match d’équipe, avec à la baguette, un maestro nommé Zidane.

  • Le jeu : 

On s’attendait à voir les Brésiliens avoir le ballon. Et il est évident que, fort de son attaque tout feu tout flamme, les auriverdes se sont jetés à l’attaque. Mais en coupant bien les lignes de passe, et étant toujours bien placés, force est de constater que les bleus n’ont que très peu été en danger. La force des Sud-Américains résidait dans les couloirs. Les Français le savaient. Mais une fois le ballon sur un coté, qu’en faire? Thuram et Gallas étaient bien trop supérieurs dans le jeu aérien et Makélélé et Vieira omniprésents pour jouer les deuxièmes ballons. Restaient bien les coups de pied arrêtés. Et là, le danger était réel. Avec Juninho, Ronaldinho, et Roberto Carlos entres autres, il y avait de quoi avoir peur. Mais assez disciplinés, les bleus ont offert un nombre limité de munitions à leur adversaire du soir. Et sur les récupérations, les espaces étaient béants. Zidane s’est régalé. Zidane nous a régalé. Et les français se sont imposés.

  • L’homme fort :

Vous l’aurez très largement deviné. L’art du football by Zinédine Zidane. Une prestation magistrale. Une qualification pour les demies finales du mondial Allemand. Les Brésiliens auront donc échoué dans la mission que s’étaient fixés les Espagnols avant eux, à savoir renvoyer Zizou à la retraite. Pour le plus grand bonheur de tout le peuple français.

Prochain match, Olympique Lyonnais – Olympique de Marseille 2009

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