Football

Pourquoi t’aimes le foot – Une manita de bienvenue pour le Special One

Enfin, la trêve internationale est de retour ! Après un mois d’attente, nos sélections nationales vont revenir sur le devant de la scène. Ça t’embête plus qu’autre chose ? Ne t’en fais pas, on va bien s’occuper de toi pendant ces quinze jours! On profite de ce petit moment de répit (ou d’ennui) pour te montrer ce qui nous a fait aimer le football, avec une liste non exhaustive de matchs de légende du XXIe siècle. L’objectivité est loin d’être le maître-mot mais force est de constater que les amoureux du football se souviennent forcément de ces soirées endiablées, pour leurs scénarios, leurs ambiances, leurs contextes, leurs émotions dégagées.

FC Barcelone – Real Madrid, Liga 2010-2011

  • Le contexte :

Fraîchement débarqué de l’Inter Milan, auréolé d’un triplé Scudetto- Coppa d’Italia- Ligue des Champions, José Mourinho, l’ancien du Barça, arrive plein d’ambition avec son Real, au Camp Nou, persuadé de pouvoir faire chuter les Catalans. Devant d’un point au classement, les Madrilènes espèrent bien accroître leur avance sur leurs rivaux de toujours. D’autant plus que les 4 derniers affrontements se sont soldés par une victoire des Blaugranas. Une réaction était attendue. Mais c’était sans compter sur la bande à Guardiola qui, après une année compliquée suite au fameux sextuplé historique (Liga, coupe du Roi, Ligue des Champions, Supercoupe d’Espagne, Supercoupe d’Europe, Mondial des Clubs), était en mission. Le moins que l’on puisse dire, c’est que « The Special One » se souviendra longtemps de son premier Clasico.

  • Les compos :

  • Le match :

Un récital. Et une manita légendaire. Le Barça aura récité son football pendant une heure et demie. Et la leçon commence dès la 10e minute. Sur un jeu en triangle, Messi décale Iniesta sur le côté gauche. L’Espagnol lance Xavi plein axe à l’entrée de la surface. Avec un peu de réussite et beaucoup de sang-froid, le numéro 6 catalan ouvre le score. Le match est lancé, très tôt.

crédit photo: bleacher report

Dans la foulée, le Real tente de relever la tête, et aura deux belles situations, tout d’abord par Di Maria qui bute sur Valdès, puis ensuite sur un amour de ballon de Ronaldo à destination de Benzema. Heureusement pour le Barça, Abidal effleure la gonfle et sauve un but presque tout fait. Le coche est manqué. Car les Catalans vont monter d’un cran, sous l’impulsion du binôme de toujours Xavi-Iniesta, tout simplement monstrueux encore une fois.

C’est d’ailleurs le premier qui, au terme d’une conservation de balle Guardiolesque, ce fameux Tiki-Taka, va renverser le jeu côté gauche pour David Villa, dont le centre-tir dévié par Casillas va atterrir dans les pieds de Pedro qui n’aura plus qu’à conclure.

crédit photo: le télégramme

Comme très souvent dans ces rencontres entre Castillans et Catalans, les esprits s’échauffent, le match devient âpre. Et les Pepe, Busquets et autres Ramos ne sont pas en reste. Lionel Messi en est souvent la cible parfaite. En effet, plus le match avance, plus le lutin argentin monte en puissance, par ses accélérations dont il a le secret. Il est d’ailleurs tout proche d’offrir à Xavi la balle du 3-0 sur un rush made in Messi. Un ballon récupéré sur l’aile droite, un coup de rein déroutant pour rentrer dans l’axe puis servir dans un intervalle un coéquipier. Ce n’est que partie remise puisqu’à la 55e minute de jeu, le natif de Rosario élimine Xabi Alonso sur son contrôle, repique plein axe pour trouver David Villa entre Carvalho et Pepe. L’Espagnol croise sa frappe pour battre Casillas à bout portant. Et que dire sa seconde passe décisive ? Prise de balle entre Lassana Diarra et Ricardo Carvalho dans son camp, quelque peu décalé sur le côté droit. Accélération soudaine pour mystifier ses vis-à-vis, petit crochet intérieur pour mettre dans le vent Khedira, passe lumineuse entre Pepe et Ramos pour trouver une nouvelle fois Villa. D’un extérieur du pied à ras de terre, l’ancien Valencien trompe de nouveau San Iker.

Sans idée, le Real n’arrive tout simplement pas à se créer des occasions de but. Ronaldo est bien muselé par la défense catalane et disparaît peu à peu de la rencontre. Ozil n’a aucun impact, tout comme Di Maria. Ces joueurs qui n’aiment pas défendre sont en plus obligés de jouer contre nature, et doivent sans cesse courir (ou marcher) derrière le ballon. Trop compliqué. Surtout face à ce Barça des grands soirs. Les séquences de conservation se multiplient pour les Blaugranas qui humilient véritablement leur adversaire de toujours. La déroute est proche.

D’autant plus qu’à la 90e minute de jeu, Jeffren entré en cours de match, vient de nouveau crucifier Casillas sur un centre à ras de terre de la droite de Bojan. Le calice jusqu’à la lie. Bafoué comme rarement, l’honneur des Madrilènes en prend un sacré coup. C’en est trop pour Sergio Ramos, exclu pour une balayette sur Lionel Messi, suivi d’une manchette sur Puyol provoquant un début d’échauffourée.

Au coup de sifflet final, la joie du groupe barcelonais contraste avec le regard vide de Cristiano Ronaldo, au bord des larmes. Piqué peut chambrer en levant ses 5 doigts de la main en direction de la tribune. Oui le FCB a infligé une manita mémorable à son ennemi juré.

crédit photo: fcbarcelonaclan

  • Le jeu :

Une prestation remarquable du Barça de Guardiola. Une mainmise sur le match du début à la fin, En témoigne cette ultra-domination : le duo Xavi-Iniesta a touché presque deux fois plus de ballons que le trio madrilène Khedira-Ozil-Xabi Alonso (224 contre 116). Comme à son habitude, le club catalan a conservé encore et encore le cuir, jusqu’à trouver la faille dans la défense adverse. Pas nécessairement habitués à subir de la sorte, les Madrilènes ont tout simplement explosé, sous l’impulsion d’un Lionel Messi et de ses accélérations fulgurantes. Le Real n’a même pas réussi à se montrer dangereux sur les transitions. Ozil ayant été aux abonnés absents. Ronaldo disparaissant petit à petit au fil de la rencontre. Benzema s’est alors retrouvé isolé, pas aidé non plus par un Di Maria quelconque. Alors que de l’autre côté, les latéraux et notamment Dani Alves, ont été portés vers l’avant, et, cerise sur le gâteau, le coaching a été payant, en atteste le dernier but. Un match réussi de A à Z. Une véritable leçon vous dit-on.

  • L’homme fort :

S’il n’a pas marqué au cours de cette rencontre, Lionel Messi, qui vise un deuxième ballon d’or consécutif à cette époque, a éclaboussé la rencontre de son talent. Par sa disponibilité, ses appels, ses décrochages, il a magnifié le jeu du Barça en touchant tout de même 96 ballons, et en délivrant deux caviars à David Villa. Plus en vue en seconde période, il a donné le tournis à Pepe et compagnie. Et plus le Real l’égratignait, plus l’Argentin provoquait, balle au pied. Comme quoi, il n’est pas forcément nécessaire de marquer pour réaliser un grand match. Lancés à la reconquête de la coupe aux grandes oreilles, Messi et toute sa bande ont réalisé un match d’anthologie.

Prochain match demain, France – Argentine 2018

Crédit photo, Barcelonafan



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