Ça roule…

Preview 2022 : INEOS Grenadiers

WeSportFR vous fait patienter avant la reprise de la saison cycliste et, surtout, pour vous rendre incollable jusqu'aux premiers coups de pédales de la saison qui s'annonce. Aujourd'hui ? On s'attaque à la INEOS Grenadiers. Après une nouvelle saison sans avoir remporté le Tour de France mais en ayant remporté le Giro avec Egan Bernal, la formation britannique tentera de reconquérir le jaune en juillet en prochain.

Le coup d'oeil en arrière : encore loupé

Pour la deuxième année consécutif, les INEOS Grenadiers ont échoué à ramener le maillot jaune à Paris. Le plus gros budget du peloton avait misé sur Richard Carapaz dans la quête du jaune mais l'équatorien n'a rien pu faire face à l'intouchable Tadej Pogacar. Seulement troisième du Tour de France, Carapaz a connu une saison en demi-teinte en abandonnant la Vuelta lors la quatorzième étape. On notera tout de même sa victoire sur le Tour de Suisse et bien sûr son titre olympique à Tokyo.

Avec 35 victoires, la formation britannique a réalisé une belle saison. Egan Bernal a remporté le Tour d'Italie en remportant deux étapes de montagne. Seulement sixième de la Vuelta, le colombien a connu une fin de saison plus compliqué en raison d'un problème de dos. La formation britannique a brillé sur les courses d'une semaine avec des victoires sur le Tour de Catalogne (Adam Yates), Tour de Romandie (Geraint Thomas), Critérium du Dauphiné (Richie Porte), Tour de Suisse (Richard Carapaz), Tour de Norvège (Ethan Hayter). 2021 a vu les pépites de la formation briller lors des grands rendez-vous. Thomas Pidcock a réalisé une grosse campagne sur les classiques avec notamment une belle victoire sur la Flèche Brabançonne où il a dominé Wout Van Aert après un final tonitruant. Son compatriote Ethan Hayter s'est lui révélé pour sa deuxième saison professionnelle. Le britannique a remporté un quart des victoires de son équipe avec des succès notamment sur le Tour d'Andalousie et le Tour de Norvège.

Le marché de l'hiver : un affaiblissement de l'équipe ? 

Une chose n'est pas coutume, les Ineos n'ont pas fait de folie cet hiver. Après un hiver 2020 qui avait vu Dani Martinez, Richie Porte, Adam Yates, Laurens De Plus et Thomas Pidcock rejoindre la formation britannique, l'hiver 2021 a été plutôt calme dans le sens des arrivées. 7 coureurs sont venus renforcer l'équipe de David Brailsford. La recrue phare est sans aucun doute le retour d'Élia Viviani dans les rangs de la formation.

Après deux années difficiles chez Cofidis, l'italien a fait le choix de revenir dans son ancienne équipe. Le choix peut surprendre des deux cotés. Les Ineos n'ont pas culture du sprint et préfère avant tout jouer le classement général sur les Grands Tours. Du coté de Viviani, il perd l'intégralité de son train. Omar Fraile est venue lui renforcer la garde d'Egan Bernal et de Richard Carapaz en vue des Grands Tours. Ensuite les britanniques ont fait le choix de miser sur l'avenir en recrutant de très jeunes coureurs avec le recrutement de Ben Tulett, Kim Heiduk, Luke Plapp, Ben Turner et Magnus Sheffield.

Le recrutement d'Ineos est assez surprenant surtout que les britanniques ont perdu pas mal de coureurs important. Rohan Dennis, Ivan Sosa, Gianni Moscon, Michal Golas, Owain Doull, Sebastian Henao et Léonardo Basso sont tous partis vers d'autres horizons. Un recrutement calme ? Pas si étonnant que cela si l'on regarde plus près. La formation britannique a déjà de quoi pour épauler ses deux grands leaders que sont Richard Carapaz et Egan Bernal. Yates, Van Baarle, Thomas, Sivakov, Porte, Narvaez, Martinez, De Plus, Castroviejo, Amador … sont déjà là pour épauler les sud-américains.

Qu'attendre de 2022 ? Retrouver les sommets

“On veut écrire un nouveau chapitre de succès”. David Brailsford a planté le décors. Les INEOS-Grenadiers veulent redevenir l'équipe de référence du peloton professionnel. Le Tour de France sera sans aucun doute l'objectif majeur pour les britanniques. Egan Bernal devrait faire son retour sur les routes françaises en Juillet prochain avec l'ambition d'aller remporter un nouveau Tour de France après son sacre en 2019. Le colombien sait qu'aujourd'hui la concurrence est encore plus rude avec l'avénement du phénomène Tadej Pogacar. Après deux années d'échecs, INEOS alignera une nouvelle fois une équipe XXL pour accompagner son coureur colombien.

Brailsford veut également briller sur les deux autres Grands Tours. Vainqueur du Giro en 2019 et champion olympique en titre, Richard Carapaz devrait participer à la fois au Giro et à la Vuelta. Il devrait notamment être accompagner de Tao Geoghegan Hart, vainqueur du Giro 2020. Il sera également intéressant d'observer quel rôle jouera le franco-russe Pavel Sivakov dans l'équation. Neuvième du Giro 2019, vainqueur la même année du Tour de Pologne et du Tour des Alpes il n'a pas pu jouer sa carte personnelles les deux dernières saisons.

Thomas Pidcock devrait être le leader de son équipe sur les classiques. Capable à la fois de jouer la gagne sur les flandriennes et les ardennaises, il pourra notamment compter sur le soutien de Michal Kwiatowski qui pourrait également sortir de l'ombre si l'occasion le permet. Enfin, il sera particulièrement intéressant de voir quel rôle jouera le revenant Élia Viviani. On le sait Ineos n'a pas jamais eu la culture du sprint même lorsque Mark Cavendish courrait pour l'équipe. Après deux saisons particulièrement difficile, l'italien entend retrouver la confiance. Il devrait notamment être le sprinteur de l'équipe lors du prochain Giro mais avec quels moyens à sa disposition quand on sait qu'Ineos amènera Carapaz et Geoghegan Hart pour la quête du maillot rose.

Le coureur à suivre : Thomas Pidcock ? 

Le coureur qui nous fera suivre les INEOS Grenadiers ? Thomas Pidcock, sans hésitation. Celui qui vient du cyclo-cross a réalisé une première saison sur route assez impressionnante. Grand animateur des classiques de début de saison, il a remporté La Flèche Brabançonne en se payant Wout Van Aaer au sprint. Deuxième de l'Amstel, cinquième des Strade-Bianche, troisième de Kuurne-Bruxelles-Kuurne et sixième de La Flèche Wallonne, plutôt solide pour un coureur découvrant les classiques. À 22 ans, le britannique devrait encore franchir un palier supplémentaire cette saison. Il axera sa première partie de saison sur les classiques flandriennes et ardennaises et apparait aujourd'hui comme le principal concurrent du duo Van Aert – Van der Poel sur les prochaines Flandriennes.

Il sera également très intéressant de suivre son compatriote, Ethan Hayter. Agé de 23 ans a confirmé les attentes placées en lui pour sa deuxième saison professionnelle. Il a levé les bras neuf fois cette saison : une étape du Tour d'Algarve, deux étapes du Tour d'Andalousie, deux étapes du Tour de Norvège avec le général en prime, une étape de son tour national et un titre de champion de Grande-Bretagne de contre-la-montre. En 2022, il découvrira les grands tours en participant au Giro d'Italia. Pur produit de la piste dans la tradition britannique, Hayter fait penser à Bradley Wiggins à ses débuts. Il sera l'une des grandes attractions de cette saison 2022.

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