La NFL reprend dans moins d'un mois (on croise les doigts !), c'est le moment pour We Sport de vous présenter la saison à venir. Division par division, vous aurez droit à une présentation de chaque équipe ainsi qu'à notre pronostic afin que vous soyez fin prêt pour le début de la saison. Aujourd’hui direction la NFC Ouest, peut-être la division la plus relevée de toute la ligue.

Arizona Cardinals

La saison 2019

Après avoir terminé avec le pire bilan de la ligue en 2018, les Cardinals démarraient un nouveau cycle l’an dernier. Avec Kliff Kingsbury comme nouveau head coach et Kyler Murray, n°1 de la Draft 2019, dans le shotgun, cette saison devait être celle de la transition et devait poser les bases pour le futur. Et, au final, c’est exactement ce qu’il s’est passé. Malgré un bilan comptable plus que moyen (5-10-1), la franchise s’est montré prometteuse avec un système de jeu très agressif en attaque. Fruit de cette nouvelle direction, Kyler Murray a plutôt convaincu pour ses grands débuts et s’est même offert le titre de rookie offensif de l’année au nez et à la barbe de Josh Jacobs (RB, Oakland Raiders*).

S’il y a eu du bon, avec une attaque prometteuse, il y a aussi eu du moins bon. Sur les lignes, la franchise s’est rapidement montrée en difficulté, et ce des deux côtés du terrain. La défense en général a également eu beaucoup de mal en 2019. Si les leaders (Chandler Jones, Jordan Hicks, Budda Baker) ont répondu présents, ce fut plus compliqué pour les autres au sein d’une escouade qui a tout de même encaissé 27.6 pts/match sur la saison. Les bases sont posées, mais il fallait s’améliorer pour la saison suivante.

L’intersaison

La plus grosse acquisition de l’intersaison est venue à travers un transfert avec les Houston Texans. En lâchant un 2e tour de draft ainsi que le coureur David Johnson, les Cardinals ont pu récupérer Deandre Hopkins, assurément l’un des trois meilleurs receveurs de toute la ligue. Quant on connaît l’amour de Kliff Kingsbury pour ses receveurs dans une attaque très axée sur le jeu aérien, cette acquisition a de quoi faire peur…

Un des gros chantiers pour Arizona au printemps était de renforcer ces lignes. Sur la ligne offensive, Kelvin Beachum a été recruté, pendant que la franchise prolongeait DJ Humphries ou encore Marcus Gilbert. L’ajout majeur dans cette escouade est toutefois venu via la Draft, avec l’arrivée de Josh Jones au 3e tour. Sur la ligne défensive, deux acquisitions sont à noter. Tout d’abord, Jordan Philips est arrivé en provenance de Buffalo et devrait récupérer le poste de nose tackle titulaire. Les Cardinals ont ensuite récupérer deux rookies en les personnes de Rashard Lawrence et Leki Fotu qui pourraient avoir quelques snaps cette saison.

Enfin, les pensionnaires du University of Phoenix Stadium ont décidé de blinder le poste de linebacker. Pour se faire, ils ont attiré De’vondre Campbell et Devon Kennard lors de la Free Agency, puis ont drafté Isaiah Simmons et Evan Weaver lors de la Draft. Le premier nommé pourrait d’ailleurs avoir énormément d’impact dès la Week 1 (voir plus bas)

La Star : Chandler Jones

Si Deandre Hopkins, tout juste arrivé dans la franchise, et Kyler Murray, entrant dans sa deuxième année, ont sûrement plus de starpower que lui, Chandler Jones est bien le meilleur joueur des Cardinals ces dernières saisons. Auteur de dix-neuf sacks et huit fumbles forcés, il sort de la meilleure saison de sa carrière sur le plan statistique. Mieux, il a également décroché un troisième sélection au Pro Bowl ainsi qu’une deuxième nomination en tant que All-Pro. Cette saison encore, il devra être le leader d’une défense qui devra encore montrer des signes de progression.

Le joueur à suivre : Isaiah Simmons

À peine arrivé dans la ligue et déjà sous le feu des projecteurs. Si Budda Baker et son nouveau contrat record pour un safety sera également à surveiller, Isaiah Simmons sera bien l’une des principales attractions cette saison dans l’Arizona. Joueur polyvalent, il est capable de jouer à diverses positions (linebacker, nickel cornerback, safety) et est déjà très bon en couverture. Avec un physique déjà impressionnant, son coordinateur défensif Vance Joseph comptera sur lui dès le début de la saison et l’ancien prodige de Clemson pourrait très vite s’affirmer comme un des meilleurs joueurs de la ligue sur la position.

Le Calendrier

NFC Ouest

La Question

« Les Cardinals auront-ils la meilleure attaque de la ligue ? »

Depuis l’arrivée de Kliff Kingsbury, la priorité semble claire : avec une attaque explosive et agressive. Et, au regard de l’effectif, cette attaque pourrait terrifier plus d’une défense en NFL. Kyler Murray, Deandre Hopkins, Larry Fitzgerald, Christian Kirk, Kenyan Drake, tous des joueurs capables de dynamiter le score par leur talent. De là à en faire la meilleure attaque de la ligue ? Peut-être pas, mais avec un tel système offensif les Cardinals pourraient bien truster les premières places en termes de points inscrits et de yards parcourus.

Le Prono

Arizona a une équipe jeune et talentueuse, pouvant largement être un poil à gratter cette saison. Aucun match ne sera facile à jouer face aux Cardinals cette saison, et l troupe de Kliff Kingsbury pourrait bien créer la surprise. Néanmoins, certains secteurs semblent encore un peu tendre et dans une NFC Ouest très relevée la franchise de Glendale aura peut-être du mal à tirer son épingle du jeu. Une nouvelle saison d’apprentissage avant d’exploser l’an prochain ? Bilan 2020 : 8-8

Los Angeles Rams

La saison 2019

Comme presque toutes les franchises sortant d’une défaite au Super Bowl ces dernières années, les Rams ont connu une saison difficile qui s’est terminée sans une qualification en playoffs. En progression constante depuis l’arrivée de Sean McVay en tant que head coach, la franchise n’a pas réalisé une saison horrible. Vainqueur face à ses adversaires les plus faibles mais défait contre les cadors de la ligue, Los Angeles termine logiquement avec un bilan de (9-7) pas loin de l’équilibre. Les californiens auront cru aux playoffs presque jusqu’au bout, mais les défaites face aux Cowboys puis aux 49ers lors des Week 15 et Week 16 auront eu raison de leurs derniers espoirs.

Au final, les Rams manqueront donc les playoffs pour la première fois de l’ère Sean McVay. Sans être catastrophique, l’attaque n’a pas tourné à plein régime, tout comme la défense qui avait montré de meilleures choses par le passé. Après cet échec en 2019, il faudra rebondir en 2020 pour ne pas briser la dynamique de ces dernières saisons.

L’intersaison

Intersaison assez compliquée pour les Rams, qui ont perdu plusieurs cadres sans réussir totalement à compenser ces départs. En attaque, Todd Gurley a plié bagages après plusieurs saisons brillantes dans la franchise. Blessé et diminué la saison dernière, il n’a pas été conservé et s’en est allé vers la Géorgie pour rejoindre les Falcons. Il sera accompagné dans le sud du pays par Brandin Cooks, plus en odeur de sainteté à Los Angeles et transféré à Houston.

Pour les remplacer, les Rams ont été agressifs à la Draft en utilisant leurs deux premières sélections sur des postes offensifs. Ainsi, le coureur Cam Akers a été sélectionné au 2e tour, tout comme le receveur Van Jefferson quelques choix plus tard. La Draft a également permis de sélectionner quelques joueurs défensifs intéressants comme Terrell Lewis ou Terrell Burgess, ce qui ne compensera toutefois pas les nombreuses pertes de ce côté du ballon.

En effet, plusieurs cadres de l’escouade défensive ne seront plus en Californie l’an prochain. Excellent sur la ligne des linebackers, Corey Littleton a rejoint les Raiders. Également précieux sur leurs positions respectives, Nickel Robey-Coleman et Dante Fowler ont tout deux quitté la franchise. Même cas de figure pour les vétérans Clay Matthews et Eric Weddle, non-conservés par la direction. Si Leonard Floyd et A’Shawn Robinson sont arrivés via la Free Agency, les pertes restent lourdes pour Los Angeles.

À noter également un autre départ lourd de conséquences pour les Rams, celui de leur kicker Greg Zuerlein. Parti chez les Cowboys, Greg The Leg devrait être remplacé par le rookie sorti de Miami (OH) Sam Sloman.

La Star : Aaron Donald

Si Los Angeles devra rebondir cette saison, la franchise pourra compter sur l’un des meilleurs défenseurs de la ligue. Dépourvu de son titre de défenseur de l’année à l’issue de cette saison, Aaron Donald continue toutefois de terroriser toutes les défenses NFL. Souvent pris par deux voire trois hommes de ligne, il ouvre des espaces monumentaux pour ses coéquipiers quand il n’attrape pas lui même le quarterback adverse. Avec un tel joueur dans son effectif, la défense des Rams sera toujours à prendre au sérieux.

Le joueur à suivre : Tyler Higbee

S’il n’est pas encore un des meilleurs joueurs à son poste, Tyler Higbee a montré de beaux signes de progression l’an dernier. Multipliant sa production de yards par 2,5, il s’est révélé comme une option fiable et pourrait s’affirmer comme ce tight end qui ferait énormément de bien à Jared Goff. Attendu au tournant cette saison, le quarterback ne pourrait que bénéficier d’une soupape de sécurité fiable, ce que pourrait devenir a minima Tyler Higbee cette saison s’il confirme sa progression.

Le Calendrier

NFC Ouest

La Question

« Jared Goff est-il plus qu’un quarterback de système ? »

C’est peut-être l’une des clés de la réussite de la saison des Rams. Sortant d’une saison moyenne statistiquement, Jared Goff va devoir lever les doutes quant à son niveau et s’imposer comme un véritable leader. Avec le départ de Todd Gurley, celui qui entre dans sa cinquième année devra montrer qu’il a les épaules pour porter l’équipe et qu’il peut être plus propre qu’en 2019. Si la réussite des Rams dépend en partie de son niveau, la suite de sa carrière pourrait aussi être impactée en cas de nouvelle saison décevante.

Le Prono

Los Angeles a les armes pour rebondir, mais plusieurs points posent question. Si la ligne défensive est impressionnante, le niveau des autres secteurs défensifs ne rassure pas forcément. De l’autre côté du ballon, l’attaque peut frapper fort, mais il faudra que Jared Goff se montre convaincant. Dans une division aussi relevée que la NFC Ouest où tout le monde peut prétendre aux playoffs cela pourrait poser problème, et les Rams pourraient bien être les dindons de la farce. Bilan 2020 : 7-9

San Francisco 49ers

La saison 2019

Cette saison était celle de la rédemption pour les 49ers. Deuxième pire bilan de la ligue (4-12) en 2018, la franchise a totalement inversé la tendance en 2019. Pour la troisième saison de Kyle Shanahan en tant que head coach, San Francisco a démarré sur les chapeaux de roue en remportant ses huit premiers matchs ; une première depuis 1990. La franchise a dominé la NFC grâce à une attaque très prolifique et a l’une des meilleurs lignes défensives du pays, ce qui lui permit de s’assurer la première place de sa conférence. Au final, les 49ers terminent avec un bilan de (13-3), combinant plus de victoires que lors des saisons 2016,2017 et 2018 réunis !

Grâce à cette superbe saison, San Francisco se qualifia en playoffs pour la première fois depuis 2013, dernière saison où il obtinrent un bilan positif, et eurent même le luxe d’avoir une semaine de repos lors des Wild Cards. Opposés au Vikings pour leur entrée en lice, ils ne firent pas dans le détail et s’imposèrent assez tranquillement. Même scénario en finale de conférence face aux Packers, où les californiens se montrèrent bien supérieurs.

San Francisco se qualifia ainsi pour son premier Super Bowl depuis 2013, mais l’issue fut la même que sept ans auparavant. Confrontés aux Chiefs de Patrick Mahomes, ils crurent longtemps être en mesure de l’emporter, avant que Kansas City ne renverse totalement la vapeur dans le quatrième quart-temps. San Francisco n’a pas à rougir de son parcours, mais pourrait être marqué mentalement par cette défaite cruelle.

L’intersaison

À San Francisco, l’intersaison était surtout sous le signe de la prolongation. Avec de nombreux free agents, la franchise a voulu assurer le coup en prolongeant plusieurs noms assez importants. Pour ne citer qu’eux, Arik Armstead, Jimmie Ward, Emmanuel Moseley et Jason Verrett ont été conservés, tout comme Matt Breida qui sera finalement échangé à Miami. En revanche, la franchise n’a pas pu empêcher le départ d’Emmanuel Sanders vers la Nouvelle Orléans. Pour le remplacer, les 49ers ont misé un choix du 1er tour sur Brandon Ayiuk, receveur supersonique sorti d’Arizona State.

Outre les signatures et les prolongations, San Francisco a été plus actif sur le marché des transferts. Ainsi, la franchise a décidé de se séparer de DeForest Buckner, membre clé de la ligne défensive aspirant à un gros contrat, en échange d’un choix du 1er tour des Colts. Cette sélection a directement été utilisée pour compenser ce départ avec la draft de Javon Kinlaw qui devrait déjà se retrouver titulaire. La Draft a également été un moyen de compenser le départ à la retraite de Joe Staley sur la ligne offensive, mais sans recruter un rookie. En effet, la franchise de la baie a récupéré l’excellent Trent Williams contre un 3e et un 4e tour de draft, une misère lorsqu’on connaît le niveau du joueur en pleine santé.

La Star : George Kittle

Dans une équipe où l’attaque est le fer de lance, la star, c’est lui. Encore inconnu du grand public avant la saison 2018, l’ancien d’Iowa s’est depuis affirmé comme un des meilleurs tight ends de la ligue. Prolongé à prix d’or cet été (75 M de $ sur cinq ans), il devra confirmer au sortir d’une saison All-Pro et encore prouver qu’il est bien l’option n°1 dans le jeu aérien et, pourquoi pas, devenir le meilleur tight-end de la ligue.

Le joueur à suivre : Trent Williams

Arrivé presque sur la pointe des pieds au cours de la Draft, Trent Williams pourrait s’avérer être une excellente acquisition pour les 49ers. Considéré comme l’un des meilleurs tackles côté aveugle lorsqu’il évoluait à Washington, il compenserait parfaitement le départ à la retraite de Joe Staley. Toutefois, Williams n’a pas joué depuis 2018 et n’a pas disputé quinze matchs ou plus dans une saison depuis 2014. Sa santé sera un gros point d’interrogation, mais si le corps ne lâche il pourrait rappeler à toute la ligue pourquoi il a été Pro Bowler sept fois dans sa carrière.

Le Calendrier

NFC Ouest

La Question

« Les 49ers vont-ils souffrir du syndrome post-Super Bowl ? »

C’est malheureusement une réalité depuis plusieurs saisons : après une défaite au Super Bowl, une franchise sombre la saison suivante. Les exemples sont nombreux : Panthers 2016, Falcons 2017 et dans une moindre mesure Eagles 2018 puis Rams 2019. Les 49ers version 2020 seront-ils les suivants ? Au vu de leur effectif, on a envie de dire que non, mais cette malédiction n’a pour l’instant épargné personne. Toutefois, rien n’est impossible, surtout que Patrick Mahomes a brisé une autre malédiction en remportant le Super Bowl l’an dernier, la Madden Curse.

Le Prono

Sur le papier, San Francisco est favori à sa propre succession en NFC Ouest. L’attaque semble être toujours aussi explosive, tandis que la ligne défensive fait encore peur à tout le monde. Dans la pratique cela pourrait être plus compliqué. Comment l’équipe réagira après la défaite au Super Bowl LIV ? Une division compliquée et un calendrier difficile auront-ils raison de leurs espoirs ? On espère que non, mais dans une saison aussi spéciale on ne peut presque rien prévoir. Bilan 2020 : 12-4

Seattle Seahawks

La saison 2019

Alors qu’on leur promettait une saison compliquée, les Seahawks ont surpris plus d’un observateur avisé. Avec un Russell Wilson en mode MVP, la franchise du Washington a parfaitement démarré sa saison, en remportant huit de ses dix matchs jusqu’à sa bye week. Malgré des lacunes dans l’effectif, notamment en défense et sur les lignes, Seattle était dans la course pour les playoffs et même à la lutte avec San Francisco pour le titre de division NFC Ouest. Si la franchise va connaître un petit coup de mou en fin de saison (3-3), les Seahawks réussiront tout de même à décrocher une place en Wild Cards.

Qualifié pour les playoffs, Seattle ne va pas faire de la figuration. Opposés aux Eagles, les joueurs de Pete Carroll vont réussir à se qualifier au terme d’un match moyen. Toutefois, leur parcours s’arrêtera au tour suivant face aux Packers, dans une rencontre qui aurait très bien pu tourner à leur avantage. Avec un Russell Wilson exceptionnel, les Seahawks ont impressionné, mais il faudra corriger certaines choses pour espérer réitérer cette performance en 2020.

L’intersaison

Comme chaque saison depuis maintenant plusieurs années, Seattle devait avoir une priorité au cours du printemps : renforcer la ligne offensive. Pourtant, comme chaque saison, le Front Office n’a que peu considéré ce secteur de jeu. Cedric Ogbuehi et Brandon Shell ont certes été recrutés, tout comme Damien Lewis via la Draft, mais aucun de ces joueurs n’est une recrue d’impact pour un groupe déjà assez critiqué. Sur la ligne défensive, même constat. Jadeveon Clowney n’a pas été conservé et laisse un gros vide dans un groupe qui n’enregistre que l’arrivée du rookie Darrell Taylor.

Néanmoins, Seattle a tout de même renforcé sa défense, pas forcément à son aise l’an dernier, dans d’autres secteurs. La grosse acquisition de l’intersaison se nomme Jamal Adams, débauché aux Jets contre Bradley McDougald, un 3e tour et deux 1er tour de draft. La contrepartie peut sembler énorme, mais le safety a tout pour devenir le nouveau leader de cette défense. Les Seahawks également l’arrivée du cornerback Quinton Dubar ainsi que celle de Greg Olsen, deux joueurs qui pourraient être précieux dans la rotation sur leurs positions respectives.

Enfin, et là aussi cela commence à devenir un classique chaque année, Seattle a surpris avec son choix du 1er tour à la Draft. Raillés et critiqués pour prendre des joueurs beaucoup plus haut que leur valeur estimée (Rashaad Penny, LJ Collier), les Seahawks ont cette année sélectionné Jordyn Brooks. Linebacker avec un bon potentiel, il était néanmoins attendu un à deux tours plus bas ! Encore un reach de la franchise, mais espérons que celui-ci soit payant.

La Star : Russell Wilson

S’il y a bien un joueur qui représente tous les espoirs de Seattle, c’est bien Russell Wilson. Maître à jouer et symbole de la franchise depuis son arrivée dans la ligue, il évolue aujourd’hui à un niveau MVP et a tout pour faire des Seahawks un équipe crédible pour les playoffs cette saison. Si sa ligne offensive était meilleure, la franchise du Washington aurait même pu viser les étoiles.

Le joueur à suivre : Jamal Adams

Recruté à prix d’or au cours de l’intersaison, Jamal Adams doit s’imposer comme le leader d’une défense en pleine reconstruction. Loin de l’époque de la Legion of Boom, Seattle peut encore compter sur quelques cadres et espérera que sa nouvelle recrue puisse devenir le Russell Wilson de la défense. Beaucoup de pression pour le safety, mais il a largement les capacités pour répondre aux attentes.

Le Calendrier

NFC Ouest

La Question

« Russell Wilson pourra-t-il enfin respirer ? »

C’est une rengaine chaque saison, et Seattle ne fait rien pour que cela change. Russell Wilson est un des meilleurs quarterbacks de la ligue, mais sa ligne offensive est l’une des pires. Sans temps pour réaliser certaines actions, le lanceur est obligé de fuir les défenseurs et de réaliser des lancers compliqués. En course pour être MVP cette saison, Wilson ne serait pas contre un peu de répit, ce qui pourrait le conduire jusqu’au sommet de la ligue.

Le Prono

Seattle a montré l’an dernier que l’équipe était capable de se mêler à la lutte pour les playoffs, et ce en grande partie grâce à Russell Wilson. La franchise aura à nouveau des ambitions cette saison, en atteste le recrutement de Jamal Adams qui devra s’imposer comme le leader de la défense. Dans une division relevée les Seahawks auront une carte à jouer, mais il ne faudra pas avoir de retard à l’allumage sous peine de voir le train de la postseason leur passer sous le nez. Bilan 2020 : 11-5

La NFC Ouest sera une des divisons les plus disputées de la ligue, les quatre équipes pouvant espérer une qualification en playoffs. Si Arizona part d’un peu loin et que San Francisco sera légèrement favori après son Super Bowl de l’an dernier, tout reste possible. Attention aux Rams qui voudront rebondir, mais aussi aux Seahawks d’un Russell Wilson dans son prime.