Résultats de AEW Full Gear

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Ce samedi soir, la ville de Baltimore a été le théâtre de AEW Full Gear. Premier pay-per-view depuis le lancement de Dynamite le mois dernier, Full Gear se compose de huit combats dont trois de championnats. On ne peut même plus parler de combats sans enjeu, les victoires comptent chez All Elite Wrestling. La compétition est constante.

FIERS ET FORTS 

On attaque Full Gear par un combat par équipes, opposant les Young Bucks aux fiers et forts Ortiz & Santana. Le combat commence dans une bonne bagarre avant de monter en intensité au fil de la rencontre. Proud N’ Powerful a battu les Bucks grâce au Street Sweeper d’Ortiz sur Nick Jackson. Un opener convainquant mais qui a certainement tiré sur la longueur.

Sammy Guevera débarque ensuite sur le ring pour célébrer à sa manière avec ses copains de l’Inner Circle. Attaquant les Young Bucks d’une chaussette remplie de balles de baseball. Les Rock N’ Roll sauveront la peau des frangins où l’on verra Rick Morton, 63 ans, claquer un Canadian Destroyer suivi d’un Suicide Dive, tout va bien.

LE BOURREAU ÉLIMINE PAC  

Les hostilités avaient repris de plus belle entre Adam Page & PAC, les deux hommes se sont alors retrouvés sur le ring de Full Gear pour le second chapitre de leur rivalité. Dans un combat un peu poussif cependant ponctué de quelques bonnes séquences, Hangman Page s’est étonnamment grâce à sa Dead Eye. Une victoire qui freine PAC, présenté comme une menace au sein du roster d’AEW. Dubitatif. En outre, un public jouant au roi du silence rend l’ensemble légèrement fade.

S’ensuit un affrontement entre Shawn Spears et Joey Janela. On frôle l’OSEF. Une foule morte ça aide vraiment pas. Clairement la pause pipi voire gros pipi où Spears finira Janela de son C4, merci Tully Blanchard de l’aide. Dommage pour Janela, qui excellait dans l’indy passait en jobber de luxe du côté de All Elite Wrestling. En espérant un avenir plus rayonnant pour le Bad Boy.

SENSEI BATTUE 

Après un début bon mais parfois poussif, on attaque les choses sérieuses avec la première défense des championnat par équipes d’AEW détenues par Frankie Kazarian & Scorpio Sky. Chaque équipe a su démontré de quoi elle était capable avec de bonnes séquences des plus fluides à la clé. Au final, les champions repartent avec les ceintures autour des hanches grâce à leur Celebrity Rehab sur Isiah Kassidy. La troisième équipe, Pentagon Jr & Rey Fénix, amères d’un second revers attaque Sky & Kaz avant qu’un second Pentagon apparaît et se révèle être Christopher Daniels, blessé par les Lucha Bros quelques semaines auparavant. Les retrouvailles avec ses potes, c’est mignon.

S’ensuit l’unique combat féminin de la carte principale opposant Emi Sakarua à Riho, pour le compte de son championnat féminin. Une histoire simple à comprendre : maître contre élève. Un combat d’assez bonne facture, fluide mais un public toujours aussi absent, dommage. Au final, la championne surprend sa sensei dans un petit paquet pour s’imposer. Petite accolade, tout le monde il est beau tout le monde il est content.

DU SANG ET DES LARMES

Les règles sont simples : si Cody Rhodes et Chris Jericho n’arrivent pas à se départager en soixante minutes, ils seront jugés par trois juges qui donneront fatalement un vainqueur. Par ailleurs, si Cody perd, il ne pourra plus jamais concourir pour le championnat poids lourds de All Elite Wrestling. Nous retrouvons donc comme jurées les illustres Dean Malenko, Arn Anderson et Keiji « The Great Muta » Mutoh, on ne boude pas notre plaisir de les voir. Rhodes vient accompagné de MJF tandis que Jericho est épaulé de Jake Hager. La maman de Cody est aussi présente aux abords des rings et lance des regards noirs à Jericho. Si vous croisez un jour ce regard chez votre mère, fuyez, fuyez le plus loin possible.

Tout le monde s’impliquera dans le combat, même Madame Rhodes qui n’a pas pu s’empêcher de claquer quelques gifles dans la tronche de Jericho, quel plaisir incommensurable. Cody s’est aussi salement ouvert le front en chutant lourdement sur la rampe d’entrée, un combat de Cody où il ne saigne pas n’est pas un combat de Cody.

Au terme d’une demie-heure de combat, Chris Jericho s’est imposé grâce à l’humanité de MJF, qui a jeté une serviette sur le ring en guise de soumission. Ce dernier ne supportait plus voir son ami dans un état si lamentable. C’est joliment écrit, personne ne ressort faible du combat et montre la volonté de Cody de ne jamais abandonner, au prix de sa santé.

Alors que Le Champion célèbre avec sa faction de l’Inner Circle, MJF fond en larmes et s’excuse à Cody, qui a repris ses esprits depuis. Il le pardonne. Néanmoins, MJF avait un plan fourbe depuis le début. Cody se voit administré un coup de pied dans les bijoux de famille par un homme qu’il a considéré comme son meilleur ami. Le vrai MJF est là, celui qui va dire aux gros qu’ils sont gros, et moches de surcroît.

Sur la rampe d’entrée et sous les huées, Maxwell Jacob Friedman recevra un jet d’une boisson par un fan mécontent de sa trahison envers Cody. MJF est tellement bien resté dans son personnage qu’on pensait que c’était vrai. Pour la petite histoire, le fan en question s’est fait démonté par la sécurité.

LA BATTE, LE BALAI & LE BARBELÉ 

Comme d’habitude, le combat qui va suivre ne sera pas du tout assumé par All Elite Wrestling, qui ne sera en aucun cas responsable des blessures que s’infligeront Jon Moxley & Kenny Omega, qui semblent d’accord pour se tuer. On vous laisse un petit goût de ce qu’il va se passer.

Les armes arriveront très vite durant cette boucherie où Moxley débarque avec sa poubelle et par la suite une batte de baseball entourée de fils barbelés, c’est Mick Foley qui est fier. Omega de son côté, sortira le balai en barbelé qui mettra le dos du MOX en sang, il baigne dedans. S’ensuit un enchaînement de spots les plus hallucinants les uns que les autres tels qu’une planche remplie de pièges à souris ou encore un sachet de bouts de verres où les deux hommes prendront un malin plaisir de se jeter dedans, plusieurs fois même. S’ajoute à cela un pique à glace et des chaînes, des tarés. Omega tentera de pendre Moxley avec les chaînes, sacrément couillu.

Le spot du combat sera bien évidemment un trampoline de barbelés, l’être humain est quand même super inventif quand il s’agit de s’infliger de telles douleurs. Juste après, le canadien fera passer l’américain à travers un projecteur avant que l’action revienne sur le ring. Jon Moxley est un mec sympa à aider les équipes techniques en démontant avec le ring. La rencontre sanglante se conclut par un Paragdim Shit sur les lattes de bois composant le ring. On n’imagine pas la douleur que cela doit infliger. Quarante minutes de bagarre intense imprégnée de sang, on a clairement pas vu le temps passer.

On comprend désormais pourquoi cet affrontement a conclu le show, le ring allait devenir inutilisable par la suite et c’est surtout un genre de catch qui fait toujours débat à l’heure actuelle. Étonnant de voir une telle étendue de violence dans un produit dit comme « mainstream », certains n’y auront pas bouder leur plaisir.

Malgré un public assez absent mais qui s’est réveillé dans le troisième quart de l’événement, on ressort de AEW Full Gear assez content si nous sommes en accord avec le produit proposé. Un début un peu poussif ponctué de quelques surprises et conclut par une boucherie sans nom. C’est ça le Catch comme dirait une personnalité du catch français.

 

 

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