On ne parle plus que de cette affaire en Espagne. Le scandale Rubiales est en train de vivre un nouveau tournant, avec la décision surprenante de la RFEF. Très observée, la Fédération Espagnole s'est exprimée concernant l'affaire du baiser volé survenue lors de la finale du mondial. Et elle vient de choisir son camp.

Rubiales refuse de démissionner

L'affaire n'en finit de prendre des proportions gigantesques. 1 semaine après le geste d'agression présumé de Rubiales envers la joueuse Hermoso, la tension continue de grandir dans les 2 camps. Pour rappel, Luis Rubiales a annoncé son intention de ne pas démissionner, ne voulant pas céder au “faux féminisme” et à “une tentative d'assassinat social”. Il affirmera d'ailleurs dans le même discours que le baiser était consenti, réfutant de voir en Hermoso une victime d'agression. Une déclaration qui a attisé la colère de nombreuses joueuses et de la classe politique espagnole.

Dénonçant l'absence de réaction de sa fédération, les 23 joueuses ont annoncé refuser de rejouer pour l'Espagne sans changement de direction. Appuyant les propos de Jennis Hermoso (ndlr “Je me suis sentie vulnérable et victime d’une agression, d’un acte impulsif et sexiste, déplacé et sans aucun consentement de ma part”), Alexia Putellas et consort attendaient ainsi une réaction de leur Fédé. Qui n'aura donc pas tardée.

“mensonges” : la Fédération Espagnol indigne la toile

La Fédération Espagnole est donc en train de s'enfoncer. Alors que Jenni Hermoso avait demandé par l'intermédiaire du syndicat Futpro “des mesures exemplaires afin de veiller sur les droits des joueuses”, la RFEF a tenu à répondre à la joueuse. Ce matin, la Fédération espagnole a assumé la position de son président, maintenant que celui-ci n'a pas menti. S'appuyant sur 4 clichés de la finale pour réfuter chaque accusation de la joueuse, la RFEF a bel et bien choisi son camp. L'instance a qualifié de “mensonges” les accusations portées contre Luis Rubiales après l'agression sexuelle subie par Hermoso. La RFEF, aux côtés de Rubiales, souhaite même engager des procédures judiciaires pour défendre la version de son président. Une position extrême qui n'aura pas tardé à indigner les réseaux sociaux.

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Les réactions n'ont pas tardé à parvenir de l'autre côté des Pyrénées. La Ligue Professionnelle de Football féminin a communiqué sa réaction. Elle a partagé sa “honte internationale sans précédent pour la marque Espagne”, le sport espagnol et le football féminin mondial”. Le Barça et le Real ont souligné le caractère déplacé du geste du président, tandis que de nombreux joueurs historiques de la Roja ont immédiatement soutenu l'équipe féminine. La rupture entre la Fédération Espagnole et le monde du football semblent désormais irréversible.

Scandale Rubiales : résumé de l'affaire

La fête est belle et bien gâchée. Mais cela semble être le cadet des soucis en Espagne. Brillante gagnante de la Coupe du Monde féminine 2023, la sélection espagnole ne fait pas les gros titres pour cette victoire. Bien au contraire, elle est dans la tourmente depuis l'affaire du “baiser forcé”. Pour rappel, le président de la RFEF Luis Rubiales a embrassé de force Jennifer Hermoso lors de la remise du trophée. Les images faisant le tour des réseaux sociaux, la joueuse Jenni Hermoso (FC Pachuca) s'est empressée de confirmer que ce geste était non consenti. Elle affirmera sur un live Instagram que “ça ne lui a pas plus”. Des déclarations complètement minimiser par la Fédération Espagnole dans la foulée, qui assurera que le geste était mutuel totalement spontané en raison de l'immense joie que procure la victoire d'une Coupe du Monde”.

Cette affaire semble avoir pris une tournure judiciaire. Et alors que les incertitudes planent quant à l'avenir de la sélection espagnole, une chose est sûre : jamais le football féminin n'aura fait parler autant de lui. La Fédération Espagnole va t-elle soutenir coûte que coûte son président ? Affaire à suivre.