Si imprévisible, cet OL-là n’en est plus à son coup d’essai

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Ligue 1

L’Olympique Lyonnais a réalisé l’un des plus grands exploits de son histoire en battant le Manchester City de Pep Guardiola pour rallier sa deuxième demi-finale de Ligue des Champions, hier à Lisbonne (3-1). À l’instar de ce qu’il avait réalisé contre ce même City il y a quelques mois, ou même face à la Juventus cette saison, le club lyonnais a encore une fois prouvé qu’il était capable de rayonner lors des grandes soirées européennes. Si sa présence dans le dernier carré de ce Final 8 inédit est évidemment une surprise, cet accomplissement n’est qu’un tour de force supplémentaire pour un club qui, à défaut de rayonner sur la scène nationale, semble toujours avoir la formule en Europe.

 

Qui d’autre que l’Olympique Lyonnais pour réaliser ce genre de performance ? Au bord du précipice après une défaite 2-0 à Saint-Pétersourg fin novembre, puis à la mi-temps d’un match à couper le souffle face à Leipzig au Groupama Stadium (les Lyonnais étaient menés 2-0 avant d’arracher le match nul et la qualification), les hommes du président Aulas sont aujourd’hui qualifiés pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Comme si la culture de l’instant était finalement ce qui définissait le mieux cette équipe, capable du meilleur comme du pire, du jour au lendemain, et face à n’importe quel adversaire.

 

Un nouvel exploit, cette fois-ci loin de Lyon

Si l’OL a souvent lâché des points, que cela soit en championnat ou en Ligue des Champions, face aux formations réputées inférieures, force est de constater que les Rhodaniens répondent souvent présents lorsqu’ils se retrouvent confrontés à une équipe de plus haut standing. Concernés mentalement, et rigoureux tactiquement et physiquement lors de ces grandes échéances, les coéquipiers de Memphis Depay ont souvent montré ces dernières années leur capacité à gravir des montagnes. Une qualité qu’on leur connaissait peut-être moins en revanche, c’est celle de réaliser ce genre d’accomplissement en dehors de leurs bases. Effectivement, si on enlève la victoire des hommes de Genesio à City en 2018 (déjà), on avait souvent vu les Lyonnais s’incliner chez les gros, que cela soit à Paris, à Barcelone ou même à Turin.

Ce samedi soir, alors qu’on leur promettait l’enfer du côté du stade José Alvalade, les coéquipiers de Maxwel Cornet se sont montrés organisés, et surtout cohérents dans leur manière de faire évoluer le bloc en phases offensives et défensives. Après avoir ouvert le score en première période, les Gones ont néanmoins souffert après l’heure de jeu, abandonnant le ballon à leurs adversaires du soir. Mais malgré l’égalisation de Kevin De Bruyne à vingt minutes du terme, ces derniers n’ont jamais renoncé, et s’en sont remis notamment à Houssem Aouar et Moussa Dembélé, deux des trois principaux artisans de la victoire de leur équipe avec Maxwel Cornet, pour renverser l’ogre City.

Une victoire grâce à laquelle l’OL rallie le dernier carré de la Ligue des Champions pour la deuxième fois de son histoire, où il défiera le même adversaire que lors de sa première apparition à ce stade de la compétition : le Bayern Munich. Loin d’être favoris de ce duel qui s’annonce sur le papier déséquilibré, les Lyonnais n’auront rien à perdre, eux qui ont d’ores et déjà assuré l’essentiel depuis bien longtemps dans cette fin de saison, même si tous les espoirs semblent désormais permis.

 

Souvent pragmatiques, à défaut d’être séduisants

Qui pensait que cette formation emmenée par Rudi Garcia se qualifierait pour le dernier carré de la plus belle des compétitions européennes après une saison aussi poussive ? Qui pensait que l’OL serait mi-août toujours en course pour une qualification en Ligue des Champions après l’arrêt définitif du championnat il y a quelques mois de cela ? Honnêtement, pas grand monde, voire même personne. Et là est peut-être l’illustration de l’état d’esprit lyonnais. Celui d’une institution qui étonne toujours là où on ne l’attend pas, et qui réussit toujours à tirer son épingle du jeu même lorsque tout semble perdu ou presque.
Jean-Michel Aulas n’a depuis plusieurs mois cessé de clamer que l’OL serait européen en 2020/2021, et qu’il ne lâcherait pas le club tant que celui-ci n’aurait pas été chercher un titre sur la scène continentale. Et si rien ne dit que l’OL soulèvera la Coupe aux grandes oreilles dans une semaine tout pile, pouvoir encore se le permettre, après avoir sorti deux des meilleures écuries de la compétition, force déjà le respect.

 

Crédit photo de l’image en Une : Foot Mercato

 

Grégoire Allain

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