Annoncé comme malade avant le Tournoi, le Pays de Galles peut toujours rêver de réaliser le Grand Chelem après sa victoire face à l'Angleterre (40-24) lors de la 3e journée du Tournoi des Six Nations, ce samedi à Cardiff. Décisions arbitrales litigieuses, apathie anglaise et festival offensif ont fait de ce match le plus beau depuis le début du Tournoi. 

On ne sait plus sur quel pied danser. Malade imaginaire ou vaccin miracle ? À l'agonie et promis au rôle de sparring partner avant le Tournoi, le Pays de Galles est toujours en course pour réaliser le Grand Chelem après sa victoire écrasante face à l'Angleterre (40-24). 40 points passés à une équipe anglaise contaminée, malade, apathique, nonchalante. Après deux victoires en trompe l'oeil face à l'Écosse et l'Irlande, à chaque fois en supériorité numérique, celle-ci est à marquée du sceau du jeu et de la détermination galloise à rebondir après plus d'un an à empiler les échecs et contre performances.

 

Homme du match malgré lui, l'arbitre français Pascal Gaüzère s'est mis les Anglais à dos 

Si les Gallois vont pouvoir s'appuyer sur cette victoire référence pour tenter de réaliser le Grand Chelem, l'Angleterre risque de ressasser ce match pendant de nombreux jours, et ce pour de nombreuses raisons. Une fois n'est pas coutume, la cible des Anglais est française et elle s'appelle Pascal Gaüzère. L'arbitre français est accusé d'avoir favorisé le Pays de Galles sur de nombreuses décisions. Notamment sur le premier essai gallois, où sur une pénalité rapidement jouée par Dan Biggar au pied, Josh Adams se retrouve seul à la réception du ballon et s'en va aplatir le premier essai du match (15′, 10-3). Owen Farrell et ses hommes vont alors se plaindre, estimant que l'ouvreur gallois avait déjà choisi de prendre les trois points. 15 minutes plus tard, c'est Liam Williams qui s'en va aplatir derrière la ligne anglaise après une action litigieuse. Un essai probablement entaché par un en-avant de Zammit mais Monsieur Gaüzère en a décidé autrement après arbitrage vidéo (29′, 17-6).

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Apathique et nonchalante, l'Angleterre a donné le bâton pour se faire battre

Mais se cacher derrière ces décisions arbitrales litigieuses seraient occulter l'apathie et la nonchalance hallucinante des joueurs d'Eddie Jones. Le troisième essai gallois de Hardy en est le parfait exemple. Sur une pénalité rapidement jouée, le demi de mêlée gallois surprend la défense anglaise et s'en va aplatir l'ovale entre les perches (48′, 24-14). À l'image du premier essai du XV du Poireau, les joueurs de la Rose ont été pris de vitesse, mettant en exergue les difficultés physiques, mais aussi mentales, d'une équipe anglaise à l'agonie. Malgré des phases de jeu abouties mêlant vitesse et talent comme sur les essais de Watson et Youngs, les errements défensifs et les lacunes physiques auront été fatals aux Anglais.

Le deuxième ligne gallois Hill va asséner le coup de grâce en fin de match pour dépasser la barre des 40 points marqués face au rival anglais. Une victoire avec la manière pour des Gallois qui se présentent comme l'adversaire numéro un du XV de France pour remporter le Tournoi. Pour l'Angleterre, les prochains jours risquent d'être mouvementés avec un Eddie Jones sentant l'épée de Damoclès se rapprocher de sa tête.