Troisième volet de notre présentations des équipes, avec cette fois-ci Katusha Alpecin. Les Russes viennent sur le Tour avec des objectifs de victoires d'étape, notamment avec leur sprinteur, qui a écrasé la concurrence l'année dernière.

Le leader

Marcel Kittel. Certes, ils seront deux à partager le leadership, la composition des Russes (oui, on sait, l’équipe est suisse) jouant sur deux tableaux. Mais nous, on opte plutôt pour le sprinteur allemand. Arrivé cette année, on imagine mal un coureur de sa trempe jouer le second couteau, ou du moins, n’avoir pas des équipiers acquis à sa cause. Vainqueur de 14 étapes sur le Tour, Marcel Kittel est dans une année plutôt moyenne, la transition avec Quick-Step ayant été difficile. Vainqueur deux fois sur Tirreno, le reste est plus délicat. Mais on connait les qualités de l’imposant Allemand, et on ne doute pas qu’il ira décrocher sa victoire à un moment ou un autre. Mais peut-être pas à cinq reprises, comme en 2017.

Marcel Kittel n'a gagné que sur les routes de Tirreno-Adriatico, cette année. Crédit : Sirotti.

Leur ambition

Gagner des étapes. Si Ilnur Zakarin, 3e de la dernière Vuelta peut tout à fait croire à un bon classement général, on le voit quand même nettement moins en forme en 2018. Alors en attendant, Katusha a toutes les armes en main pour jouer les étapes. Avec Marcel Kittel, bien sûr. Les étapes qui arrivent en sprint massif seront l’objectif clé de l’équipe. Et avec une rampe de lancement comme Rick Zabel, une machine comme Tony Martin aussi, l’équipe russo-helvétique peut y croire.

Leur point fort

Le train au sprint. Comme déjà évoqué plus haut, si Tony Martin est un peu en perte de vitesse, le Panzerwagen reste une référence dans la capacité à rouler vite. Si l’affaire fonctionne, un binôme Rick Zabel/Marcel Kittel bien positionné, peut poser sa patte sur plusieurs arrivées au sprint. On n’oublie pas non plus Nils Politt, dont on connait aussi les aptitudes sur le plat.

Leur point faible

L’état de forme. Les coureurs de Katusha sont quasiment tous en méforme, ou sur la pente décroissante. Marcel Kittel a eu du mal cette année, Ilnur Zakarin a été très discret, notamment sur le Dauphiné. Du côté des équipiers, Tony Martin n’est plus la machine qu’on a connue par le passé, même si ses capacités sont toujours évidentes. Robert Kiserlovski n’est plus non plus le grimpeur d’antan. En fait, seul Nils Politt semble montrer des signes positifs cette année, mais toute l’équipe ne tournera bien évidemment pas autour du rouleur allemand. Gros point d’interrogation sur la forme, donc.

Leurs étapes clefs

Pour eux, ce sera les arrivées au sprint. Beaucoup de pression sur les épaules de Marcel Kittel, surtout après ses 5 victoires obtenues l’année dernière. Pourquoi pas l’étape des pavés. Si Tony Martin affiche la même forme que sur la Fleche Wallonne, lui qui avait déjà gagné dans cet exercice en 2015, à Cambrai. Et ses aptitudes en chrono ne se sont pas encore complètement envolées…

Le prono de la rédac’

On voit un Tour peut-être un peu décevant pour Katusha. Du fait des différents états de forme, et du grand plateau cette année, Marcel Kittel aura du mal a rééditer ses exploits d’antan. Bon, on voit quand même l’Allemand en gagner une, parce que le sprinteur qu’il est fait rarement le déplacement pour rien. Ilnur Zakarin sera sans doute dans les 10 s’il vise le général, mais là aussi, on ne voit pas forcément meilleure issue pour le Russe. Une victoire d’étape pour Katusha, mais pas plus.

La sélection : Marcel Kittel, Ilnur Zakarin, Tony Martin, Pavel Kochetkov, Ian Boswell, Robert Kiserlovski, Nils Politt, Rick Zabel.