Aujourd’hui se déroulait la 13e étape du Tour de France, elle était longue de 219,9 km et allait de Nîmes jusqu’à Carcassonne. C’est Mark Cavendish qui l’a emporté au sprint final.

25 km après le départ, une petite échappée de trois coureurs se forme avec Pierre Latour (TotalEnergies), qui a lancé l’attaque, Sean Bennett (Team Qhubeka Assos) et Omer Goldstein (Israel Start-Up Nation). Peu de temps après Georg Zimmermann (Intermarché – Wanty – Gobert Materiaux) s’échappe à son tour de peloton pour rejoindre les hommes de tête qui ont deux minutes d’avance mais est repris quelques kilomètres plus tard. Deceuninck-Quick Step mène le peloton et contrôle la situation, dès qu’un coureur essaye de partir, il est tout de suite repris. À 182 km de l’arrivée, l’échappée est bien validée, il n’y a plus d’attaque et le peloton diminue un peu le rythme.

Qui a remporté des points ?

La seule difficulté répertoriée du jour était la côte du Pic Saint-Loup, une côte de 4e catégorie, faisant 5,6 km à 3,6 %. C’est Latour qui passe le sommet en tête juste devant Bennett et remporte 1 point pour le classement du meilleur grimpeur. Goldstein n’a pas réussi à suivre le rythme imposé par les deux autres coureurs qui ont préféré l’attendre pour continuer.

Bennett lance une attaque assez tôt pour passer la ligne du sprint intermédiaire de Fontès en tête mais Goldstein le contre et passe devant lui. Au niveau du peloton, c’est Sonny Colbrelli (Bahrain Victorious) qui franchit la ligne en premier et obtient 13 points ce qui lui en fait 151 au total. Ce dernier vise le maillot vert mais Mark Cavendish (Deceuninck-Quick Step) a encore énormément d’avance sur lui (279 points).

Une chute et des abandons

C’est à 61 km de l’arrivée qu’une chute s’est produite à l’arrière du peloton. Une trentaine de coureurs sont concernés et certains se sont retrouvés dans le ravin. La chute serait dûe aux graviers ou alors au bitume qui était fondu à cet endroit. Suite à cela, trois coureurs ont abandonné, Roger Kluge (Lotto-Soudal), Simon Yates (Team BikeExchange) et Lucas Hamilton (Team BikeExchange).

Au même moment, le peloton qui n’est plus qu’à trente secondes des hommes de têtes, accélère et plusieurs attaques sont lancées mais les coureurs de Deceuninck-Quick Step surveillent de près et restent dans la roue de ceux qu’il veulent partir. Goldstein et Latour attaquent chacun leur tour comme pour s’amuser, avant de se serrer la main pour se féliciter et se faire reprendre par le peloton à 52 km de l’arrivée. 

Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) se met ensuite en tête de peloton pour calmer le rythme et permettre à ceux qui sont tombés de revenir. Quentin Pacher (B&B Hotels) en profite pour s’échapper à 42,5 km de l’arrivée mais il y a un vent de face défavorable. Il réussit quand même à passer pas mal de temps à l’avant, avant de se faire reprendre à 19 km de l’arrivée.

Un travail d’équipe

L’impression de déjà vu dans le final de cette étape qui s’est une nouvelle fois jouée au sprint. Les coureurs de Deceuninck-Quick Step se sont encore mit à la chaîne pour emmener leur sprinteur Mark Cavendish. Michael Mørkøv a fait un gros boulot devant et aurait même pu gagner l’étape mais il a préféré laisser « le Cav’ » l’emporter. C’est sa quatrième victoire cette année et la 34e sur l’ensemble des Tours de France qu’il a disputé, il égale alors le très grand Eddy Merckx.

Les classements

Crédit photo une : © Stéphane Mahé/AFP