Trophées MLB 2019 : MVP, Cy Young et récompenses individuelles

Après les trophées Gold Glove & Silver Slugger, We Sport fait le point sur les trophées individuels de la MLB. Au programme les ROY, les MOY, les Cy Young et bien évidemment les MVP de chaque conférence.

MVP :

Trophée existant dans tous les sports majeurs américains, il est décerné au meilleur joueur de la ligue (ici le meilleur joueur de chaque conférence). Sont prises en compte les performances individuelles mais aussi collectives, afin de voir l’impact du joueur sur les résultats de son équipe. En MLB, il est souvent attribué à un joueur de champ (seulement 11 lanceurs ont obtenu le trophée depuis l’introduction du Cy Young en 1956).

American League : Mike Trout (3x MVP)

Stats 2019 : 134 matchs joués, .291 AVG, .1083 OPS, 137 Hits, 110 Runs, 45 Home Runs, 104 RBIs

Un autre choix était-il vraiment possible ? Malgré une saison décevante avec les Angels sur le point collectif, le centerfielder a encore livré une saison de très très haute facture individuellement. 1er en AL aux pourcentages sur bases et de puissance (et donc à l’OPS), il a aussi améliorer son record de Home Runs sur une saison. Mike Trout futur meilleur joueur de l’histoire ? Il faudra gagner des titres pour défendre cet argument.

Autres finalistes : Alex Bregman (Houston Astros), Marcus Semien (Oakland Athletics)

National League : Cody Bellinger (1x MVP)

Stats 2019 : 156 matchs joués, .305 AVG, .1035 OPS, 170 Hits, 121 Runs, 47 Home Runs, 115 RBIs

Un joueur exceptionnel dans une équipe exceptionnelle (du moins en saison régulière) : la définition même d’un MVP. Pour sa 3e saison en ligue majeure, Cody Bellinger a amélioré ses records de saison dans presque toutes les catégories statistiques. En prime, il a même battu le record de Home Runs pour un joueur des Dodgers sur une saison et remporté un Gold Glove pour ses performances défensives. Un joueur précieux et complet, qui représente le présent et le futur pour son équipe.

Autres finalistes : Anthony Rendon (Washington Nationals), Christian Yelich (Milwaukee Brewers)

Cy Young Award :

Décerné depuis 1956, le trophée Cy Young récompense le meilleur lanceur de chaque conférence. Son nom fait référence au lanceur Cy Young, véritable référence au début du siècle et décédé en 1955. À noter que la création de ce trophée n’a pas empêché certains lanceurs d’être également nommés MVP, comme ce fût le cas en 2014 avec Clayton Kershaw ou en 2011 avec Justin Verlander.

American League : Justin Verlander (2x Cy Young)

Stats 2019 : 223 manches jouées, 21W-6L, 2.58 ERA, 300 Strikeouts, 0.803 WHIP, 5.5 H/9, 1.5 HR/9

Nouvelle saison de très haute volée pour le lanceur des Astros. Lanceur ayant disputé le plus de manches, il termine la saison avec la 2e WHIP la plus faible de ces 100 dernières années. Il finit également avec le plus de victoires, le 2e total de strikeouts de la ligue et la 2e meilleure ERA de sa conférence (devancée uniquement par Gerrit Cole dans les deux cas). Il forme d’ailleurs avec Gerrit Cole le 1er duo de coéquipiers à finir 1er et 2e au vote du Cy Young dans l’histoire en AL.

Autres finalistes : Gerrit Cole (Houston Astros), Charlie Morton (Tampa Bay Rays)

National League : Jacob deGrom (2x Cy Young)

Stats 2019 : 204 manches jouées, 11W-8L, 2.43 ERA, 255 Strikeouts, 0.971 WHIP, 6.8 H/9, 0.8 HR/9

Back to back pour Jacob deGrom ! Lauréat en 2018, l’ace des Mets a livré une nouvelle saison extraordinaire pour conserver le trophée. 2e de la ligue à l’ERA et à la WHIP et leader dans sa conférence au nombre de strikeouts, il est seulement le 11e lanceur de l’histoire à réussir à conserver ce trophée. Seuls les performances collectives assez décevante viennent ternir sa belle saison, sans pour autant retirer de la valeur à ses performances.

Autres finalistes : Hyun-Jin Ryu (Los Angeles Dodgers), Max Scherzer (Washington Nationals)

Rookie of the Year :

Tout comme le trophée de MVP, celui de rookie de l’année est décerné dans tous les sports majeurs américains. Il récompense en MLB le meilleur joueur de chaque conférence disputant sa première saison en ligue majeure, tous postes confondus.

American League : Yordan Alvarez

Stats 2019 : 87 matchs joués, .313 AVG, .1067 OPS, 98 Hits, 58 Runs, 27 Home Runs, 78 RBIs

Arrivé seulement en Juin en Ligues Majeures, Yordan Alvarez a frappé fort. Dans une équipe des Astros en manque cruel d’un designated hitter, le cubain a parfaitement rempli son rôle. Puissant et discipliné au bâton, il finit la saison avec 27 home runs et une OPS supérieure à .1000. Vainqueur du trophée de rookie du mois lors de chacun de ces trois mois en MLB, il a fini par être élu rookie de l’année à l’unanimité.

Autres finalistes : Brandon Lowe (Tampa Bay Rays), John Means (Baltimore Orioles)

National League : Pete Alonso

Stats 2019 : 161 matchs joués, .260 AVG, .941 OPS, 155 Hits, 103 Runs, 53 Home Runs, 120 RBIs

Quelle saison incroyable pour Pete Alonso ! All Star dès sa 1ère saison, le rookie des Mets s’est affirmé comme un monstre de puissance dès son arrivée en MLB. Avec ses 53 home runs il finit leader dans les Ligues Majeures dans cette catégorie, établissant au passage le record pour un rookie et sur une seule saison pour un joueur des Mets. Ajoutez à cela une victoire lors du Home Run Derby et vous obtenez une saison historique. Il finira à un vote d’être élu à l’unanimité.

Autres finalistes : Mike Soroka (Atlanta Braves), Fernando Tatis Jr (San Diego Padres)

Manager of The Year :

Encore un trophée remis dans tous les sports majeurs américains. Il récompense le meilleur coach de la saison dans chaque conférence des Ligues Majeures.

American League : Rocco Baldelli (1x MOY)

Stats 2019 : 101W-61L, 1er en AL Central avec les Twins, éliminé en ALDS par les Yankees (3-0)

Pour sa 1ère saison en tant que manager des Twins, Rocco Baldelli a frappé fort. Pour la 1er fois depuis 2010, Minnesota a remporté sa division et s’est qualifié pour les ALDS, en passant dans le même temps la barre des 100 victoires, une première pour la franchise depuis 1965. Minnesota s’est imposé comme une des meilleures attaques de la MLB, et seule cette élimination sèche (3-0) face aux Yankees est venue ternir le magnifique bilan de cette saison.

Autres finalistes : Aaron Boone (New York Yankees), Kevin Cash (Tampa Bay Rays)

National League : Mike Schildt (1x MOY)

Stats 2019 : 91W-71L, 1er en NL Central avec les Cardinals, éliminé en NLCS par les Nationals (4-0)

Pour sa 1ère saison complète en tant que manager des Cardinals, Mike Schildt a permis à la franchise de St Louis de récupérer un titre de division qu’elle n’avait pas gagné depuis 2015. Malgré une attaque en grande difficulté et une rotation qui s’est longtemps cherchée, il a su gérer ses joueurs et les conduire jusqu’au playoffs. Un parcours en playoffs qui les a vu se défaire d’Atlanta, avant de sombrer et de se faire sweeper par les Nationals, futurs champions, en NLCS. Mike Schildt a obtenu moins de 1ère places que Craig Counsell, mais a remporté le trophée à la faveur d’un meilleur total de points.

Autres finalistes : Craig Counsell (Milwaukee Brewers), Brian Snitker (Atlanta Braves)

Reliever of The Year :

Le poste de lanceur de relève est en général assez peu mis en avant en MLB, les joueurs évoluant à cette position étant rarement récompensés par d’autres trophées (9 lanceurs de relève ont gagné le Cy Young, tandis que seul Jim Konstanty a gagné le trophée de MVP en 1950). Ce trophée récompense donc le meilleur lanceur de relève dans chaque conférence depuis 2014, remplaçant le Delivery Man of The Year qui récompensait le meilleur lanceur de relève de la ligue entre 2005 et 2013.

American League : Aroldis Chapman (1x ReOY)

Stats 2019 : 57 manches lancées, 3W-2L, 2.21 ERA, 85 Strikeouts, 1.105 WHIP, 6.0 H/9, 0.5 HR/9, 37 Saves

À 31 ans, Aroldis Chapman est récompensé pour la 1ère fois. Pièce maîtresse du bullpen des Yankees, le lanceur de relève (il jouait closer) cubain a livré une nouvelle saison de qualité couronné d’une 6e sélection au All Star Game. Dans le top 10 de la plupart des catégories statistiques parmi les lanceurs de relève, il est aussi devenu 4e au nombre de saves  en carrière en MLB.

Autres finalistes : Liam Hendricks (Oakland Athletics), Roberto Osuna (Houston Astros)

National League : Josh Hader (2x ReOY)

Stats 2019 : 75.2 manches lancées, 3W-5L, 2.62 ERA, 138 Strikeouts, 0.806 WHIP, 4.9 H/9, 1.8 HR/9, 37 Saves

2e trophée consécutif pour Josh Hader. Vainqueur l’an passé, le lanceur de relève gaucher des Brewers a conservé la récompense au terme d’une nouvelle saison pleine. 1er en NL à la WHIP parmi les lanceurs de relève, il était également celui avec la plus faible moyenne au bâton contre lui (.155) et le plus haut pourcentage de strikeouts (47.8%). Auteur de son record en carrière au nombre de saves sur une saison, il est aussi devenyu All Star pour la 2e saison consécutive.

Autres finalistes : Will Smith (San Francisco Giants), Kirby Yates (San Diego Padres)

Executive of The Year :

Trophée remis depuis 2018, il récompense le meilleur manager général de la ligue. Il permet de mettre en avant ceux qui sont à l’origine de la construction d’une équipe, que ce soit par la draft ou par la free agency.

Erik Neander (1x EOY)

Stats 2019 : 96W-66L, 2e en AL East avec les Rays, éliminé en ALDS par les Astros (3-2)

Une juste récompense pour un homme de l’ombre. Manager général de l’équipe avec le plus petit payroll (masse salariale) des Ligues Majeures, Erik Neander a tout de même réussi à construire une équipe qui a longtemps été la surprise dans la Conférence Américaine. Au final, les Rays ont accroché une place en Wild Card et se sont faits éliminés en NLDS au terme d’une série très disputée face aux Astros, une équipe possédant pourtant un payroll près de 2x supérieur à celui de Tampa Bay. Chapeau !

Autres Finalistes : Billy Beane (Oakland Athletics), Brian Cashman (New York Yankees), Derek Falvey (Minnesota Twins)

Une répartition des trophées assez hétéroclite, où aucune équipe (mis à part les Astros) n’a décroché deux trophées ou plus. Une juste représentation de l’homogénéité en MLB.

(Crédits Image en Une : MLB)

A propos de l'auteur

Les mots "Minnesota Miracle" et "No-Call" sont rayés de mon vocabulaire, tout comme le mot "Espoir" lorsque le sujet tourne autour des Knicks. Je considère Drew Brees comme un dieu et le Sport US comme ma religion.

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