Ça roule…

Yorkshire 2019 – Espoirs H : Qui pour succéder à Marc Hirschi ?

Les juniors ont terminé leurs épreuves, place à la course en ligne des espoirs masculins. Sur un parcours difficile mais qui laisse la place à tous les scénarios, les noms et les profils sont très nombreux à pouvoir briller au Yorkshire. Rendant la liste de favoris interminable.

Stefan Bissegger (Suisse)
Il réunit toutes les qualités pour briller sur ce parcours. Excellent sprinteur, excellent puncheur, Stefan Bissegger a le profil du favori idéal pour succéder à son compatriote, Marc Hirschi. Cette année, il a signé sa première victoire pro sur une étape du Tour de l’Ain (1.1). Il a également remporté une étape de la New Zealand Cycle Classic (2.2), du Tour du Jura Cycliste (2.2), de la Course de la Paix (2.Ncup), mais surtout deux étapes du Tour de l’Avenir, dont le chrono par équipe. Au sprint, il avait devancé d’autres favoris au titre mondial. Ajoutez à cela son titre national du contre-la-montre, et un contrat avec EF Education First pour 2020. Le Suisse fait figure d’épouvantail.

Stefan Bissegger est l’un des grands favoris à la victoire dans le Yorkshire. Crédit : Elisa Haumesser/Team Roth Development M23.

Alberto Dainese (Italie)
Encore un coureur qui passera pro la saison prochaine. Alberto Dainese s’est lui engagé avec la Sunweb après une saison pleine. Comme son homologue suisse, il a signé sa première victoire pro sur le Czech Cycling Tour (2.1). De plus, il a remporté une étape du Tour de Normandie (2.2), trois étapes du Tour de Bretagne Cycliste (2.2), ou encore Entre Brenne et Montmorillonais (1.2). Mais surtout, il a récemment conquis le titre européen chez les espoirs, à Alkmaar. L’Italien aura une carte à jouer si la course s’achève au sprint. Mais si la course est mouvementée, il faudra être capable d’accrocher le bon wagon pour s’imposer à Harrogate.

Stanislaw Aniolkowski (Pologne)
Il n’est pas le nom le plus romantique de nos coureurs à suivre, mais Stanislaw Aniolkowski réalise lui aussi une saison remarquable. Il a lui décroché deux succès pros cette saison, en s’adjugeant deux étapes du Turul Romaniei (2.1). Le Polonais a également remporté deux étapes du Carpathian Couriers Race (2.2U), une étape de la Course Cycliste de Solidarnosc (2.2U). Il a également décroché le classement général du Dookola Mazowsza (2.2), avec une victoire d’étape. S’il brille essentiellement en Pologne, le coureur de la CCC Development fait néanmoins partie des coureurs à suivre si l’arrivée est jugée au sprint.

Kaden Groves (Australie)
Voilà l’un des nouveaux phénomènes du sprint australien. Bien que bredouille sur le Tour de l’Avenir, Kaden Groves a montré tout son talent cette saison, même s’il n’a pas gagné chez les pros, malgré ses trois succès par le passé. Cette année, il a remporté deux étapes du Triptyque des Monts et Châteaux (2.2U), devançant des favoris au titre mondial dans le Yorkshire. L’Australien a également remporté deux succès d’étape sur le Circuit des Ardennes International (2.2), et une étape de la célèbre Ronde de l’Isard (2.2U). A voir si sa forme reviendra pour la fin de saison. Mais là encore, en cas de sprint, il faudra surveiller le maillot australien du futur coureur de Mitchelton-Scott.

Mikkel Bjerg (Danemark)
La machine à rouler chez les espoirs. Mikkel Bjerg a l’habitude de martyriser ses adversaires sur les contre-la-montre. La preuve avec son triplé dans l’exercice aux Mondiaux espoirs (2017, 2018, 2019). Chez les espoirs, personne n’a jamais réussi le doublé avec la course en ligne dans l’histoire. Mais le Danois a montré qu’il savait aussi gagner autrement. Cette année, il a remporté le général du Triptyque des Monts et Châteaux (2.2U). Avant son titre mondial sur le chrono du Yorkshire, il avait remporté le chrono d’Hafjell (1.2) et le Chrono Champenois (1.2). S’il faut rouler fort pour éliminer ses adversaires, il faudra compter sur le futur coureur d’UAE, qui est entouré de nombreuses autres machines à watts.

Thomas Pidcock (Grande-Bretagne)
Excellent grimpeur, puncheur, sprinteur, sur les pavés ou pour rouler vite. On ne trouve aucun défaut à Thomas Pidcock. Sur ses terres, il sera très attendu. Mais hic de taille. Favori du Tour de l’Avenir, il a été contraint à l’abandon après une chute. La course en ligne mondiale sera donc son épreuve de reprise. Pourtant, cette année, tout se passait pour le mieux, notamment après sa victoire sur le Tour d’Alsace (2.2), avec une victoire d’étape à La Planche des Belles Filles. Mais aussi une étape du Triptyque des Monts et Châteaux (2.2U) et Paris-Roubaix espoirs (1.2U). Point d’interrogation pour le coureur du Team Wiggins, mais ne pas le mettre parmi les favoris relèverait de la folie.

Attila Valter (Hongrie)
Profil un peu différent des autres favoris de la liste. Attila Valter est nettement plus puncheur-grimpeur que ses homologues. Pour preuve, sa victoire d’étape sur le Tour de l’Avenir, à Tignes, après quatre ascensions et un numéro solitaire. Il a aussi remporté une étape d’Istarsko Proljece (2.2) et le Gemenc Grand Prix I (1.2). Enfin, le Hongrois a décroché un succès professionnel sur son championnat national du contre-la-montre élite. Au Yorkshire, il n’a pas pu briller sur le chrono en raison d’une chute spectaculaire, a priori sans conséquence. Le coureur de la CCC Development n’est pas du genre à rester dans les roues, on peut donc compter sur lui pour dynamiter la course.

Et la France ?
Ce sera sans doute compliqué pour l’équipe de France. Sur le papier, les Bleus n’ont pas la composition la plus impressionnante. De plus, il manque probablement un vrai gros leader sur ce type de parcours. On peut penser qu’Eddy Finé sera la carte à jouer si un petit groupe se présente sur la ligne, ou même un sprint massif. Mais la tâche ne sera pas aisée pour le futur coureur de l’équipe Cofidis. Simon Guglielmi ou Mathieu Burgaudeau pourront jouer leur carte si la course est animée. Théo Delacroix, Valentin Ferron et Matis Louvel accompagneront leurs coéquipiers. Et qui sait, avec un scénario favorable, peut-être que Benoit Cosnefroy aura un successeur dans le Yorkshire.

Comme pour les juniors, d’autres noms méritent de figurer dans la liste. On peut par exemple citer Samuele Battistella (Italie) ou encore Nils Eekhoff (Pays-Bas), entre autres. Le parcours escarpé, mais pas complètement insurmontable pour les sprinteurs, rend le scénario totalement imprévisible. Rouleur, puncheur, sprinteur, ou juste coureur malin ? Qui succèdera à Marc Hirschi ?

Crédit : Innsbruck-Tirol 2018 / BettiniPhoto.



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