Ça m’énerve ! La chronique de tennismandemerde #2 : Les tennix

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Je ne sais pas si c’est le retour des beaux jours ou de la terre battue, ou peut-être les deux, mais en ce moment, ils sortent tous du bois !  Jamais vu une telle nuée de charognards. Et pourtant, on a l’habitude de les voir rôder autour de nous. Mais là, franchement, je craque. Ils sont trop nombreux. Bientôt plus nombreux que nous. Y’a plus rien à faire. La défaite est proche.

Je parle de qui ? Des tennix, bien sûr ! On entend souvent que le tennis se porte moyennement, bah moi je dis que si la popularité d’un sport se mesure au nombre de parasites qui gravitent autour, et surtout à leur degré de connerie, alors vous en faites pas ! Aucun sport au monde, je dis bien AUCUN sport au monde, ne peut se comparer au nôtre dans ce domaine. Oui, oui, même le foot.

Comme tout amateur de sport un peu beauf qui se respecte (ouais, on me le dit souvent), je suis moi-même un gros footix. Mais en tant que tel, je sais rester à ma place : celle du gros beauf, donc, qui beugle sur son canapé en sifflant des bières. Allez, à la limite, parfois, pour briller à la machine à café, il m’arrive de disserter sur la supériorité incontestable du 4-3-3 sur le 4-4-2, ou de m’étouffer à voix haute sur titularisation de François Trou-Duc à l’ouverture du XV de France (ça va, on sait que vous l’appelez tous comme ça chez vous…). Mais ça va jamais plus loin. Et surtout, ça reste en cercle privé. Non, c’est vrai, le footix est parfois très con, il est même limite borderline quand on parle des néo-supporters du PSG qui ont découvert l’existence du club avec l’arrivée de Beckham il y a cinq ans, mais il n’est fondamentalement pas méchant, pas dangereux (je mets évidemment les hooligans dans une classe encore à part).

Alors que le tennix, lui, fait peser sur notre sport une vraie menace. Sous couvert d’une éducation et d’une culture supérieures (s’il ne se voyait pas comme tel, le tennix ne s’intéresserait pas au tennis), il est obligé de donner son avis sur tout, tout le temps. Oui, le tennix ne sait pas fermer sa gueule. Omniprésent sur les réseaux sociaux, particulièrement sur twitter qui reste son terrain de chasse de prédilection, le tennix, qui n’a pas de vix, nous abreuve à longueur de journée de ses analyses et commentaires qu’il pense aussi intéressants qu’indispensables. Mais dont, la plupart du temps, on se fiche éperdument !

Pour autant, ne vous avisez jamais de contredire un tennix. Récemment, j’ai tenté d’établir le dialogue avec l’un d’entre eux, pour donner ma position – ouais, j’ai craqué… – sur l’ignoble projet de réforme de coupe Davis. J’ai été courtois dans mon approche, vraiment. Mais j’ai pris un râteau… d’une violence ! J’en ai pris des râteaux dans ma vie, mais là…. En gros, ce qu’on m’a répondu : tais-toi, t’y connais rien, t’es une merde… Eh oh, gaffe, hein ! Je suis pas une merde, je suis un tennisman de merde, s’il vous plaît… Nuance ! Mais bon, une merde qui joue au tennis depuis 30 ans quand même…

En tout cas, cette histoire m’a fait comprendre que les tennix étaient vraiment puissants, trop puissants. Car non seulement ils sont nombreux, mais ils sont tentaculaires, polyformes, multiples. Dans la grande armée des tennix, vous avez les Federophiles, les pseudo-intellectuels, les bobos parisianistes, les fans transis (je m’expliquerai prochainement sur mon blog sur chacune de ces catégories), etc. Sans oublier les plus dangereux d’entre tous en ce moment, surtout du côté de l’ITF : les dirigeants. Qui, pour la plupart, entretiennent la règle n°1 du tennix : celle de n’avoir jamais touché une raquette de tennis de sa vie.

Sérieusement, c’est quand qu’on rend le tennis à ceux qui jouent au tennis ?

A propos de l'auteur

On rit de moi, on rit de vous, on rit de tout, parce qu'au fond, le tennis n'est qu'une vaste blague...

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