30 Days NBA Rewind : Les Kings de Sacramento

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, zoom sur l’une des franchises les plus historiques (au sens temporel) de la Ligue.

L’Histoire des Kings de Sacramento :

La naissance à Rochester :

Comment commencer ?

Au premier rang à gauche, le duo Davies/Wanzer va écrire l’une des premières de l’histoire des Kings (Crédits :NBA Rebirth)

Si aujourd’hui les Kings s’appellent les Kings et qu’ils sont bien installés en Californie, cela n’a pas toujours été le cas. En effet, la franchise née en 1945 à Rochester avec les Royals. À l’époque, il évolue en NBL et remporte d’ailleurs le titre de champion en 1946. George Clamack termine à l’époque meilleur marqueur de l’équipe en play-offs avec seulement 12,6 points de moyenne.

Mais la suite de l’histoire (fusion de la NBL et de BAA) ne va pas pour autant déstabiliser la franchise de l’Etat de New York qui va remporter une nouvelle fois le titre de champion en 1951 mais cette fois-ci en NBA, le seul de son histoire. Le duo Bob Davies – Bobby Wanzer n’en sera pas pour rien, le duo de Hall of Famer est l’un des premiers backcourt de légende de l’histoire de la NBA. L’un est connu pour être le premier joueur à avoir maîtrisé le dribble derrière le dos, même avant Bob Cousy. Le second est le premier joueur de l’histoire à avoir terminé une saison avec plus de 90% de réussite aux lancers. L’équipe des Royals détient aussi un record, celui du plus long match de l’histoire, 6 prolongations ont finalement départagés Rochester et Indiana soit 78 minutes de jeu au total. Les Royals vont finir par déménager du côté de Cincinnati quelques années plus tard en 1957.

Passage de témoin entre deux pépites à Cincinnati :

Oscar Robertson élu Rookie Of The Year en 1960-1961

Avant de devenir champion NBA avec les Bucks, Oscar Robertson aura passé 10 saisons chez les Royals (Crédits : B-Rise Basket)

L’histoire nous dit que les Royals auraient déménagé à Cincinnati pour Oscar Robertson. À l’époque, chaque équipe avait droit à un “territorial pick” avant la Draft. C’est-à-dire drafter un joueur universitaire formé à moins de 50 miles de la ville de la franchise. Ayant effectué ses années universitaires chez les Bearcats, il est logiquement drafté en première position par les Royals. Une équipe où il va rester 10 saisons sans grand succès en tout cas au niveau collectif. Individuellement, il n’affichera pas une seule saison en dessous de 24,7 points de moyenne. Lors de sa saison rookie, il sera même à 30,2 points de moyenne. Sur 10 saisons, il affiche un bilan de 29,3 points, 10,3 passes et 8,5 rebonds. Collectivement, il ne gagnera jamais le titre NBA lors de ces 10 saisons. Il ne va même pas remporter un titre de champion de Conférence ou de Division. Mais pourtant son duo Jerry Lucas avait de beaux jours devant lui, mais pas suffisant pour remporter un titre avec même des saisons sans play-offs.

Mais une pépite peut en remplacer une autre. Pas forcément apprécié par les fans, il ne permet plus de remplir la salle ce qui va entraîner son trade aux Bucks, Oscar Robertson s’en va à la fin de la saison 1969-1970. Tiny Archibald arrive le même été, il était le pick #17 de la draft 1970. Le Hall of Famer restera 6 saisons chez les Royals qui vont devenir les Kings. Malgré sa petite taille, il va devenir l’un des meilleurs meneurs de l’histoire de la NBA. Il pourra compter sur une qualité de passe exceptionnelle mais aussi un jeu en pénétration incroyable. En 1973, il sera le premier joueur à être meilleur marqueur et meilleur passeur de la saison. Après 15 ans Cincinnati, l’équipe change d’air une seconde fois. Elle part encore plus à l’Ouest direction Kansas-City-Omaha. Mais cette fois-ci, la franchise change de nom, adieu les Royals, bienvenue aux Kings. Cela s’explique par le fait que l’équipe de Kansas City de baseball s’appelait déjà Royals. Les Kings vont osciller régulièrement entre la salle d’Omaha dans le Nebraska et celle de Kansas-City avant de s’installer définitivement à Kansas City en 1975. Seul un titre de champion de division en 1979 et une finale de conférence perdu en 1981 marque cette décennie bien terne.

Les Kings débarquent en Californie :

NBAE/Getty Images

Les Sacramento Kings débarquent en NBA en 1985 avec un tout nouveau maillot pour une première saison plutôt particulière (Crédits : NBA)

Les débuts vont être mitigés à Sacramento avec un bilan qui va être négatif mais pour autant, une qualification pour les play-offs avec le spot #7. La suite va être moins florissante avec une période de 10 ans sans play-offs. Un échec qui peut s’expliquer par un management limité malgré un gros soutien de la part des supporters. La franchise est vendue par John Thomas à la famille Maloof, propriétaires de casinos à Las Vegas. À cette époque, vers 1990, l’équipe repose sur un seul homme Mitch Richmond. Mais le succès tarde à venir encore une fois avec une seule qualification en play-offs en 1996. Les Maloof rajoutent de l’argent dans la franchise, changent le management et aussi le staff pour un résultat plutôt bon. En 1996, les Kings draftent Peja Stojakovic puis Jason Williams deux ans plus tard. Vlade Divac débarque tout comme Chris Webber ce qui pose les fondations de l’ère Adelman.

Après cette ère, depuis 2005, les Kings de Sacramento tentent tant bien que mal de se reconstruire mais on va dire que la mission est très compliquée. Pourtant les joueurs de talent se sont succédé comme le tireur d’élite Kevin Martin ou encore Mike Bibby. Plus tard, c’est Tyreke Evans qui a donné un nouvel espoir à la franchise avant que Demarcus Cousins devienne l’un des pivots les plus dominants sous le maillot de Sacramento. Aujourd’hui, la reconstruction semble pourtant en bonne voie avec des jeunes joueurs comme Fox, Bagley et Giles. Mais une franchise peut-elle espérer atteindre les play-offs avec Buddy Hield comme franchise player, cela paraît compliqué …

Dunkhebdo NBA Podcast: Kings, Rockets: le monde à l'envers !

La Période Clé :

Appelée aussi “The Greatest Show on Court”, la période clé va se dérouler de 2000 à 2005 avec à la clé deux titres de champion de division. Cela paraît maigre pour une période clé d’une équipe datant de 1945. Mais sous les ordres de Rick Adelman, Sacto va devenir l’un des prétendants au titre pendant 5 ans. Pendant ces 5 années, ils vont toujours participer aux play-offs en prônant un jeu ultra offensif. Sa défense et ses pertes de balle seront souvent reprochés à Jason Williams tandis que Chris Webber sera souvent décrié pour sa maladresse lors des matchs chauds. Ce jeu offensif qui va faire fureur chez les fans, c’est le même jeu qui va empêcher les Kings d’aller plus loin lors des play-offs. Ils échoueront à plusieurs reprises au deuxième tour des play-offs notamment face aux Mavericks de Nowitzki ou encore face aux Wolves de Garnett. Mais en 2001, ils accèderont à la finale de conférence, une finale perdue face aux rivaux, les Lakers. La même année où ils avaient terminés avec le meilleur bilan de la ligue (61-21). Autre fait important, c’était l’échange entre Jason Williams et Mike Bibby, ce qui avait visiblement amélioré le jeu de l’équipe. Mais forcément, pour les yeux, c’était moins beau à voir que Jason Williams.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA/NBL = 2 : 1946, 1951

Titre(s) de Conférence = 2 : 1946, 1951

Titre(s) de Division = 5 : 1949, 1952, 1979, 2002 et 2003

Numéro(s) retiré(s) : 1 (Nate Archibald), 2 (Mitch Richmond), 4 (Chris Webber), 6 (le sixième homme), 11 (Bob Davies), 12 (Maurice Stokes), 14 (Oscar Robertson), 16 (Predrag Stojakovic), 21 (Vlade Divac), 27 (Jack Twyman), 44 (Sam Lacey)

Joueurs emblématiques :

Oscar Robertson :
Legends profile: Oscar Robertson | NBA.com

(Crédits : NBA.com)

Comment parler des Kings/ Royals sans parler d’Oscar Robertson ? Mr Triple Double va passer 11 ans de sa carrière du côté de Cincinnati. Ces 10 saisons vont lui permettre de devenir le meilleur marqueur et le meilleur passeur de l’histoire de la franchise, et de loin !!

Chris Webber :

https://www.basketusa.com/wp-content/uploads/2014/03/chris-webber-kings.jpg

(Crédits : Basket USA)

Il était le franchise player de la période florissante des Kings, mais malheureusement, il n’arrivera jamais à accéder aux titres. Le numéro un de la draft 1993 va être gêné par son genou, ce qui va entraîner son transfert aux Sixers

Autres : Tiny Archibald, Demarcus Cousins, Perdrag Stojakovic, Sam Lacey, Bob Davies, Jason Williams, Jerry Lucas

Rendez-vous demain pour la suite de cette série avec un gros changement de programme. Demain, on saura enfin ce que veut dire le mot titre avec les Spurs de San Antonio.

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