30 Days NBA Rewind : Oklahoma City Thunder

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, zoom sur la franchise aux deux histoires, le Thunder d’Oklahoma City.

L’Histoire du Thunder d’Oklahoma City:

La naissance de la franchise :

Sonics ushered Seattle into the big time 40 years ago Saturday ...

Walt Hazzard termine meilleur marqueur de la franchise avec 24 unités inscrites par match. (Crédits : Seattle Pi)

Si la franchise débarque à Oklahoma City en 2008, son histoire débute pourtant en 1967 un peu plus à l’Ouest, du côté de Seattle. Connue pour être le théâtre de la célèbre série Grey’s Anatomy, la plus grande ville de Washington a aussi accueilli une franchise NBA. Elle intègre donc la NBA en 1967 en compagnie des Rockets de San Diego. Pour la petite histoire, le nom de la franchise va être trouvé par les habitants eux-même. Ils choisissent donc le nom de “Supersonics” puis un logo né grâce l’agence publicitaire d’un certain David Stern. La première saison sera la pire de l’histoire de la franchise avec un bilan de 23 victoires pour 59 défaites, un classique pour une expansion team.

Par la suite, les Supersonics vont connaître des bonnes saisons sans être excellents. Des joueurs de bonnes factures vont être à la tête de l’équipe. Après Walt Hazzard, c’est Lenny Wilkens qui va arriver à Seattle dans le cadre d’un trade. Puis Spencer Haywood va arriver comme une star, lui qui sévissait à l’époque en ABA. Malgré des bilans qui s’améliorent, toujours pas de play-offs pour les jaunes et verts. En 73-74, ils vont tenter de rebondir en engageant le grand Bill Russell comme coach et manager général. L’année suivante, ils parviennent à accéder aux play-offs et passent même le premier tour en battant les Pistons de Detroit.

Alors qu’ils arrivent à atteindre la finale NBA en 1978, ils cèdent malheureusement face aux Bullets de Washington et le duo Elvin Hayes – Bob Dandridge. Dans les bureaux, on décide de ne rien changer après cet échec. Le résultat va être payant puisque les Sonics vont devenir champion NBA grâce notamment à Dennis Johnson (MVP des Finals) et Jack Sikma. Mais aussi à un certain Gus Williams qui inscrira en moyenne 28,6 points de moyenne pendant ces Finals.

Gary Payton, le nouveau visage :

Portrait] Gary Payton, le gant et le verbe | Basket USA

Une belle histoire de désamour va naître entre Payton et Jordan (Crédits : Basket USA)

Possédant le pick #2 de la Draft 1990, les Seattle Supersonics préfèrent Gary Payton à Mahmoud Abdul-Rauf. Un choix qui va s’avérer payant malgré deux premières saisons plus compliquées. Il va devenir une véritable star de la ligue et va composer avec Shawn Kemp, l’un des duos les plus spectaculaires de la NBA (le “Sonic Boom”).

Le point d’orgue de la carrière de Gary Payton sera la saison 1995-1996, cette saison le duo Payton-Kemp amène les Sonics jusqu’au sommet de la Conférence Ouest. Ils terminent premier et arrivent même jusqu’en finale NBA. Une finale où ils tomberont contre un certain Michael Jordan. Réputé pour ses talents d’attaque, Gary Payton montre aussi à tout le monde qu’il est un incroyable défenseur. Il est d’ailleurs le seul meneur de jeu à avoir reçu le titre de meilleur défenseur de l’année dans toute l’histoire de la NBA. Et cette compétence à défendre, il va l’utiliser pour tenter de limiter Michael Jordan en finale en 1996. Pas assez suffisant puisque les Bulls vont remporter la série 4 à 2.

L”équipe n’arrivera jamais à retrouver ce niveau et encore moins après le départ de Kemp à Cleveland en 1997 via un trade. Payton finira lui aussi par partir grâce ou à cause d’un trade en 2002, direction les Bucks de Milwaukee. Et c’est Ray Allen qui fera le chemin inverse.

L’époque Ray Allen :

Ray Allen recalls the great times he had in Seattle: 'Bring back ...

Désormais sous les couleurs du Heat de 2005 à 2007, Gary Payton va recroiser la route des Sonics et de Ray Allen (Crédits : USA Today)

À son arrivée, Ray Allen va livrer la meilleure saison de sa carrière au scoring avec une moyenne de 24,5 points de moyenne. Malheureusement, une blessure à la cheville va couper sa bonne dynamique et celle des Sonics. Il loupera un quart de la saison suivante. Après deux saisons avec un bilan négatif, Seattle retrouve les sommets en remportant la division Nord-Ouest. Les Spurs les stopperont en demi-finale de conférence quelques semaines plus tard. Par la suite, les Sonics vont enchaîner deux saisons avec plus de défaites que de victoires. Si le bilan est mauvais sur le point de vue collectif, Ray Allen va tout de même battre lors de la saison 2005-2006 le nombre de paniers à 3 points inscrits en une saison. En 2007, il marquera 54 points en un match et formera avec Rasheed Lewis, un superbe duo 2-3. Un duo qui n’aura malheureusement pas prouvé toutes ces qualités.

Le déménagement à Oklahoma City :

À cause de problèmes financiers, la franchise déménage à Oklahoma City. La ville qui avait accueilli la franchise de New Orleans après l’ouragan Katrina avait donc fait ses preuves aux yeux de la ligue. Pour son arrivée dans la Ligue, OKC drafte Kevin Durant puis l’année suivante Russell Westbrook. Elle recrute aussi Jeff Green pour former un Big Three très jeune. Puis l’année suivante, c’est James Harden qui rejoint l’équipe désormais coachée par Scott Brooks. Lors de la saison 2009-2010, OKC termine 8ème de la conférence Ouest avec 50 victoire à la surprise générale. Scott Brooks est d’ailleurs nommé coach de l’année. Mais le premier tour face aux Lakers sera fatale au Thunder.

The James Harden Trade: Five Years Later

Les 3 joueurs ont été MVP, les 3 ont joués en même temps au Thunder, quel gâchis (Crédits : Thunderous Intentions)

C’est le début de la période clé. Mais après cette période, Okc va tourner la plus grande page de son histoire avec les départs de Kevin Durant puis de Russell Westbrook. La première saison sans les deux stars va amener l’équipe jusqu’au spot 5 de la conférence Ouest. Une performance incroyable puisque l’équipe a été complètement remodelée après le départ d’un autre All-Star, Paul George. Mais l’échange du duo Westbrook-George aura permis la création d’un nouveau noyau autour de l’expérimenté Chris Paul et du jeune Shai-Gilgeous Alexander. Le backcourt était accompagné par Steven Adams, Danilo Gallinari, Dennis Schroder et d’autres joueurs qui ont su élever leur niveau de jeu.

La Période Clé :

Après des échecs notamment face aux Mavs, le Thunder va réussir à atteindre les Finals face au Heat de Miami. Mais le sort s’acharne et la contrainte budgétaire oblige le club à laisser James Harden aller voir ailleurs. Le duo Durant-Westbrook semble indéboulonnable et les deux joueurs semblent comme cul et chemise. Ils finiront champion de Conférence mais échoueront une nouvelle fois en demi-finale face aux Grizzlies en 2013, une défaite 4-1 qui peut s’expliquer par la blessure de Westbrook au tour précédent. Ensuite Kevin Durant est élu MVP lors de la saison 2013-2014, ils terminent second derrière les San Antonio Spurs, franchise qui va les battre en finale de conférence à cause notamment de la blessure de Serge Ibaka, le karma. En 2014-2015, l’équipe termine 9ème car Kevin Durant a dû regarder ses coéquipiers depuis le banc toute la saison. Un bilan qui coûte sa place à Scott Brooks. Il est remplacé par Billy Donovan.

La saison suivante, il réalise la meilleure saison de l’ère Durant-Westbrook mais sont devancés par les Warriors, champion en titre, et qui réalisent la meilleure saison de leur histoire. En play-offs, tout roule face aux Mavericks puis ils remportent leur série 4-2 face aux Spurs grâce à une prestation défensive de haut vol mais aussi des performances stratosphériques de Kevin Durant. En finale de conférence, ils affrontent les Warriors et mènent la série 3-2. Dans le match 6, ils sont en tête pratiquement tout le match mais les 41 points de Klay Thompson eurent raison d’eux. Le titre NBA échappe encore au duo qui devrait logiquement être revanchard la saison suivante. Pas du tout puisque Kevin Durant décide de trahir sa franchise et part du côté des Warriors. Aucune vanne. La suite sera peu glorieuse pour le Thunder avec certes un titre de MVP pour Russell Westbrook, mais aucun tour de play-offs ne sera passé. Et ce malgré les arrivées de All-Star Paul George et Carmelo Anthony.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = 1 : 1979

Titre(s) de Conférence = 4 : 1978, 1979, 1996, 2012

Titre(s) de Division = 11 : 1979, 1994, 1996, 1997, 1998, 2005, 2011, 2012, 2013, 2014, 2016

Numéro(s) retiré(s) : 1 (Gus Williams), 10 (Nate McMillan), 19 (Lenny Wilkens), 24 (Spencer Haywood), 32 (Fred Brown), 43 (Jack Sikma)

Joueurs emblématiques :

Kevin Durant :
https://www.parlons-basket.com/wp-content/uploads/2019/09/kevin-durant-thunder-nba-e1581241773503.jpg

(Crédits : Parlons Basket)

Si Kevin Durant est peut-être le plus grand traître de l’histoire du basket, il reste néanmoins le meilleur joueur de l’histoire des Sonics et du Thunder. Il aura porté l’équipe en compagnie de son fidèle destrier Westbrook.

Russell Westbrook :

NBA | Basket - NBA : Le message émouvant de Russell Westbrook à OKC !

(Crédits : Le10Sport.com)

Trois saisons en triple-double dont 41 en une seule saison. Il a tout simplement banalisé l’incroyable. Le record d’Oscar Robertson semblait pour beaucoup inatteignable mais Westbrook l’a fait par trois fois. Son amour avec sa franchise de toujours semble tellement fort qu’un jour, il n’est pas impossible de voir The Brodie revenir à Oklahoma City.

Autres : Gary Payton, Carmelo Anthony (🙃), Paul George, Lenny Wilkens, Dennis Johnson, Brandon Haywood, Jack Sikma

Rendez-vous demain pour la suite de cette série avec les Sixers de Philadelphie, une franchise qui aura traversé les époques sans grand succès.

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