30 Days NBA Rewinds : Washington Wizards

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de match à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui direction la capitale pour le dernier épisode de la série et un focus sur les Wizards. 

L’histoire de la franchise 

Des débuts touristiques

Tel un groupe de magiciens itinérants, la franchise s’est déplacée à de nombreuses reprises. Créée en 1961, la franchise a d’abord posé ses valises à Chicago avant de partir à Baltimore en 1963. La franchise restera dans la ville d’Iverson jusqu’en 1973, année de son arrivée dans la capitale fédérale où elle est donc toujours aujourd’hui. C’est enfin en 1997 que la franchise deviendra magique par son changement de nom passant de Bullets à Wizards.

Les heures glorieuses des années 70

C’est justement à Baltimore que la franchise va connaître ses premiers moments de gloire grâce notamment aux performances de Wes Unseld. En 1971, alors que Unseld domine la ligue, les Bullets de Baltimore iront jusqu’en finale où ils perdront contre les Lakers de Jerry West et Wilt Chamberlain. Malgré la présence et les grandes performances de Wes Unseld, cette finale perdue restera longtemps le plafond de la franchise, du moins jusqu’à l’arrivée d’un ancien rival d’Unseld en la personne d’Elvin Hays. Ces deux fabuleux intérieurs formeront pour la fin de la décennie une raquette particulièrement dominante qui mènera les Bullets au titre en 1978.

Une longue, très longue traversée du désert

Depuis le titre de 78, le moins qu’on puisse dire est que la gloire est désormais bien loin de la franchise de la capitale. En effet, en dehors de la finale perdue en 79 alors qu’ils étaient tenants du titre, les hommes de la capitale n’ont plus connu les finales de conférence. Un traversée du désert qui s’illustre par leur absence des playoffs de 89 à 97 puis de 98 à 2005. On note tout de même une petite embellie lorsque la franchise aura la chance de profiter de Chris Webber. De 94 à 98, le looser le plus célèbre de la ligue va continuer sa progression jusqu’à porter l’équipe en post-season en 97. Malheureusement il sera toujours trop seul pour aller plus loin et partira écrire sa légende à Sacramento dès 1998.

La dernière de MJ. 

Si nous avons tous le plaisir de découvrir ou de redécouvrir la fin de l’aventure de Jordan aux Bulls en ce moment, il ne faut pas oublier que c’est bien à Washington que le GOAT a terminé sa carrière. Un temps actionnaire de la franchise il reprend le basket en 2001 pour jouer 2 saisons dans la capitale au coté de l’immense Kwame Brown. Et bien que les résultats ne soient pas déments pour l’équipe, la simple présence de Jordan attire fans et médias durant ces 2 années, jusqu’au 16 avril 2003. Ce jour-là, sous le maillot des Wizards, il va, à Philadelphie jouer son dernier match NBA et conclure sa carrière sous une ovation générale infiniment méritée.

La période clef : les exploits de Gilbert Arenas

Arenas rejoint la capitale en 2003 après un passage à Golden State. Si la première saison de son passage est un échec, dès sa deuxième saison aux Wizards, le visage de l’équipe va changer. Il va effet en devenir le leader et porter l’équipe en playoffs. L’équipe y sera présente de 2005 à 2008 sans jamais malheureusement aller jusqu’au titre. Lors de la saison 2004-2005 Arenas éliminera à lui seul les Bulls et permettra à Washington de voir un deuxième tour de playoffs. Cette qualification, une première depuis les glorieuses années autour du titre de 78, aboutira malheureusement à une défaite 4-0 contre Cleveland.

Malheureusement pour la franchise, cette belle saison restera sans suite. En effet, jamais la franchise de la capitale ne va entourer correctement son prodige qui trop seul ne fera pas mieux qu’un deuxième tour en post-season. Pire encore après avoir signé un énorme contrat, Arenas va se blesser et accumuler les problèmes extrasportifs ce qui forcera la franchise à le transférer à Orlando, une déception pour les Wizards qui croyaient tenir en lui un joueur capable de les mener très loin.

Le palmarès. 

Titre NBA (1) : 1978.

Titres de conférence (4) : 1971,1975,1978,1979

Titres de division (7) : 1971,1972,1973,1974,1975 ( division centrale ) 1979 ( division atlantique ) 2017 ( division sud-est)

Maillots retirés : 10 Earl Monroe, 11 Elvin Hayes, 25 Gus Johnson, 41 Wes Unseld

Les joueurs emblématiques. 

 

Wes Unseld est certainement le joueur qui a le plus fait pour la franchise de la capitale. Leader de l’équipe de 68 à 81, il est l’un des rares à avoir décroché le titre de MVP en tant que rookie. Joueur le plus important du titre de 78, il fut également MVP des finales cette saison là, une belle récompense après 10 années de dévotion à la franchise. Désormais membre du hall of fame, Unseld a bien sûr son maillot retiré à Washington et sa place dans les légendes du jeu.

Si on se moque aujourd’hui gaîment du contrat de John Wall, il n’en est pas moins un joueur hors norme. Le numéro 1 de la draft 2010 est un passeur génial et un athlète fabuleux lorsqu’il est en forme. Si tout va bien pour lui, il ne fait aucun doute qu’il représente, avec peut-être Beal, le futur de la franchise, un futur radieux, car les deux peuvent former un duo assez injouable. Meilleur passeur et intercepteur de la franchise, Wall peut, si tout va bien pour lui, mener la franchise aux points à sa retraite, c’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite.

On aurait pu ou dû parler de : Elvin Hayes, Bradley Beal, Chris Webber.

Dans une situation compliquée aujourd’hui, la franchise de la capitale n’en reste pas moins une franchise historique de la NBA. Une franchise qui a vu passer des légendes du basket et qui fait partie du cercle assez fermé des franchises titrées. Et si tout va bien, après la coupure elle pourrait bien redevenir dangereuse une fois armée de ses 2 fabuleux arrières.

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