L’histoire d’amour entre le football et Sébastien Roudet n’est certainement pas terminée, le milieu de terrain sorti d’une bonne saison avec Valenciennes, attise toujours la convoitise. Agé de 38 ans, le joueur français se confie à We Sport sur ses souvenirs de carrière, son ras-le-bol Valenciennois mais encore sur son avenir.
Bonjour Sébastien, pouvez-vous nous raconter vos premiers pas dans le football ?
J’ai débuté le football à l’âge de 5 ans à Aubusson dans la Creuse. J’y ai joué jusqu’à 13 ans et j’ai rejoint Guéret par la suite pour 2 années.
Vous avez été formé à la Berrichonne Châteauroux. Que retenez-vous de ces années, comment s’est passé votre tout premier match professionnel ?
La Berri est le club qui m’a permis de devenir footballeur professionnel, d’avoir pu faire de ma passion mon métier. C’est mon club formateur et je lui en suis très reconnaissant. J’ai vécu de beaux moments avec, notamment une finale de Coupe de France contre le PSG.
J’ai joué mon premier match en pro en 1998 à 17 ans sous les ordres de Joël Bats, c’est lui qui a lancé ma carrière. Il m’a fait appel à ce moment-là puisqu’il y avait des blessés dans l’effectif professionnel et il m’a fait confiance en me titularisant contre Nîmes. Le match s’est bien passé personnellement, j’en garde forcément un bon souvenir, car ce sont des matchs qui marquent dans une carrière.
Comment avez-vous vécu votre première en Ligue 1 avec Nice ?
Je l’ai vécu comme une évolution puisque je venais d’un club de Ligue 2, donc c’était la suite logique pour ma progression. Je souhaitais découvrir la ligue 1 et je l’ai fait avec l’OGC Nice et son ambiance du stade du Ray, des supporters de folie !
Vient votre premier passage à Valenciennes. Savidan, Penneteau, Mater, Chelle, Saez, vous étiez un groupe soudé et peut-on dire « mythique ». Que retenez-vous de ce transfert nordiste ?
Quand j’arrive à Valenciennes, je suis agréablement surpris par l’accueil et la chaleur humaine des gens du Nord. Je tombe dans un groupe où humainement j’ai vécu des moments inoubliables. On était une bande de potes qui jouait tous les week-ends pour se maintenir, mais ce que je retiens avant tout c’est l’ambiance qu’il y avait au sein de l’effectif.
Vous êtes également passé par Sochaux et Lens lors de votre carrière, clubs avec lesquels vous avez respectivement joué les barrages de l’Europa League et gagné le titre de champion de Ligue 2. Quels sont vos meilleurs souvenirs de carrière ?
Le meilleur moment sportif de ma carrière c’est au RC Lens ! Un club avec une ferveur incroyable, un club qui respire le foot. C’est une fierté d’avoir joué pendant 3 saisons au Racing.
Avec Sochaux, mon meilleur souvenir, c’est le but important face à Nancy lors de ma première saison. Il y a également le passage d’Hervé Renard qui m’a beaucoup marqué surtout humainement, car c’est vraiment une belle personne.
Vous avez connu plusieurs clubs. À chaque départ, vous êtes regretté par les supporters vous qualifiant de joueur « sympathique ». Quel est votre secret ?
Mon secret : je suis naturel, je suis quelqu’un de simple et respectueux. Je ne triche pas sur le terrain, je suis toujours à fond, c’est peut-être pour ces raisons-là que je suis apprécié.
Quel club vous a le plus impressionné lors de votre carrière ? Pour son stade, ses supporters, peut-être la saison ou votre passage dans celui-ci en général ?
Je dirais le PSG pour la qualité de leur effectif, mais aussi le Parc des Princes et l’ambiance qui y règne. Mon passage à Lens pour ses supporters et Geoffroy Guichard pour son stade mythique.
Vous venez de vivre une dernière saison un peu particulière à Valenciennes, évoquant même un ras le bol en janvier dernier. Comment avez-vous vécu cette année ? Avez-vous des regrets ?
Ce fut une saison très compliquée à tous les niveaux, tant sur le plan sportif, mais aussi extra sportif… Sportivement d’abord, car je pense qu’on avait les qualités pour bien figurer dans ce championnat et ce maintien acquis sur la fin.
Il y a eu aussi cette non-vente du club et tout ce que ça a pu engendrer par la suite…
La question des supporters, @Nungesphere, compte twitter dédié à l'actualité Valenciennoise :
“Bonjour Monsieur Roudet ! Pour vous, que manque-t-il à VA pour retrouver des résultats ? Seriez-vous partant pour une reconversion au sein du club si les conditions sont réunies ? Merci pour tout et bonne chance pour la suite !“
Bonjour à vous, très bonne question…Pour être honnête avec vous, je pense que le club manque de professionnalisme dans certains secteurs.
Pour avoir une reconversion au sein du club, il faudrait déjà que l’on me propose quelque chose pour que je puisse y réfléchir, or, ce n’est pas le cas. Je ne suis ni compatible ni en phase avec les dirigeants actuels et comme je ne vais pas dans le sens du vent, je préfère partir.
Quels sont vos projets et objectifs pour la saison prochaine ? Aurons-nous la chance de vous revoir sur les terrains ?
Je souhaite continuer, mais pour cela il faut que je trouve un projet sympa, et si je ne trouve pas, j’arrêterais ma carrière tout simplement. Il est possible de me revoir sur les terrains, mais tout dépendra des opportunités.
Après ma carrière, si je reste dans le milieu du foot, j’aimerais bien un rôle dans le recrutement ou de directeur sportif, c’est ce qui pourrait m’intéresser.
Si vous deviez dire quelque chose au jeune Sébastien Roudet, celui qui entre en centre de formation et rêve de devenir pro, quels seraient vos mots ?
Je lui dirais d’écouter et de respecter ses formateurs, de croire en ses qualités, de ne jamais abandonner, mais aussi de travailler afin qu’il puisse progresser et espérer un jour devenir footballeur professionnel.
Merci à Sébastien Roudet pour sa disponibilité et sa gentillesse. Nous lui souhaitons une bonne continuation !