Alors que le club a évolué en Pro A jusqu’en 2013, le Poitiers Basket connaît une saison 2019-2020 cauchemardesque avec après 13 matchs, une seule victoire. Tour d’horizon de ce tsunami qui frappe l’antichambre de la Jeep Elite.
Poitiers joue la continuité à l’été
Départs : Arnauld Thinon (La Rochelle, NM1), Kevin Harley (Boulazac, JEEP Elite), Yanik Blanc (Saint-Quentin), Warren Niles, Ron Anderson Jr (La Rochelle, NM1), Carey Norville, Efe Odigie (Radom, Pologne), Paul Delaney III (Ashkelon, Israël)
Arrivées : Ruddy Nelhomme (prolongation), Kevin Mendy (prolongation), Mickaël Var (prolongation), Jim Seymour (prolongation), Clément Desmonts (prolongation), Bathiste Tchouaffé (Bourg-en-Bresse, JEEP Elite), Carl Ona Embo (Caen, NM1), J.R Reynolds (prolongation), Abdoulaye Mbaye (Fos-sur-Mer), Pape Badji (Châlons/Reims, JEEP Elite), Pierre-Yves Guillard (prolongation)
Le départ de Kevin Harley paraît légitime tant le joueur performait dans la division (14,7 points, 4,5 rebonds et 3,2 passes). Celui de Yanik Blanc aussi, le meilleur jeune du championnat de Pro B avait besoin de temps de jeu chez une équipe plus faible, il a choisi de s’envoler pour Saint-Quentin, le promu. Ron Anderson subissait le nouveau règlement de la LNB qui autorisait un seul américain par équipe.
Du côté des arrivées, Ruddy Nelhomme et son staff ont joués la continuité avec de nombreuses prolongations. Quelques paris sont tentés avec l’arrivée de Pape Badji de Jeep Elite, et surtout celle de Bathiste Tchouaffé, vu comme un espoir du basket français mais qui peine à faire son trou. Le PB86 signe aussi un revenant, Carl Ona Embo, passé au club à deux reprises.
Un recrutement qui laissé présager une saison plutôt bonne pour Poitiers sans pour autant jouer les play-offs mais tout de même en se maintenant avec facilité.
Source : La Nouvelle République
Un début de saison catastrophique
Malgré une campagne de Leader’s Cup intéressante malgré le faible bilan (1V-3D), les espoirs étaient de mise dans la Vienne. Mais pourtant, au moment de lancer la saison, les poitevins subissent deux gros revers loin de leurs bases. 28 points dans le museau à Rouen puis 33 à Evreux sans gagner à la maison contre Denain. L’inquiétude commence à monter mais pas de raison de s’affoler pour autant. La preuve, l’équipe s’impose début Novembre contre Paris, elle aussi en difficulté. Mais depuis, aucune victoire à se mettre sous la dent que ça soit à domicile ou à l’extérieur. Alors que Ruddy Nelhomme accueillait Efe Odigie en remplaçement de Pape Badji, on a vu des meilleures choses de la part d’une équipe jusque-là morose. Les défaites de justesse contre Blois, Vichy puis Nancy en sont les preuves formelles. Mais cette défaite contre Nancy était apparemment la défaite de trop. Le conseil d’administration décide de licencier Ruddy Nelhomme, coach historique du PB86. Antoine Brault, son assistant est appelé à assurer l’intérim.
Source : La Nouvelle République
Brault, l’heure de l’électrochoc ?
Le premier de Poitiers sous les ordres d’Antoine Brault est une aubaine, ils jouent contre Saint-Quentin, avant-dernier du classement. Mais hélas, c’est un nouveau revers de 19 points que va subir le PB86. Un revers qui en appelle d’autres puisque les défaites contre Aix-Maurienne, Nantes et Quimper ont suivis. Après 13 matchs, ils sont bon dernier avec un seul succès et surtout à 3 victoires de la zone rouge. Pire attaque de la division avec seulement 69,8 points inscrits par match et surtout 3ème pire défense avec 84,3 points encaissés, le défi s’annonce salé après la trêve.
Le coach devrait composer avec des blessés car Abdoulaye Mbaye est blessé (ischios-jambiers). Un pigiste a été trouvé en la personne de Bryan Pamba mais Pierre-Yves Guillard souffrant d’un pneumothorax n’a lui pas été remplacé.
Au niveau coaching, la succession de mauvais résultats font que Antoine Brault est en danger. Pas forcément la carrure pour une poste d’entraîneur en chef, il a d’ailleurs perdu totalement ses moyens lors de la réception de Quimper. Excédé, il avait hurlé sur Mickaël Var pendant un temps-mort : « ferme ta gueule, t’es nul ». Le coach s’est facilement excusé en conférence de presse en signifiant qu’il respectait Var et qu’il avait mal agit. Nul doute que si le PB86 embauche un nouvel entraîneur, Brault retrouvera son poste d’assistant, un poste qu’il lui convient très bien et où son expertise est incontestablement de très bonne qualité.
Source : La Nouvelle République
Quelles solutions pour Poitiers ?
Même si le licenciement de Nelhomme pouvait paraître logique vu le début de saison de Poitiers, la suite n’a pas du tout été préparé. Résultat, Antoine Brault s’occupe de l’intérim depuis presque 20 jours. La priorité est donc de trouver un coach. Des rumeurs laissent entendre que Laurent Pluvy pourrait être le commandant de cette « mission » maintien. Un choix intéressant pour l’ancien coach de Roanne qui pourrait retrouver un banc avant pourquoi pas de reprendre du service en Jeep Elite. Mais en plus d’embaucher un coach, des ajustements paraissent obligatoires dans cet effectif. Mickael Var et Bathiste Tchouaffé ne sont pas au niveau depuis le début de la saison. Pour le premier, il mériterait d’être davantage utilisé au poste 3 plutôt que 4 mais arrivera-t-il à s’adapter ? Et pour le second, son prêt de Bourg est un flop et il n’arrive pas à s’adapter au jeu poitevin. Forcément, il faudrait proposer des noms pour remplacer ces deux éléments. N’ayant que deux joueurs étrangers avec Reynolds et Odigie, Poitiers pourrait recruter un étranger. En remplacement de Tchouaffé, Maxime Choplin ancien joueur de Quimper est disponible tout comme Xavier Gaillou qui a vécu la descente de Fos Provence la saison dernière. Du côté du poste ¾, un retour de Carey Norville peut s’envisager, lui qui est d’origine britannique. L’arrivée en NBA de Sekou Doumbouya, un ancien de la maison devrait logiquement faire venir des sous. Affaire à suivre avec ce management plus que hasardeux.
Source : La Nouvelle République