Fini les phases de poules, place aux matchs couperets. Après s'être brillament qualifiés en faisant bonne figure au sein de leur groupe respectif, Monaco, Nanterre et Strasbourg attaquent les 8ème de finale de la Ligue des Champions. Avec beaucoup d'ambition. Ambition légitime. D'ailleurs, on vous annonce que cette année, c'est un club français qui la remportera. Pourquoi?

Car Monaco n'est pas passé loin l'année dernière

Faisant figure de favori l'année dernière, l'ASM Basket s'est finalement incliné contre Banvit, en demie finale (83-74) alors que la Roca Team avait réalisé un parcours magnifique (seulement 4 défaites). De plus l'aventure en championnat était déjà terminée, à la surprise générale, après 2 défaites à Louis II contre l'ASVEL. Ce Final Four faisait donc figure d'obssession pour cette équipe, déjà victorieuse de la Leaders Cup quelques mois plus tôt. Mais, pris par l'enjeu, les coéquipiers de Zach Wright s'étaient fait surprendre par de valeureux Turcs. Mais ce n'était que partie remise. Les Monégasques sont repartis pieds au plancher cette année pour écraser leurs adversaires un à un, lors de la phase de groupe, achevée à la première place, avec 13 victoires en 14 rencontres ! La seule défaite ayant eu lieu lors de l'ultime journée, alors que les hommes de Mitrovic étaient déjà assurés de terminer en tête. Meilleure attaque de la compétition (plus de 85pts de moyenne), Monaco fait parti des favoris, avec Tenerife, le tenant du titre, Besiktas, toujours redoutable dans son antre, ou encore les Allemands de Ludwigsburg, 3ème du championnat Allemand derrière les intouchables Bayern Munich et Alba Berlin. Mais la Roca Team a une revanche à prendre. Le nouveau sacre en Leaders Cup n'a fait qu'augmenter le capitale confiance de cette équipe, deuxième de Pro A à égalité avec le leader Strasbourgeois. Monaco doit, et Monaco va le faire.

Car Nanterre est champion d'Europe en titre

Alors oui, certes, ce n'était que la FIBA Europe Cup. Mais Nanterre a tout de même remporté un titre Européen la saison passée, en battant l'Elan Chalon en finale. La JSF a également gagné l'EuroChallenge en 2015, compétition qui n'existe plus désormais. Nanterre à l'expérience de ces rencontres européennes, de ces matchs couperets. Les Schaffartzik, Invernizzi, Aminu et autres Shuler adorent cette pression. Moins en réussite cette saison en championnat, les Franciliens ont tranquillement terminé à la 3ème place de leur groupe, à une seule petite victorie de Nymburk et Besiktas, et avec 3 succès de plus que Ziellona, Avellino et Ostende, les premiers poursuivants. La tâche s'annonce ardue en 8ème de finale, puisque les hommes de Pascal Donnadieu rencontreront les finalistes de la saison passée et tombeur de l'AS Monaco, les Turcs de Banvit, et surtout avec le match retour à l'extérieur. Comme à son habitude, la JSF s'appuiera sur son adresse extérieure (plus de 42% cette saison, la deuxième meilleure en Ligue des Champions) et sur ses snipers Schaffartzik et Invernizzi. La perspective d'un quart de finale 100% français (si Monaco s'impose) et donc d'un club hexagonal en demie doit motiver les troupes.

Car Strasbourg reste une machine à gagner

Tous les ans c'est le remu ménage. Et tous les ans c'est la même musique. Changement d'effectif, mais pas d'ambition. 5 fois finaliste de Pro A, la SIG, actuellement en tête du championnat, nourrit de plus de grands espoirs en Ligue des Champions. La dernière équipe française à avoir participé à l'Euroleague veut prouver qu'elle mérite qu'on s'intéresse à son éventuel retour dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Mais avant de penser à cela, et à sa gigantesque Arena qui devrait arriver d'ici quelques années, les hommes de Vincent Collet ont un statut à assumer. Celui de véritable outsider de cette compétition. Après un début mitigé (5 victoires en 10 matchs), les Strasbourgeois ont fini en trombe la phase de poule pour terminer à la première place de leur poule, devant des clubs comme Banvit, l'Estudiantes ou encore l'AEK Athènes tout de même.

Avec un quart de final contre les Lituaniens de Neptunas et un match retour au Rhénus, les Alsaciens ont logiquement tout pour atteindre les quarts de finale. Là, la compétition devrait s'intensifier. Tant mieux, on aime ça du coté de la SIG. Les Louis Labeyrie, Miro Bilan et compagnie ont été recruté pour leur hargne et leur combativité dans ce type de match. Ajouté à cela l'ex doublette monégasque Dee Bost- Zach Wright ou encore le capitaine légendaire Jérémy Leloup, et vous avez là une équipe qui tient sacrément la route. Et qui, potentiellement, peut aller au bout.

Valentin Martin