Bilan NBA 18/19 : Chicago Bulls

La saison 2018-2019 à peine terminée, il est maintenant temps de faire le bilan de la saison équipe par équipe. On poursuit aujourd’hui avec la mythique franchise des Chicago Bulls.

La draft :

 

Wendell Carter Jr

Sortir de la fac de Duke est une garantie pour les coachs NBA. Une promesse souvent tenue que les fondamentaux de ce jeu ont été inculqués. Une promesse que le joueur est prêt à pénétrer dans la grande ligue et à se frotter aux meilleurs joueurs du monde. « Avec le septième choix de la Draft 2018, les Chicago Bulls sélectionnent Wendell Carter Jr ». Ce n’est pas une surprise de voir les Bulls drafter le pivot de Duke vu les besoins des taureaux dans la peinture. Annoncé comme le meilleur pivot de cette cuvée 2018, l’ancien Blue Devil ne va pas décevoir le front office de l’Illinois. Avec 10 points et 7 rebonds par match en seulement 25 minutes, il s’impose comme un titulaire en puissance dans la rotation de Jim Boylen. Il est aussi le meilleur contreur de la franchise avec 1,3 contre par match. À seulement 20 ans, Wendell Carter Jr représente l’avenir de la franchise aux six titres NBA grâce à son intelligence défensive et à son activité des deux cotés du terrain. Seul bémol pour le rookie, une blessure au pouce qui l’aura écartée des terrains pendant toute la deuxième partie de la saison. 

 

Chandler Hutchison

Avec le 22ème choix, les Bulls choisissent Chandler Hutchinson de la petite fac de Boise State. Après quatre années universitaire, le meneur de 23 ans décide de sauter le pas et se retrouve propulsé à Chicago. L’ailier n’a malheureusement pas pesé sur le jeu des Bulls avec 5 points à 46% au shoot mais 28% à trois points, et 4 rebonds en 20 minutes de jeu. Sa blessure au pied, survenue en même temps que celle de Wendell Carter Jr, n’a rien arrangée pour son acclimatation à la grande ligue. Dans une NBA de plus en plus tournée vers le shoot à trois points, il va devoir travailler cet aspect de son jeu pour devenir indispensable dans le collectif de Jim Boylen.

Les deux rookies lors de leur présentation à la presse
(Crédit : Scribd)

La saison 2018-2019 : 

22 victoires, 60 défaites. 5 victoires de moins que la saison dernière et encore une fois une treizième place à l’Est. Le bilan comptable est catastrophique, mais l’optimisme est permis par rapport aux autres mauvais élèves du fond de la classe (Knicks, Suns, Cavs). Les Bulls sont en pleine reconstruction et comptent s’appuyer sur le talent de leurs jeunes joueurs. Sous l’impulsion d’un Zach LaVine (24 ans) auteur d’une magnifique saison, les jeunes taureaux que sont Markkanen (22 ans) et Wendell Carter Jr (20 ans) représentent l’avenir de la franchise et en sont déjà le présent. Une saison ratée que l’on peut expliquer au travers d’innombrables blessures qui ont touché les hommes de Jim Boylen. LaVine a manqué 19 matchs, Markannen en a raté 30, Dunn en a lui manqué 36, tandis que le rookie Wendell Carter Jr n’a pu prendre part à 38 rencontres. C’est tout le cinq majeur des Bulls qui s’est vu chamboulé tout le long de la saison et qui a empêché la franchise d’instaurer un semblant de liant dans le jeu. L’autre fait marquant de cette saison est le trade envoyant Bobby Portis et Jabari Parker à Washington contre Otto Porter qui s’est tout de suite intégré dans le collectif des Bulls avec plus de 17 points de moyenne en 33 minutes. Chicago est aussi l’une des équipes les plus jeunes de la ligue, ce qui explique aussi la mauvaise saison des gars de l’Illinois. Seulement cinq joueurs ont plus de 25 ans (Lemon, Otto Porter, Holiday, Lopez et Felicio), ce qui démontre un manque criant d’expérience et une inconstance dans les résultats.

Tout n’est donc pas à jeter dans cette saison qui a vu émerger un trio LaVine-Markannen-Wendell Carter Jr sur lequel la franchise risque de s’appuyer durant les prochaines saisons.

MVP de la rédac’ :

Monsieur Zach LaVine. L’ancien dunkeur fou des Timberwolves a réussi sa mue. Allier le spectaculaire avec l’efficacité. 23,7 points, 4,5 passes, 4,7 rebonds à presque 47% au shoot et 37% du parking. On va pas se mentir, cela ressemble un peu a des stats de All Star. À seulement 24 ans, le vainqueur du concours de dunk en 2016, confirme son potentiel et ravi le board des Bulls. Son record de la saison est établi contre Atlanta dans un match épique en quadruple prolongations avec 47 unités. C’est très simple, LaVine vient de réaliser sa meilleure saison en terme de points, de passes, de rebonds, d’interceptions, de blocks et de pourcentage au tir. Dois-je vraiment continuer ? Il est actuellement le leader de ce jeune effectif, avec l’espoir de devenir un véritable franchise player. Ça tombe bien, il lui reste encore trois ans de contrat au sein des Chicago Bulls. À lui de ramener la mythique franchise des Bulls vers les hauteurs de la ligue.

Crédit : Chicago suntime

La saucisse de la rédac’ :

Justin Holiday. En voilà un qui va en avoir besoin…de vacances. 11,6 points à 38% au shoot, 2,2 passes et 4,4 rebonds en 35 minutes, c’est pas vraiment ce qu’on espère d’un arrière titulaire. Le 3 janvier 2019, le board en a assez vu et décide de l’envoyer à Memphis en échange de Wayne Selder Jr, MarShon Brooks et deux seconds tours de draft (2019, 2020). Il ne manquera certainement pas aux fans des Bulls, ni aux dirigeants. Va falloir arrêter d’envoyer des briques et commencer à jouer au basket monsieur Holiday, sous peine de devoir terminer sa carrière dans le magnifique championnat chinois.

Le + / – :

Le + : Talent

Le – : Manque d’expérience

Avis de la rédac’ :

Après deux saisons à reconstruire, les Bulls doivent passer la seconde et entourer leurs jeunes joueurs talentueux. Des joueurs d’expériences sont attendus dans l’Illinois pour encadrer l’effectif et amener l’expérience nécessaire pour gagner des matchs. Avec presque 30 millions de dollars de cap space, Chicago a de quoi faire pour renforcer l’effectif à tous les postes. Les premières rumeurs parlent de Pat’ Beverley pour mener le jeu des Bulls la saison prochaine. C’est sur ce genre de joueur, expérimenté, guerrier et avec des demandes salariales raisonnables, que le front office de Chicago va prospecter pendant l’intersaison. Les Bulls pourraient échanger leur 7ème choix de la draft contre un ou plusieurs joueurs d’expériences ou alors développer un autre jeune joueur à fort potentiel. Fini de jouer, maintenant il faut gagner.

 

 

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Crédit photo : NBA.com

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"Il faut souffrir pour être beau"...Supporter de l'OM mais toujours moche In Russell Westbrook we trust #whynot

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