Bilan NBA 18/19 : Toronto Raptors, the Champ’ is here !

Après une nouvelle élimination par les Cavaliers de LeBron James en demi-finales de conférence lors des playoffs 2018, les Raptors ont chamboulé leur effectif lors de l’intersaison en tradant DeMar DeRozan à San Antonio contre Kawhi Leonard. Un choix payant puisque l’ex-Spur, qui a réalisé une saison exceptionnelle, a été l’un des artisans du tout premier titre NBA de la franchise.

La saison

Petite parenthèse sur la draft pour commencer : les Raptors ne disposant pas de choix, aucun rookie issu de cette draft 2018 n’a rejoint l’effectif.

Mi-juillet 2018, un petit tremblement de terre a secoué Toronto, puisque DeMar DeRozan, le visage de la franchise présent depuis 2009, prenait la direction de San Antonio accompagné de Jakob Pöltl et un 1er tour de draft 2019. En échange, les Raptors récupéraient Kawhi Leonard, qui sortait d’une saison quasi blanche avec les Spurs pour cause de blessure (diplomatique ?). Un gros trade qui s’est avéré payant quand on connaît la suite. De plus, en février juste avant la trade deadline, Marc Gasol débarquait à son tour au Canada pour renforcer la raquette, en échange de Jonas Valanciunas, Delon Wright et un 2nd tour de draft 2024 envoyés aux Grizzlies. Un recrutement très intelligent mené par les dirigeants canadiens.

Car avec le départ de LeBron James aux Lakers, la conférence Est redevenait plus ouverte, notamment en vue des playoffs. Et les Raptors ont remarquablement négocié la saison régulière, en terminant à la deuxième place à l’Est, juste derrière les Bucks et devant les Sixers et les Celtics, deux équipes qui faisaient pourtant partie des favoris. Deuxième bilan de la NBA, Toronto a pu aborder les playoffs sereinement, surtout que le cauchemar des dernières campagnes n’était plus là pour empêcher les Canadiens d’avancer. Fini donc le sobriquet de LeBronTo, place aux vrais Dinos !

Opposés au Magic lors du premier tour, les Raptors se sont pourtant fait surprendre dès le Game 1 par de valeureux Floridiens. Le doute n’a pas plané bien longtemps, puisque Toronto a rectifié le tir en remportant les quatre matchs suivants pour s’offrir la série assez facilement (4-1). Le simple fait d’avoir Leonard dans l’équipe a tout changé, tout comme Gasol qui a totalement éteint Nikola Vucevic, pilier d’Orlando.

La suite, ce sont deux séries exceptionnelles face aux Sixers en demi-finales et aux Bucks en finales de conférence, brillamment remportées 4-3 et 4-2. On se souviendra notamment du buzzer beater incroyable de Kawhi Leonard lors du Game 7 contre Philly pour décrocher la victoire et donc la qualification.

Pour la première fois de son histoire, Toronto atteignait les finales NBA, mais une montagne se présentait face eux : les Golden State Warriors. Double champion en titre et avec le three-peat en vue, Golden State semblait complètement hors de portée, et pourtant… Privés de Kevin Durant, blessé, puis de Klay Thompson par la suite, les Californiens n’ont pas évolué à leur meilleur niveau, contrairement à des Raptors en feu. Leonard sur la série, Pascal Siakam lors du Game 1 (32pts à 14/17 au shoot, 8rbds, 5pdec, 2ctrs), Marc Gasol dans la raquette, Fred VanVleet en sortie de banc et en défense sur Curry, Kyle Lowry (qui n’a pas choke cette fois), Serge Ibaka ou encore Danny Green, un collectif mené de main de maître par Nick Nurse qui a pris le meilleur sur des Warriors à bout de souffle. Et la récompense n’en est que plus belle, puisque les Canadiens ont décroché la toute première bague de leur histoire face à l’équipe la plus dominante des cinq dernières années. Un énorme exploit, une saison qui restera dans les annales.

Le MVP de la rédac : Kawhi Leonard

Sans surprise, notre MVP est évidemment Kawhi Leonard. L’ex-Spur a réalisé une saison tout bonnement incroyable, notamment d’un point de vue statistique. 26.6 pts / 7.3 rbds / 3.3 pdec en saison régulière, 30.5 pts / 9.1 rbds / 3.9 pdec en playoffs. Leonard a porté Toronto sur ses épaules, alors qu’il n’avait quasiment pas joué l’année précédente. Impérial en défense et redoutable en attaque, l’ailier a prouvé qu’en étant en forme il fait partie des joueurs les plus dominants de la Ligue. Légèrement gêné lors des finales suite à une blessure aux quadriceps, il n’a pour autant rien laissé transparaître et a été chercher le titre de MVP des finales en plus de celui de champion.

Le trophée des MVP des finales remis à Kawhi LeonardSource : gettyimages.fr

En seulement un an, celui qu’on surnomme “The Claw” a fait passer un cap à la franchise canadienne. Bien sûr que ce titre est le fruit d’un travail collectif, mais il ne faut en aucun cas minimiser l’impact de Leonard, qui aurait quasiment pu prétendre au trophée de MVP de saison régulière sans un Antetokounmpo surhumain. À lui seul il est capable de sublimer une équipe, et c’est l’enseignement principal que l’on doit retenir.

La bonne surprise : Pascal Siakam

Si Kawhi a été le meilleur joueur des Raptors 2018/2019, d’autres cas sont à évoquer, à commencer par celui de Pascal Siakam. En l’espace d’une saison, le Camerounais est passé de simple joueur de rotation aux statistiques correctes (7.3 pts / 4.5 rbds / 2.0 pdec en 2017/2018) à titulaire en puissance et cadre du cinq majeur en playoffs. “Spicy P” a énormément progressé au shoot durant l’intersaison 2018; et cela s’est vu dès la saison régulière, avec une moyenne de points plus de deux fois supérieure : 16.9 pts / 6.9 rbds / 3.1 pdec.

MIP et champion NBA, belle année pour Pascal SiakamSource : gettyimages.fr

Mais l’intérieur ne s’est pas arrêté là, puisqu’il a encore augmenté son ratio lors des playoffs : 19.0 pts / 7.1 rbds / 2.8 pdec. Précis en attaque, méticuleux en défense, Siakam a continuellement repoussé ses limites personnelles, et a réalisé de superbes finales. On gardera notamment à l’esprit son Game 1 fantastique contre les Warriors, durant lequel il a inscrit 32 pts à 14/17 au shoot, 8 rebonds, 5 passes décisives et 2 contres. Hallucinant, pour un joueur qui faisait partie de la second unit l’an dernier. Il n’est absolument pas étranger au titre des Raptors, lui qui a su hausser drastiquement son niveau de jeu. C’est donc en toute logique que lui est revenu le titre de Most Improved Player de la saison.

Mention spéciale tout de même à Fred VanVleet, également facteur X des finales contre les Warriors. Leader en sortie de banc, l’ancien meneur de Wichita a sorti une saison régulière de très bonne facture, et une fin de playoffs XXL. Fin de playoffs car il était passé au travers entre le Game 1 contre le Magic et le Game 3 contre les Bucks, avec un piètre 20/78 au shoot (dont 8/41 à 3 points). L’explication se situait au-delà du sportif, puisque sa compagne était en passe d’accoucher. Une fois la naissance de son enfant passée, le Canadien a tout bonnement marché sur l’eau. Énorme défense sur Curry, seize 3 points inscrits lors des finales (un record, devant JR Smith et Robert Horry), bref un bilan exceptionnel.

L’avis de la rédac

Toronto a réalisé la saison parfaite en 2018/2019, grâce notamment à Kawhi Leonard, qui a décidément le chic pour titiller les grosses équipes. On pense notamment au titre de 2014 face au Heat de LeBron James, puis évidemment le sacre face aux Warriors 2018. Ajoutés à cela des joueurs qui se sont surpassés, en particulier Pascal Siakam et Fred VanVleet, et l’issue de cette année est totalement logique.

Pour autant, cette année dorée pour les Raptors risque de ne pas se représenter avant quelques temps. En effet, Leonard a signé aux Los Angeles Clippers lors de la free agency, suivi par Danny Green qui a rejoint les Lakers. Il faudra donc réussir à rebondir sans le pilier de l’effectif, et avec la concurrence à l’Est. Il n’empêche que Nick Nurse a de quoi être fier, lui qui a remporté le titre NBA lors de sa première saison en tant que coach.

Source image : lesechos.fr

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