Dans une Conférence Ouest toujours plus relevée, nous ne pouvions attendre les Jazzmen au-dessus de la quatrième ou de la cinquième place. Et comme depuis trois ans, c’est la cinquième place que Utah a réussi à accrocher. Non sans mal, d’ailleurs. Toujours est-il qu’avec un bilan plutôt flatteur de 50 victoires pour 32 défaites, un bon coach, un groupe soudé, la recette semble marcher en saison régulière. Mais alors, quel craquage en playoffs !
La Draft
Pas grand-chose à dire du côté de la Draft 2018 du côté de Utah. Le Front Office a choisi de sélectionner un arrière tout droit sorti de Duke, Grayson Allen. À l’heure d’aujourd’hui, il ne fait déjà plus parti de l’effectif. Il a été envoyé aux Memphis Grizzlies en compagnie de Korver et Crowder (+ des tours de draft) contre Mike Conley !
Moments after the #UtahJazz select Grayson Allen, @spidadmitchell races over to welcome his new teammate! #Takenote #NBADraft #JazzNation pic.twitter.com/VJ6RbR4VBw
— Dave Fox (@Davefox2) June 22, 2018
La Saison
À l’image de leurs deux saisons précédentes, Utah a réussi à garder le cap. 50 victoires, 32 défaites, c’est un bilan très honorable. Surtout, ils réussissent une nouvelle fois à accrocher une cinquième place, significative de playoffs. Dans une équipe très peu remaniée à l’intersaison, coachée par le grand Quin Snyder, il y avait de quoi faire. Surtout, cette équipe est intraitable défensivement (voir plus bas). Mais elle a beau être solide derrière, c’est surtout devant que cela a pêché. On l’a un peu moins remarqué en SR, mais les playoffs l’ont clairement affiché. Ce manque de potentiel offensif, symbolisé en partie par leur meneur Rubio, incapable de faire la différence face à Houston, aura été fatal. Pour la troisième année de suite, la bande à James Harden arrête les Mormons en playoffs. Si d’habitude cela se réalisait en demi-finale de conférence, cette fois le premier tour était le terminus.
Petite déception dans l’ensemble, donc. Pour l’année prochaine, il faudra continuer à miser sur cet ensemble défensif symbolisé par un homme, un français : Rudy Gobert ; et ajouter du potentiel offensif au sein du roster.
Le MVP de la rédac’
Sans contestation possible, c’est bien notre frenchie Rudy Gobert qui coiffe tout le monde au poteau. Récompense ultime de sa saison : le titre de Defensive Player Of the Year. Et ceci, pour la deuxième année consécutive. Rien que ça. Si l’on avait vu le géant du Jazz abattu après sa non-sélection au All-Star Game, il pourra toujours se consoler avec le titre de DPOY. Il rentre dans le cercle très fermé de joueurs l’ayant remporté à plusieurs reprises à la suite. Il bat d’ailleurs Giannis Antetokounmpo et Paul George aux votes. Il remporte également sa place dans la First All-NBA Defensive Team, et une place dans la Third-All NBA Team en tant que pivot. Sacré palmarès personnel pour le français !
Rudy grew increasingly emotional speaking with the media about his All-Star snub. Said his mom called him crying. Said he wrote and deleted several messages on social media. Finally, he grew too emotional to speak, and walked off, wiping away tears. pic.twitter.com/UkFX2nUrt8
— tribjazz (@tribjazz) February 1, 2019
La saucisse de la rédac’
Difficile de sortir un joueur du lot, tant le collectif aura souvent rattrapé un trou d’air pour un joueur au sein d’un match. De manière générale, tous les joueurs auront apporté leur pierre à l’édifice. Ricky Rubio a été cité plus haut, mais il ne possède pas des statistiques immondes pour autant.
On peut alors incriminer le secteur offensif, ou plutôt le manque de joueurs à vocation offensive. Bien trop souvent, Donovan Mitchell s’est retrouvé seul au scoring. Avec l’arrivée d’un meneur qui plante en la personne de Mike Conley, il y a fort à parier qu’il faudra compter une fois de plus sur les Jazzmen à l’orée des playoffs. En espérant cette fois qu’ils passent les Rockets…
L’avis de la Rédac’
Bien, mais peut mieux faire. Evidemment, dans une équipe qui ne compte pas de superstar, il faut s’adapter, construire. On a un groupe talentueux, une belle défense, un bon coach. Pour passer un palier, il faudra sûrement aux hommes de Snyder un peu plus de panache en attaque. La rigueur défensive, ils l’ont. À eux de prouver qu’ils peuvent aussi faire très mal de l’autre côté du terrain.