Basketball

Bilan NBA 2019-2000 : Dallas Mavericks, une reconstruction terminée

Dallas Mavericks

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentes. Aujourd’hui focus sur les Dallas Mavericks, l’ouragan offensif l’année.

Un collectif, un coach, une star

Un été intelligent 

L’été 2019 de Dallas a été divisé en deux temps. Dans un premier temps la Draft, où les Mavericks n’obtinrent que le 45e pick avec lequel ils sélectionnèrent Isaiah Riby, le 37e pick étant envoyé aux Pistons. Par ailleurs, la Free Agency fut très bien gérée. Au niveau des prolongations, le désormais n°2 de la franchise Kristaps Porzingis et les principaux role players ont signé de beaux contrats. Ajoutez à cela les arrivées du sniper Seth Curry, du géant des Balkans Boban Marjanovic et de l’arrière Delon Wright et vous obtenez un mélange très intéressant.

Cette saison marque tout de même la fin d’une ère dans le Texas avec le départ à la retraite de Dirk Nowitzki. Avec le recul, on peut avancer sans trop de soucis que le symbole de toute une franchise passe le relais à un Slovène qui sera perpétué son héritage. Les autres départs restent minimes et compensés par les nouveaux. Ci-dessous le tableau récapitulatif.

L’an II géré d’une main de maître

En 2018, les Mavs arrivent véritablement à la fin d’un cycle, et même d’une ère. Dirk Nowitzki est sur la pente plus que descente et le front-office de Dallas doit penser à la relève. Il récupère Luka Doncic à la draft qui termine rookie de l’année, explosant tous les plafonds posés par ses concurrents et les analystes. L’an I de la reconstruction se finit à merveille.

Cette saison devait marquer un nouveau pas dans ce projet. Avec le retour de blessure de Kristaps Porzingis et les arrivées de Seth Curry et Boban Marjanovic, l’an II partait sur de bonnes bases. Au final, Dallas termine sa saison régulière 7e de l’ouest avec 43 victoires pour 32 défaites et n’a jamais eu de bilan négatif. Cette équipe termine également avec le meilleur offensive rating de la ligue et avec 117.5 points de moyenne par match. Toutes ces stats montrent le travail d’un collectif soudé, supervisé par un coach incroyable en la personne de Rick Carlisle. Le vétéran du banc texan a compris en peu de temps comment utiliser ses joueurs pour qu’ils puissent évoluer dans les meilleures conditions possibles.

Une nouvelle fois, Dallas a éclaté tous les obstacles sur son chemin réussissant même à revenir en playoffs, quatre ans après leur dernière participation et avec de réelles intentions de victoires. Au premier tour, ils tombent sur les Clippers, candidat sérieux pour le titre. Ils s’inclineront 4/2 dans la série et quittèrent la bulle d’Orlando avec amertume. En effet, Porzingis se fit exclure au troisième quart temps du Game 1 et se blessa ensuite. Luka Doncic ne finit pas le Game 3 pour blessure à la cheville. Au Game 6, le Slovène se retrouve mal entouré par des roles players en perdition au moment fatidique. Néanmoins, Doncic nous aura offert un des plus moments des playoffs 2020 avec ce buzzer beater en prolongation du Game 4. Un geste fabuleux qui restera gravé dans la mémoire des fans.

Le MVP de la rédac’ : Luka Doncic, la naissance d’une légende ?

Que dire de la saison de Luka Doncic si ce n’est qu’il dépasse encore toutes les attentes placées en lui. Il termine sa saison avec 31pts, 9.8 rebonds, 8.7 passes et 1.2 steal. de moyenne En tant que sophomore, il est déjà la star de son équipe et certains le compare déjà aux plus grands. Il finit 4e au classement du MVP et 3e au MIP.

De nombreuses statistiques confirment ses actes sur le parquet. Durant toute la saison, il a marché sur la ligue comme peu de joueurs le font au cours de leur carrière. Sa facilité à shooter à 3 points est impressionnante (31.6 %) surtout dans des moments clés. Ses step-backs et euro-steps sont également diablement efficaces. Enfin, sa vision de jeu vient compléter une palette offensive exceptionnelle. Il sait quand il doit servir ses partenaires plutôt que de tenter l’impossible, une qualité rare chez un joueur si jeune.

Pour ses premiers playoffs, l’ancien du Real réalise une masterclass avec deux triples doubles inscrits. Le premier au Game 3 (13 pts, 10 ast, 10 rbd) en jouant 29 minutes, puis le second au Game 4 sur une jambe (43 pts, 13 ast, 17 rbd) ponctué d’un buzzer beater à 3pts en prolongation qui permit à son équipe de revenir à 2-2 dans la série.

Ses seuls petits défauts restent ses pertes de balles encore trop fréquentes et son jeu défensif encore trop moyen. Mais le réel problème pour les autres franchises, c’est qu’il lui reste à peu près quinze saisons en NBA et que ces défauts partiront certainement très vite. À ce moment là, qui pourra le stopper ? Le mystère reste entier.

La saucisse : Tim Hardaway Jr, un manque d’efficacité

Il est bien difficile de choisir une saucisse dans cette équipe très soudée et où tout le monde connaît son rôle. Mais Tim Hardaway affiche une ligne de stats en dessous des attentes avec 15.8 points, 3.3 rebonds et 1.9 passe. De plus, il fait partie des plus gros salaires de la franchise et son rendement n’est pas à la hauteur. Néanmoins, il reste une pièce majeure du puzzle de Rick Carlisle et s’intègre globalement bien dans la rotation.

Le +/-

Le + : La solidarité

Le – : Des blessures à répétitions

Et la saison prochaine

L’avis de la rédac

Le projet est désormais clair. Sur le moyen terme, Dallas veut aller chercher un titre NBA. La star est déjà présente, les roles players aussi, mais il y a un bras droit mais qui se blesse un peu trop souvent. La suite logique pour l’an III des Mavericks serait d’encore mieux entourer Doncic avec un bras gauche. De plus, il faudrait légèrement améliorer le banc pour que l’équipe reste dangereuse tout au long de la saison dans les phases de jeu sans Doncic et Porzingis, l’objectif final étant d’au moins dépasser le premier tour des Playoffs.

D’un point de vue plus intrinsèque, Doncic devra encore évoluer pour se montrer plus imprévisible. Son step-back commence à être connu, et Dallas va être réellement prit au sérieux par ses concurrents, l’effet de surprise aura disparu. Rick Carlisle va devoir trouver d’autres tactiques de jeu car la conférence ouest va être relevée la saison prochaine, et chaque victoire comptera énormément.

Pour sa deuxième année de reconstruction, Dallas confirme son ambition. L’an III de ce projet va être très intéressant à suivre car Luka Doncic fait rayonner cette franchise sur un plan sportif et médiatique. La Draft et la Free Agency des Mavs seront certainement déterminantes pour la suite du projet.  

À suivre : Le Bilan de l’Utah Jazz



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