Basketball

Bilans NBA 2019-2020 : Houston Rockets, échec de la mission

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentes. Aujourd’hui, focus sur les Rockets de Houston.

 

Résumé de la saison

Un duo retrouvé

Après une nouvelle déconvenue face aux Warriors en playoffs, les Rockets et le board piloté par Daryl Moray décident de frapper un grand coup pour redonner un coup de fouet aux ambitions texanes. En échange de Chris Paul et de deux tours de draft, Russell Westbrook débarque à Houston. Aux côtés de James Harden, le meneur reforme un binôme qu’Oklahoma City avait connu entre 2009 et 2012. Tyson Chandler et Ben McLemore arrivent de leur côté en tant qu’agents libres, tandis qu’Austin Rivers, Danuel House Jr., Gerald Green et Nenê resignent. En parallèle, Kenneth Faried plie bagages.

 

Le virage du small ball

Sous la houlette d’un Mike D’Antoni à la philosophie de jeu toujours aussi marquée, les Rockets sont tournés vers l’offensive. Nourrissant des interrogations quant à la monopolisation du ballon, la cohabitation entre James Harden et Russell Westbrook fonctionne. Si Brodie se laisse quelques semaines pour monter en puissance, The Beard enchaîne les grosses prestations pour porter les siens : 59 points contre Washington dès le quatrième match de la saison, avant d’enchaîner un mois de novembre stratosphérique. Sur quinze rencontres, seules quatre sont achevées à moins de 36 unités par James Harden, avec une pointe à 60 pions contre Atlanta.

 

Houston est toutefois irrégulier, se reposant presque exclusivement sur l’adresse de ses joueurs phares. La concentration fait parfois défaut à des Texans qui peinent à maîtriser un match de bout en bout. De quoi pousser les Rockets vers une affirmation totale de leur style peu de temps avant le All Star break. Lors de la trade deadline, les pivots Clint Capela et Nenê sont envoyés à Atlanta, tandis que Robert Covington fait le chemin inverse. Le nouveau venu est désormais le seul titulaire à atteindre les deux mètres (2,01 m), Mike D’Antoni misant tout sur le small ball et les tirs extérieurs. En dépit d’une victoire face aux Lakers lors du premier match de Robert Covington, ces « mini Rockets » souffrent dans la raquette. Si le talent offensif du roster amène des victoires, bouclant la saison avec le deuxième plus grand nombre de points marqués (117,8) et le plus haut total de tirs à trois points tentés (45,3) par match, Houston est capable du meilleur comme du pire.

 

Explosion à Orlando

Une tendance qui se vérifie dans la bulle d’Orlando. Après avoir clôturé leur saison régulière sur un bilan de 44-28 et une quatrième place à l’Ouest, les Rockets affrontent le Thunder au premier tour des playoffs. Dans une série qui se décante en faveur de H-Town après sept matchs, les partenaires de James Harden ne sont pas convaincants. Devant composer avec la blessure de Russell Westbrook, ils peinent à se détacher d’Oklahoma City lors des différentes rencontres et se reposent sur la réussite de leur superstar. Malgré un déficit de deux victoires en début de série, OKC parvient à recoller à 2-2 lors d’une rencontre où Houston bat pourtant le record de tirs à trois points en un seul match avec 58 tentatives. Symbole d’un système qui a ses limites. Les Rockets remportent finalement le game 7 104-102, mais ne font pas le poids face aux Lakers au tour suivant. Malgré une victoire dans le premier match, la franchise texane est sèchement battue 4-1 et essuie un nouvel échec en playoffs. Irréguliers et en difficulté dans les moments clés, les Rockets ne pouvaient pas prétendre à mieux.

 

Les trophées de la rédac’

Le MVP de la rédac’ : James Harden

Comment ne pas saluer un joueur sur lequel repose tout le système de son équipe ? S’il peut parfois agacer tant les schémas offensifs de Mike D’Antoni étaient bâtis pour l’isoler, James Harden a encore conclu une saison statistiquement folle. Meilleur marqueur de la ligue avec 34,3 points de moyenne, The Beard a une nouvelle fois éclaboussé la saison régulière de son talent avant de buter en playoffs. Avant de passer un cap l’année prochaine ?

 

La saucisse de la rédac’ : Eric Gordon

Si sa saison a été minée par les blessures, ne prenant part qu’à 36 rencontres, Eric Gordon n’a pas été au rendez-vous lorsqu’il était sur le parquet. Malgré le septième temps de jeu par match à Houston, le sixième homme de l’année 2017 a signé son pire pourcentage de réussite au tir en carrière (36,9%). Lié aux Rockets jusqu’en 2024 avec le troisième plus gros contrat de la franchise, Eric Gordon devra rebondir dès la saison prochaine.

Eric Gordon représente le troisième plus gros salaire des Rockets, derrière Russell Westbrook et James Harden. (Crédits photo : Troy Taormina – USA Today Sports)

 

Le +/-

Le + : l’arrivée de Robert Covington

Le – : l’irrégularité

 

Et la saison prochaine ?

Les besoins à combler

Les Rockets poursuivront-ils l’expérience du small ball ? Ce nouvel échec en playoffs a eu raison de Mike D’Antoni et du general manager Daryl Morey, tout deux partis alors qu’ils étaient les principaux instigateurs de ce plan de jeu. Une (nouvelle) révolution pourrait donc s’amorcer dans le sillage de Stephen Silas, annoncé comme le nouveau coach de Houston après avoir été assistant dans différentes franchises. S’il apporte avec lui une philosophie plus traditionnelle, des renforts dans le secteur intérieur seraient alors indispensables.

Mike D’Antoni et Daryl Morey ont quitté les Rockets à la fin de la saison. (Crédits photo : Michael Ciaglo – Houston Chronicle)

 

L’avis de la rédac’

Le changement de coaching staff pourrait faire le plus grand bien aux Rockets. Après plusieurs échecs cuisants en playoffs, des schémas offensifs plus variés pourraient permettre à la franchise de passer un cap. Si Stephen Silas parvient à véritablement faire fructifier l’association entre Russell Westbrook et James Harden, Houston pourrait s’affirmer comme un sérieux prétendant au titre. Mais sans véritable joueur de raquette pour rivaliser avec les cadors de la NBA, ramener le trophée Larry O’Brien dans le Texas paraît utopique.

 

À suivre : le bilan des Los Angeles Clippers

 

Crédits photo en Une : Sean Gardner – Getty Images

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