Basketball

Bilans NBA 2019-2020 : Orlando Magic, mi-figue mi-nimun

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentes. Aujourd’hui zoom sur le Magic d’Orlando, une équipe dans le flou.

Y’a t-il un quelqu’un aux commandes ?

Une surprise et des reconductions de contrat

Après avoir fermé le chapitre d’une saison 2018-19 très prometteuse se profilait la Draft 2019. Les dirigeants du Magic ont surpris beaucoup de gens en sélectionnant avec leur seizième choix Chuma Okeke, un forward en provenance d’Auburn (12ppg, 6,8rpg dans son année sophomore). Le jeune joueur a signé un contrat avec le Lakeland Magic, équipe de G-League affiliée au Magic. De fait, son contrat obtenu avec le vrai Magic (pas le grand qui fait des belles passes) commencera seulement la saison prochaine. Les dirigeants de la franchise floridienne ont préféré agir de cette manière car leur nouveau joueur devait soigner une blessure aux ligaments croisés.

Aussi, les Lakers sont venus agiter la soirée de la draft du Magic en demandant les droits de Talen-Horton Tucker. Le 46ème choix de la draft 2019 a été échangé contre un second tour de draft du 18 novembre prochain (échangé plus tard à Philadelphie).

Une free-agency relativement tranquille

Après une saison étoilée (20ppg, 12,8rpg en 80 matchs), Nikola Vučević était sur le marché. Le front-office du Magic a fait le boulot en donnant à son pivot monténégrin un contrat de 100 millions de $ sur 4 ans. Petit bonus, ce contrat est décroissant, ce qui offre au Magic plus de solutions à moyen terme. Outre cette signature majeure, le Magic a gardé son ossature. Terrence Ross a été prolongé pour 54 millions sur 4 ans, tandis que Khem Birch et Michael Carter-Williams (après deux contrats de dix jours) ont respectivement signé pour 6 millions sur 2 ans et 2 millions pour la saison dernière.

On le voit, hormis la signature de l’ancien Trail Blazer Al-Farouq Aminu (30 millions sur trois ans), John Hammond voulait repartir avec la même ossature sans faire de gros coups lors de cette free-agency. Cette stratégie, en concordance avec les paramètres établis, fait du Magic une équipe qui paie le plus cher ses joueurs. Seules quatre équipes ont alors un payroll plus conséquent (Heat, Thunder, Trail Blazers et Clippers).

Une saison en deçà des attentes ?

À la sortie d’une saison qui avait donné plein d’espoir, le Magic a un peu déçu. Un bilan négatif à l’arrêt en mars (30w-35l) puis 3 victoires pour 5 défaites dans la bulle. Des résultats mitigés qui les placent huitièmes de la Conférence Est. En tant que dernier qualifié pour les playoffs à l’Est, ils rencontrèrent les Bucks, meilleure équipe de la saison régulière.

Dans cette série le Magic a réitéré sa petite spéciale. Plus d’un an après la sensation face aux Raptors, le Magic s’est offert le game 1 face aux Bucks. Auteur d’un énorme match (35pts, 15rbds) Vučević augmente ses records en playoffs en points et rebonds. Cela marque le meilleur moment de la saison du Magic et du pivot car avant de s’être fait reprendre par les Bucks, les joueurs floridiens ont eu une saison relativement terne.

Concentrons nous d’abord sur Vučević. Le monténégrin sortait d’une saison avec une sélection all-star, et avait un impact majeur dans la réussite du Magic et sur son retour en playoffs (absent depuis 2013). Pourtant, son impact a été moins marqué cette année. Peut-être que l’effet de surprise en moins a joué des tours au monténégrin… Malheureusement, tout était un poil moins bon. À côté de lui devaient continuer sur leur lancée Evan Fournier et Aaron Gordon, mais ça n’a pas été le cas, surtout pour le second. Le forward drafté par Orlando en 2014 a régressé et est passé sous les 15 points par match. En dépit de longues années passées en Floride, le constat peut-être le suivant : le plafond floridien a été atteint l’an dernier. En attendant des jeunes plus talentueux, le Magic pourrait stagner.

Du côté des jeunes justement, il y a quelques satisfactions comme l’éclosion (enfin) de Markelle Fultz. Même si ce n’est toujours pas assez pour un premier choix de draft, il est sur la bonne voie et a encore besoin d’un peu de temps. On peut également noté la montée en puissance, malheureusement freinée par des blessures, de Jonathan Isaac.

Le MVP de la Rédac’ : Evan Fournier 

C’est sans un brin de chauvinisme qu’Evan Fournier est notre MVP. Avec sa meilleure saison sur le plan comptable et une réussite à trois points en nette progression par rapport à l’année dernière, Vavane est une pièce maîtresse du collectif de Steve Clifford (plus haut ratio de minutes par match). Encore loin d’une sélection all-star et sûrement plus près de son plafond, le numéro 10 est dans ses meilleures années et nous devons en profiter.

La Saucisse de la Rédac’ : Mo Bamba

Les jeunes se débrouillent plutôt bien du côté de l’Amway Center, sauf l’un d’entre eux : Mo Bamba. Sélectionné en sixième lors de la Draft 2018, il n’a joué que 14 minutes par match et, parfois, il lui est préféré Khem Birch au poste de pivot. Le freak n’arrive pas à traduire ses attributs physiques en atouts indispensables pour son équipe et ce n’est pas rassurant. On en attend beaucoup plus de lui.

Le +/-

Le + : Continuité

Le – : Continuité

Les besoins à combler

C’est un euphémisme que de le dire mais avec leur payroll anormalement remplie par rapport à leur effectif, le Magic a une faible marge de manœuvre. Pourtant Orlando devrait attirer un joueur d’un calibre supérieur pour faire passer un cap à la franchise. Mais l’horizon n’est pas très rassurant, et il faudrait donc emprunter un autre chemin pour espérer passer un tour de playoffs (pas de second tour depuis 2010). Il en existe deux mais ils sont rugueux et demandent tous deux une justesse infinie. Soit il faut emprunter celui de la Draft et faire venir des jeunes joueurs qui pourront apprendre aux côtés de joueurs expérimentés, soit il faut monter un trade pour faire venir ce joueur “guide”, ce qui ne se fera qu’avec un gros package en retour et qui semble presque insensé. Mais alors, qui ce joueur guiderait-il s’il fallait échanger un Fournier (potentiellement agent libre à l’intersaison) et/ou un Isaac ?

L’avis de la Rédac’

Le Magic est dans un entre-deux embêtant : pas assez bas pour avoir une bonne position à la draft, et pas encore assez haut pour satisfaire les volontés des fans d’Orlando. Cela va prendre du temps, mais c’est un processus et cette saison pourrait en être le premier pas visible. John Hammond a mis du temps à faire ce qu’il a fait des Bucks, mais il avait très bien fait et on lui fait confiance pour réussir à nouveau en Floride.

À suivre : Le Bilan des Brooklyn Nets



Sport en directMercato Football Ligue 1
Écrire un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
Vous n'avez pas la permission de vous inscrire
risus. non eleifend justo accumsan nunc commodo