Ça roule…

Bis répitia sur le Down Under

Le Tour Down Under sonne la fin des vacances pour la planète vélo. A l’autre bout du monde, c’est l’occasion d’admirer pour la première fois les nouvelles équipes, maillots, vélos du peloton professionnel. Mais le scénario semble se répéter chaque année sur les australiennes si bien qu’il en devient difficile de savoir quel regard porter sur la course.

Comme un air de déjà vu 

Les locaux brillent. Greipel (Israel Start-up) et Viviani (Cofidis) tentent de contester la supériorité du local Caleb Ewan (Lotto-Soudal) sur les sprints.  Diego Ulissi (UAE) et Daryl Impey (Mitchelton) étaient de nouveau présent sur le devant la scène. Richie Porte (Trek) s’en est allé avec sa victoire d’étape (même si il ne s’est pas imposé à Willunga Hill). Bref, les années se suivent et se ressemblent sur le Down Under. Si bien qu’il en devient quasi impossible de tirer des enseignements. Richie Porte (Trek) brille chez lui chaque année mais est incapable de rééditer ses performances en Europe plus tard dans la saison.

Trop tôt dans la saison, les courses majeurs du calendrier semblent encore loin. Le Down Under s’apparente pour une grande partie du peloton à une sorte d’amuse bouche histoire de reprendre en douceur la compétition sous des conditions idéales. De plus, hormis pour les suiveurs les plus assidus la saison n’a pas encore réellement commencé. La saison a repris à l’autre bout du monde avec des horaires de diffusion peu conventionnels avec une diffusion très faible dans l’hexagone (La Chaine l’Equipe diffusera la course en différé). Il faudra attendre les premières courses européenne début février pour y voir plus clair et surtout avoir une couverture médiatique digne de ce nom. En attendant le Down Under donne (encore une fois) l’impression d’une course stéréotypée malgré son parcours plus qu’intéressant sur le papier.

Caleb Ewan remporte son deuxième succès sur le Down Under

La surprise Holmes 

Même si Giacomo Nizzolo (NTT) a de nouveau levé les bras en World Tour près de 8 ans après sa dernière victoire à cet échelon, la grosse surprise vient du coté de Mattew Holmes (Lotto-Soudal). Pour sa première en World Tour, l’ancien coureur de la Madisson-Genesis s’est imposé sur l’étape reine menant les coureurs au sommet de la mythique ascension de Willunga Hill. Chasse gardée de Richie Porte (Trek) depuis 2014, le britannique a réussi l’exploit de détrôner l’australien. Rescapé de l’échappée matinale, Holmes (Lotto-Soudal) réussit l’impossible en tenant tête à Porte (Trek) dans l’ascension puis en le déposant au sprint dans les derniers hectomètres.

Sam Bennett (Deceuninck) a montré qu’il avait bien digéré son transfert chez les belges en s’imposant sur la première étape pour la première course officielle sous ses nouvelles couleurs. Impressionnant de facilité sur la première étape, l’Irlandais risque d’être un des hommes forts du sprint cette année. Rajoutez à celà un train composé de Michael Morkov et Shane Archbold pour que ça commencent à devenir flippant. Concernant les français le bilan est bien maigre. Gilles Maignan restera pour une année supplémentaire au moins le seul français à avoir lever les bras sur les routes australiennes. Vainqueur de la Coupe de France la saison passée, Marc Sarreau (Groupama-FDJ) s’est montré en dessous des Ewan (Lotto-Soudal), Bennett (Deceuninck), Viviani (Cofidis) et doit se contenter de deux maigres Top10. Seul Bruno Armirail (Groupama-FDJ) vient éclaircir le tableau avec sa très belle 4e place lors de l’étape de Willunga Hill.

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Depres Nicolas



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